BRUNO ISAERT : ARTISANAT ET ART DE VIVRE. DU SAVOIR FAIRE AU SAVOIR ETRE.

Un regard bleu azur trempé comme l’acier de sa détermination. Un physique d’athlète forgé par des années de pratiques sportives et par un métier musclé. Des convictions pleines de bon sens et de générosité acquises par des années d’observation du monde et du monde du travail. À 45 ans, Bruno Isaert est devenu un artisan qui cultive un art de vivre et d’exister qui change le monde à sa mesure et avec mesure. Portrait.

Il a fondé son entreprise de peinture et de décoration du bâtiment il y a bientôt 20 ans. Après avoir exercé un métier hors du commun qui lui a permis d’approfondir la psychologie humaine et le comportement d’une certaine élite. Devant le comportement mesquin, sans humanité, voire irresponsable de ces élites du pouvoir et de l’argent, il a opéré un changement radical dans sa vie professionnelle. Artisan engagé. Aujourd’hui, il met son savoir faire au service de son art. Et au service des autres au sein de la CAPEB :  Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment. C’est le syndicat patronal de l’artisanat du bâtiment. Pour les petites entreprises comprenant jusqu’à 11 employés. Un monde du travail à taille humaine.

Confédération
Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment.

Sa raison de vivre, c’est ce combat pour défendre une profession parfois en butte à des décisions politiques ou à des désordres dus à un capitalisme échevelé qui méprisent l’être humain et l’environnement. Ses combats sont ceux de cette confédération, qui, depuis 70 ans, a fait progresser ces métiers. Dans une après guerre où tout est à reconstruire, les artisans se regroupent. Autour de Marcel Lecœur, un des pères fondateurs. Aujourd’hui, cette confédération est une « cathédrale » avec à sa tête Patrick Liébus, couvreur zingueur de formation. Et les combats ont porté leurs fruits. Formation en alternance et apprentissage. Prime à l’amélioration de l’habitat pour les propriétaires les plus modestes. Instauration du taux à 0%. Prise en compte des normes d’accessibilité des bâtiments par la marque Handibat. Lutte contre le travail clandestin. Aide à la création d’entreprises. Amélioration  des conditions de travail des artisans. Reconnaissance du statut des épouses d’artisans. Catherine Foucher, Présidente de la Commission Nationale des Femmes d’Artisans, a d’ailleurs été élevée au rang de Chevalier dans l’Ordre national du mérite en juillet 2016, par Patrick Liébus lui-même. Promotion des métiers du bâtiment auprès des jeunes, et des filles.

Campagne de promotion des femmes au sein des métiers du bâtiment.
Campagne de promotion des femmes au sein des métiers du bâtiment.

Combat écologique : la CAPEB a, par exemple, permis la baisse de la TVA sur les travaux d’isolation thermique de 10 à 5%.  La CAPEB a lutté pour que ces travaux d’isolation, bénéfiques pour l’économie d’énergie et donc pour la protection de l’environnement, soient déductibles d’impôts… C’est la CAPEB qui est à l’origine d’une prise de conscience écologique dans les métiers du bâtiment. Avec par exemple la  norme «éco artisan», et les réflexions menées pour une conception durable et écologique du bâtiment.

Bruno Isaert.
Bruno Isaert.

Le combat est humain aussi. C’est celui de la lutte contre les conditions d’emploi des «travailleurs détachés». C’est d’ailleurs une priorité du gouvernement français au sein de l’Europe. Explication : le travailleur détaché quitte son pays d’origine, souvent un pays de l’est de l’Europe, pour offrir ses compétences professionnelles dans un autre pays. Sauf que les cotisations sociales sont celles du pays d’origine et pas celles du pays d’accueil. Conséquences : une sorte d’esclavage moderne, des ouvriers issus des pays de l’est par exemple qui sont bien moins payés par les employeurs (en général de grosses entreprises du bâtiment). Ces ouvriers  sont sous payés, malmenés le temps de leur contrat. Sans parler que cette pratique met en place une concurrence malsaine entre ces travailleurs détachés et les artisans du cru. Voir à ce propos l’article de La Voix du Nord de novembre 2014 qui évoque ce dossier et le combat de Bruno Isaert : ici.

Ces combats sont donc ceux que Bruno Isaert mène depuis 1998 au sein de la CAPEB. Autre cheval de bataille, toujours en lien avec l’environnement et l’écologie : le traitement des déchets. Notre Président de la Chambre des Peintres, élu de la CAPEB 59, s’insurge contre les déchetteries devenues payantes. Ce qui n’encourage pas, selon lui, le réflexe citoyen, et écologique, et qui est une charge financière de plus pour les artisans qui sont amenés à déblayer. Une sorte d’«impôt déguisé» pour notre représentant de Dunkerque Flandre Littoral qui n’a pas l’habitude de mâcher ses mots… . Voir à ce propos l’article de La Voix du Nord de septembre 2015 :.  Et ces combats, il les mène avec humanité et détermination. Et avec beaucoup de modestie aussi :

Je n’aime pas qu’on me mette en avant. Si je prends la parole, c’est pour aider ou défendre les collègues qui m’ont élu en tant que leur représentant. Je ne me contente pas de paroles. Je vais au charbon. Je suis une personne de terrain.

Il confie lui-même qu’il ne prend jamais de décisions sous le coup de l’émotion. Il prend le temps de la réflexion, en discute avec les «anciens», s’inspirant de leur expérience et de leur sagesse. Les prochains combats pour Bruno Isaert au sein de la CAPEB ? La protection sociale des artisans. La santé et la sécurité au travail. Une plus grande reconnaissance des épouses d’artisans, partenaires à égalité dans l’entreprise.

Amoureux de nature, il s’est épris des Antilles, notamment de la Guadeloupe où il n’hésite pas à se rendre dès que son planning plutôt chargé le lui permet. Pêche, plongée sous marine, conversations avec les autochtones. Ce contact contribue à maintenir en lui une réflexion constante sur les rapports que l’homme entretient avec le monde qui l’entoure.

L’eau est essentielle pour la vie. Dans nos pays développés, on ouvre un robinet, l’eau coule et on ne se rend pas compte de cette chance que nous avons. Nous ne nous rendons plus compte du confort dans lequel nous vivons. Dans certains pays du monde, ceux de l’Afrique, aux Antilles, à Cuba… on n’a pas ce confort. Ici, il faut faire prendre conscience aux jeunes de cette chance que nous avons de ne pas à avoir à nous battre pour notre survie. Et il faut faire en sorte de ne pas léguer tous nos déchets polluants aux générations futures…

Les jeunes, il les connaît bien. Il en a formé des dizaines au sein de son entreprise. Leur transmettre l’amour du métier, le goût de toujours bien faire, l’envie d’apprendre des techniques et de les affiner, le respect du contact humain… L’humain. C’est ce qui le fait se lever chaque matin. Il avoue qu’un de ses rêves aurait été de travailler dans l’humanitaire. Pour «apporter une pierre de gentillesse» dans ce monde qui en a besoin. Son métier lui permet d’entrer dans l’intimité des particuliers et de faire des rencontres enrichissantes. La sienne en est une. N’hésitez pas à faire appel au savoir faire de cet artisan qui sait aussi savoir être…

le site de la CAPEB : ici.

page Facebook de la CAPEB : .

Entreprise Bruno Isaert : 105, rue des Pêcheurs, 59240, Dunkerque, 03 28 63 75 87

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2 commentaires sur “BRUNO ISAERT : ARTISANAT ET ART DE VIVRE. DU SAVOIR FAIRE AU SAVOIR ETRE.

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