Avril de l’année 1945 : libération de la plupart des camps de concentration. 24 avril : c’est cette date qui est retenue pour honorer la mémoire de ceux qui ne sont jamais revenus. C’est ce jour-là qu’on commémore la triste libération des camps… Pour en savoir plus, nous vous invitons à relire l’article du Mag@zoom qui retrace ces événements : ici.
La une du Monde annonce la libération du camp de Bergen Belsen.
Et maintenant, l’énigme 18…
Quel événement aux couleurs carnavalesques marque le passage à une nouvelle année à Malo les Bains ?
Du 20 novembre 1945 au 10 octobre 1946, les plus hauts dignitaires du nazisme comparaissent dans le tribunal de la ville de Nuremberg. Le choix du lieu est lourd de sens : Nuremberg est, dans les années 1930, berceau du nazisme et terreau de la doctrine de l’aryanisme. Le NSDAP ( le parti national socialiste = le parti nazi), la SS (escadron de protection), le SD (service de sécurité) et la Gestapo (police politique) sont reconnus organisations criminelles. 12 condamnés à mort dont Goering, Commandant en chef de la Luftwaffe et ministre de l’Aviation, personnage clé du IIIème Reich. 3 condamnations à la prison à perpétuité dont celle de Rudolf Hess : compagnon influent d’Adolf Hitler dès ses débuts politiques, représentant officiel auprès du parti nazi (chef de la chancellerie du NSDAP) et principal rédacteur des lois de Nuremberg qui fondent le nazisme. D’autres condamnations à des peines de prison longues sont prononcées. Nuremberg invente un chef d’inculpation : le crime contre l’humanité.
Procès de Nuremberg
Et maintenant, l’énigme 17… Que commémore-t-on le 24 avril ?
Une des rues de Coudekerque Branche est dédiée aux Élus de Nanterre. Cela fait référence à un événement effroyable : la tuerie de mars 2002. Un fou furieux, « frustré » qui avait mené « une vie de merde » (ce sont ses mots), Richard Durm ouvre le feu plus d’une trentaine de fois sur les élus du Conseil Municipal de Nanterre qui viennent de terminer leurs travaux. Un fou furieux qui voulait faire mourir, en toute conscience, des élus de la Nation…
La Une de l’Humanité, qui relate ce tragique événement.
Voici l’énigme 16…
Quel événement historique essentiel pour l’Europe se déroule du 20 novembre 1945 au 10 octobre 1946 ?
Claude Michel Schönberg et Alain Boublil sont les auteurs de cette magnifique partition : Les Misérables, d’après Victor Hugo. Depuis sa création, cette comédie musicale a été jouée sur les plus belles scènes de Londres ou de New York, a été représentée par 64 compagnies professionnelles dans le monde entier. Les paroles ont été traduites dans 21 langues et le spectacle représenté dans 38 pays.L’École Municipale de Musique et de Danse de Coudekerque Branche a monté une adaptation de ce chef d’œuvre en juin 2016. 150 enfants et ados, musiciens, danseurs, choristes et solistes. La captation d’une partie du spectacle :
Voici l’énigme 15… Restons à Coudekerque Branche… Une des rues de cette ville s’appelle « Rue des Élus de Nanterre » … Quel événement se cache derrière le nom de cette rue ?
Cette femme, Julie Victoire, Daubié, est la première femme bachelière de France, diplômée en 1861. Pour en savoir plus sur cette pionnière, l’école et les filles, c’est par là.
Voici l’énigme 14…
Qui sont les auteurs de la comédie musicale Les Misérables, composée en 1980 d’après le roman de Victor Hugo ?
Fukushima. Récit d’un désastre a été écrit par Michaël Ferrier. Enseignant et écrivain, il se trouvait au Japon en mars 2011 lors de la catastrophe. Témoin privilégié de ce raz de marée atomique et médiatique, il a publié ce récit dans les semaines qui ont suivi. Voici un extrait éloquent :
« Cela fait 80 millions d’années que ces plaques [les plaques tectoniques] se frictionnent. Aujourd’hui, ce vieux conflit s’est réveillé. Les répliques s’enchaînent à une cadence folle. La terre tremble. La terre tremble. Le vendredi 11 mars : 78 séismes. Le samedi 12 mars : 148 séismes. Le dimanche 13 : 117 séismes. (…) Paul Claudel, lui, trouve pour le dire les mots justes et l’image exacte : ″A tout moment, à midi, au théâtre, pendant le repas, la main mystérieuse intervient. Elle saisit le Japon au collet, elle lui rappelle qu’elle est là.″ Ici, en une semaine, on en est à plus de 400 répliques. Un tremblement de terre magnitude 5 minimum toutes les 17 minutes… Et c’est dans ce pays qu’on a construit 54 réacteurs nucléaires. »
Si vous avez raté ce petit bijou de spectacle en mai dernier, rattrapage ce samedi, le 10 septembre. Ils sont 14, de 14 à 31 ans. Ils sont motivés, joyeux, investis. Parce qu’ils portent sur scène, et parfois pour la première fois, la parole de leurs parents. L’histoire de leur famille. La trajectoire de leurs anciens. La destinée d’une infime part d’humanité. Qui a les visages de toute l’humanité. Ils sont 14. Et ils sont les chaînons marquants des générations X, Y et Z, qui se succèdent, qui migrent, à travers les territoires et les années, riches de leurs mythologies familiales. Pour entendre cette parole bouleversante, rendez-vous au Palais du Littoral le samedi 10 septembre à 20h.
Youmni Aboudou, Caroline Desmet, Laure Diacre, Clara Dubuis, Victor Gosset, Lison Graszk, Dine Halifa, Séphora Henni, Anush Kazarian, Nina Lachery, Mehdi Laidouni, Hélène Vanden Bril, Florian Dupré-Degrave et Kalid Bazi sont nés à Grande Synthe, à Saint Pol sur Mer, à Dunkerque ou à Gravelines. Ils sont les acteurs choisis par Brigitte Mounier, Directrice de la Compagnie des Mers du Nord et metteure en scène, pour ce projet européen qui dépasse largement les frontières de l’Europe. Parler des migrations. Simplement. Sans polémique. En s’attachant au vécu des êtres. De septembre à décembre 2015, ces jeunes ont écrit leur histoire. Sont remontés le long de leur arbre généalogique pour explorer les ramifications. Françaises, maghrébines, portugaises, italiennes, polonaises, biélorusses, arméniennes, éthiopiennes, malgaches, comoriennes.
En 2008, 3,1 millions de personnes âgées de 18 à 50 ans, nées en France métropolitaine, sont enfants d’immigrés. La moitié d’entre elles ont moins de 30 ans. 50 % ont deux parents immigrés, 20 % sont descendants d’immigrés uniquement par leur mère et 30 % uniquement par leur père. La moitié des descendants directs ont un parent immigré né en Europe et quatre sur dix sur le continent africain, essentiellement au Maghreb. Les descendants les plus jeunes ont des parents d’origines plus variées et plus lointaines. Les enfants d’immigrés de 18 à 30 ans ont une fois sur deux une ascendance africaine. Près du quart des descendants ayant la nationalité française ont au moins une autre nationalité. Pour la grande majorité des descendants, la langue française a été transmise dans leur enfance par au moins un de leurs parents. À la génération suivante, les descendants devenus eux-mêmes parents parlent français avec leurs enfants vivant en France, dans 99 % des cas. Source : INSEE. Le site : ici.
Les origines des personnages sont très diverses.
Donner chair aux statistiques. C’est ce qu’avait déjà fait Brigitte Mounier en 2003. Synthe Saga : spectacle qui donnait la parole aux grands-parents et aux parents. Aux pionniers de l’immigration. Parfois à leurs enfants. Encore petite, Lison, qu’on retrouve aujourd’hui, n’avait que 6 ans à l’époque. Kalid était tout jeune aussi. Il en a fait du chemin depuis. Acteur professionnel et réalisateur. Beau parcours au service des arts. Mais ce n’est pas que leur chemin à eux qui est évoqué sur la scène du Palais du Littoral. C’est plutôt la croisée des chemins. Des questionnements. D’où viennent leurs parents et les parents de leurs parents ? Est-ce qu’ils se sentent Français, et qu’est-ce ça signifie pour eux ? Quel regard portent-ils sur les migrants d’aujourd’hui ? Avec leurs mots et leurs sensibilités, ils répondent à ces questions difficiles. Quand on les pose d’ailleurs à la metteure en scène, elle répond avec un sourire dans la voix :
Je suis une Méditerranéenne aux yeux bleus. Être française, pour moi, ce n’est pas seulement me sentir appartenir à un territoire, c’est surtout défendre les valeurs de la République, c’est diffuser et faire rayonner son message d’humanité.
Humanité. C’est ça qui est joué. Et chanté aussi. Et chorégraphié. Brigitte Mounier a fait appel à la remarquable cheffe de chœur Nadège de Kersabiec : formée à la Maîtrise de Radio France et ayant chanté auprès des plus grands, elle revisite avec les jeunes acteurs des chants traditionnels des régions d’origine et réserve des surprises polyphoniques prometteuses. Thierry Duirat, comédien, musicien et danseur, s’est chargé de la maîtrise du geste. Entre Tanz Theater et chorégraphie, les corps évoluent avec les mots et les histoires.
De jeunes acteurs bouleversants…
Lola, Bachir, Greta, Knut et les autres sont d’ici et d’ailleurs. Et leurs histoires ont engendré d’autres projets en Europe. Le KJT de Dortmund, sous la direction de Andreas Gruhn, travaille parallèlement sur un spectacle du même type. Pour faire entendre la voix des migrants d’Allemagne. C’est la même volonté en Suède et au Portugal. De la volonté, il en faut pour désarçonner les idées reçues et la langue de bois sur ce thème. Générations X, Y et Z, dans toutes les langues, ils sont, comme le dit Brigitte
ceux qui représentent l’avenir, de jeunes gens en construction, ces générations à qui nous allons léguer notre « bazar ».
Bazar ou crise. S’inspirant de l’antifasciste et humaniste Antonio Gramsci, une parole du spectacle accroche la pensée :
Il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté.
Ajoutons celle-ci, de ce même intellectuel visionnaire, qui permet de comprendre pourquoi des spectacles de ce type sont plus que nécessaires :
La crise consiste dans le fait que l’ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître. Dans ce clair obscur surgissent les monstres.
Pour dompter les monstres, allons écouter la parole joyeuse, colorée et essentielle de Lola, Bachir, Gretel et Knut, jeudi 19 et vendredi 20 mai, à 20h, au Palais du Littoral de Grande Synthe. 03 28 21 66 00.
La Mag@zoom fête son premier anniversaire … Merci aux lecteurs, de plus en plus nombreux, qui le suivent et le font exister. Le Mag@zoom ouvre une fenêtre sur le monde, d’ici et d’ailleurs, dénonce parfois, met en valeur toujours. Des événements, des personnalités, des valeurs humanistes. Pour fêter cette année d’existence, un petit jeu sous forme d’énigmes : chaque jour du mois de septembre 2016, la publication d’une citation ou d’un portrait. Aux lecteurs de retrouver l’auteur de la citation ou l’identité du personnage sur le portrait. Les réponses se trouvent… dans les articles du Mag@zoom publiés depuis un an… ! Amusez-vous !
Rendez-vous le 1er septembre 2016 pour la 1ère énigme…
«L’important aux Jeux olympiques n’est pas d’y gagner, mais d’y prendre part ; car l’essentiel dans la vie n’est pas tant de conquérir que de bien lutter.» C’est par la diffusion de ces paroles de Pierre de Coubertin que débute la XIème Olympiade, au Stade Olympique de Berlin, construit pour l’occasion. Bien lutter. Ce que fit un athlète en particulier : Jesse Owens. Entre boycott et participation symbolique, l’athlète noir américain démontre que la lutte est toujours possible, que le symbole demeure nécessaire dans une société, celle de 1936 en Europe, celle d’aujourd’hui, où certaines valeurs sacrées pour l’humanité s’étiolent dans le « tout à l’ego » de l’indifférence mondialisée. Un film sorti en France cet été retrace ce moment clé pour le sport et pour l’évolution des droits : La Couleur de la victoire, de Stephen Hopkins. Retour sur un événement, 80 ans après…
Jesse Owens. J.O. d’été de Berlin, 1936.
Les Jeux Olympiques d’été à Berlin en 1936, c’était pas gagné d’avance. Hitler est au pouvoir en Allemagne depuis 1933, et ils sont nombreux, un peu partout dans le monde, au Comité Olympique aussi, à vouloir boycotter ces jeux. Comment un Afro Américain peut-il cautionner par sa présence un régime ostensiblement hostile aux juifs et aux noirs ? Montrer par une absence visible qu’on ne cautionne pas ce régime. Voilà une partie du débat d’idées. Sans parler des pressions que subit Jesse Owens lui-même de la part des associations de lutte contre le racisme aux États Unis : comment un noir peut-il représenter une nation dans laquelle il n’est même pas à égalité de droits avec les blancs ?
L’équipe américaine prend le bateau quand même. Des athlètes noirs. Des athlètes juifs aussi. Après les qualifications de juillet 1936, l’homme le plus rapide du monde, comme on le surnomme alors, enchaîne les exploits. Immense stade Olympique de Berlin. 100 000 spectateurs. Première diffusion des Jeux d’été à la télévision. Postérité tout acquise par un autre film en train de se tourner : Les Dieux du Stade, réalisé par Leni Riefenstahl. 100 m. Saut en longueur. 200 m. 4 x 100 m en relais. 4 épreuves. 4 médailles d’or. Et des records du monde… Le film de Stephen Hopkins montre avec réussite ces exploits jubilatoires. Parce qu’à la beauté du défi sportif s’ajoute la jubilation de la revanche : celle d’un homme de couleur qui brave le racisme.
Il montre aussi le revers de la médaille : Jesse Owens ne devait pas prendre part au relai 4 x 100 m. Les organisateurs, tout acquis à la cause nazie, ont refusé que les deux athlètes juifs de l’équipe américaine y participent : Marty Glickman et Sam Stoller apprennent le matin même de l’épreuve qu’ils ne peuvent pas prendre le départ. Les Américains ripostent à leur façon : ce sont deux athlètes noirs qui remplaceront les deux athlètes juifs… Pied de nez à l’idéologie nauséabonde.
Marty Glickman, à gauche, Sam Stoller, à droite.
Les J.O. de Berlin n’ont pas empêché l’holocauste. Ils ont même encouragé les nations occidentales à continuer à dormir sur leurs illusions et leur indifférence … Ils ont cependant permis à la lutte pour l’égalité des droits civiques aux États Unis de se poursuivre. La question reste posée : quels symboles véhiculent aujourd’hui les Jeux Olympiques ? Quelle est leur importance idéologique dans notre société ? Comment le sport peut-il être une démonstration de la pensée et des valeurs ? Nous avons tous en tête ces images du talentueux Jesse Owens. Nous nous souvenons aussi de ce tragique assassinat de 11 athlètes juifs lors des J.O. de 1972 à Munich. Nous préférons garder cette dernière image de la lutte sportive au service du combat pour des valeurs de respect de l’humanité, image capturée lors des J.O. de 1968 à Mexico :
Jeux olympiques de Mexico. Podium du 200 mètres masculin, de g. à dr. : Peter Norman (Australie, 2ème), Tommie Smith et John Carlos (Etats-Unis, respectivement 1er et 3ème, faisant le signe du « Black Power »), 16 octobre 1968.
La décision est tombée. Déception des uns, contentement des autres, compréhension de tous. Il n’y aura pas de braderie de Lille cette année en 2016.
Notez bien qu’on dit « la braderie de Lille », et non pas « la braderie à Lille », ou « la foire », tant cette manifestation est- était ? – unique en Europe : mélange de commerçants attitrés et de « bradeux » amateurs, amateurs de moules frites, amoureux de brocante, promeneurs et flâneurs de toute la région et d’une partie de l’Europe du Nord. Pourtant, le caractère de cette foire dont on peut déplorer l’annulation un peu tardive – Michèle et Josette avaient déjà rempli leur camion de « vieuseries » qui leur auraient rapporté de quoi se payer des vacances à Stella Plage l’année prochaine et les restaurateurs, et autres professionnels, avaient déjà assuré leurs commandes aux fournisseurs – ne prend sa forme que dans un passé très récent…
Watteau, La Braderie de Lille, 1799-1800.
La foire ou « franche foire », qui avait lieu à Lille au Moyen Age, se tenait juste après le 15 août sur la Place du Marché (actuelle Place du Général de Gaulle) et réunissaient des commerçants qui pouvaient y vendre exceptionnellement leurs produits. Du tissu essentiellement. La première dont on garde une trace grâce aux chroniques de Galbert de Bruges, remonte à 1127. Cette foire de Lille était à ce titre une foire aussi courue à l’époque que celle d’Ypres, de Bruges, de Torhout ou de Messines. Lille était flamande à l’époque…
Une foire au Moyen Age. On y vendait essentiellement du tissu.
La foire se développe durant le Moyen Age. Elle est rendue possible par l’amélioration des routes qui mènent aux grandes villes flamandes. En 1446, deux marchands, Godin Maille et Pierre Tremart, s’installent sur la place et vendent autre chose que du tissu : des volailles et des harengs. En flamand, « rôtir » se dit « braden » ; le mot « braderie » semblerait donc tirer son origine du poulet rôti et non pas des moules frites…
La foire devient vide grenier au début du XVIème siècle (en 1523) : les domestiques obtiennent l’autorisation de leurs patrons de vendre de menus objets usagés… Un siècle plus tard, les voies d’accès s’améliorent et le commerce se développe plus facilement. Les marchands n’attendent plus les foires pour se répandre sur les marchés… La foire de Lille voit son public se colorer d’artistes ambulants qui donnent un air de fête à cette manifestation de plus en plus populaire.
Au XIXème siècle, des bourgeois et des camelots venus d’autres bourgades viennent à Lille vendre leurs objets. Et c’est à la fin du XIXème siècle que les frites apparaissent ! Avec les forains qui viennent de plus en plus nombreux, apportant avec eux l’électricité, les frites en cornet et la fête. Évidemment les deux conflits mondiaux et la reconstruction voient se ternir cette manifestation qui refleurit avec les Trente Glorieuses. On vient à la braderie de Lille aussi pour consommer autrement, pour acheter de l’ancien ou du pas cher. Sorte de réaction à la fièvre de consommation de ces années d’opulence économique…
La moule frite lilloise est une quadragénaire qui se porte bien. Et gageons que l’annulation de la braderie cette année n’empêchera pas le tissu populaire de se reformer autour des monceaux de coquilles vides devenus symboles d’une convivialité qui ne veut pas se perdre…