L’AVENTURE DE L’AVENT. JOUR 18. MAIS QUI ETAIT GATIEN ?

L’Avent. Avant quoi ? Comme les enfants, ouvrons chaque jour une petite porte. Vers une surprise que peut nous apporter cette période. Vers une douceur. Un symbole. Une figure. Aujourd’hui, celle de Gatien. Puisque c’est sa fête. Une figure chère à la Touraine, mais aussi aux Dunkerquois…par l’entremise d’un certain Saint Martin…

PREMIER ÉVÊQUE DE TOURS

On n’est pas sûr qu’il ait vraiment existé. Et pourtant, il est reconnu comme étant le premier évêque de la chrétienté française. Premier évêque d’une longue liste. Il serait le successeur immédiat de Saint Pierre. Bien avant Saint Saturnin de Toulouse ou Saint Denis de Paris. S’il vous plaît ! Son histoire est racontée par  Grégoire de Tours dans son Histoire des Francs. Gatien aurait été  envoyé par le Pape Fabien pour évangéliser la Touraine vers 250. Il serait mort, tranquillement, sans être martyre,  vers 300.

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DE SAINT GATIEN À SAINT MARTIN

Martin transféra les cendres de Gatien aux côtés de celles de Lidoire, qui lui succéda à l’évêché de Tours, après plus de trente ans de vacance du siège épiscopal. Et on raconte encore que Martin, évêque de Tours à son tour lui-aussi, puis devenu saint et cher aux yeux des Dunkerquois, allait se recueillir très souvent sur la tombe de celui qu’il considérait comme un maître. Gatien.

La cathédrale de Tours a été jusqu’au XIVe siècle dédiée à Saint Maurice. Mais depuis cette époque, elle est communément désignée comme étant la cathédrale Saint-Gatien, sans qu’un changement officiel de dédicace ait été notifié.

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Saint Gatien, que nous fêtons aujourd’hui, est le patron des cathédrales et de leurs bâtisseurs…

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L’AVENTURE DE L’AVENT. JOUR 15. NAISSANCE DE DEUX ARCHITECTES

L’Avent. Avant quoi ? Comme les enfants, ouvrons chaque jour une petite porte. Vers une surprise que peut nous apporter cette période. Vers une douceur. Un symbole. Une figure. Une pensée. Une image. Chaque jour un petit cadeau. Pour supporter l’envahissement de l’ombre. Pour supporter l’approche de l’hiver. Pour supporter l’attente. L’ Avent. Avant quoi ?

GUSTAVE EIFFEL

Gustave Eiffel naît le 15 décembre 1832 à Dijon. De son vrai nom : Bönickhausen. Son deuxième nom, Eiffel,  est ajouté par un ancêtre allemand originaire de la région allemande de l’Eifel, à Marmagen, qui s’installe à Paris au début du XVIIIe siècle. C’est vrai que « Tour Eiffel » ça sonne mieux que « Tour Bönickhausen »… ! Son père sert dans l’armée de Napoléon Ier, puis épouse une Française. De cette union naît Gustave, élève brillant, qui intègre l’École polytechnique, puis, en 1852, l’École centrale des arts et manufactures à Paris. Centrale quoi. Il y effectue ses études d’ingénieur, et en obtient le diplôme en 1855. Il se spécialise très tôt dans la construction de ponts en acier. Il gagne un concours international pour le pont de Porto, sur le Douro, au Portugal, en 1875, avec un projet d’une rare légèreté.

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En France, l’une de ses plus belles réalisations est le viaduc de Garabit, dans le Cantal (1882). Mais sa notoriété lui vient de la Tour qui porte son nom, érigée sur le Champ de Mars, à Paris, à l’occasion du premier centenaire de la Révolution et de l’Exposition Universelle de 1889. La Tour devait d’ailleurs être démontée après l’événement… Il participe aussi en 1879 à la conception de la statue de la Liberté. Une réplique, en France, à Paris, sur le Pont de Grenelle. Et des centaines à travers le monde…L’ingénieur et chef d’entreprise se compromet ensuite imprudemment dans le scandale financier du canal de Panama… Tout le monde connaît la Tour Eiffel, symbole de Paris ; voici quelques autres édifices construits par les ateliers Eiffel : la Gare de Verdun dans la Meuse ; la Gare de Budapest-Nyugati (« Gare de l’Ouest ») à Pest (Budapest) en Hongrie ; la charpente du lycée Carnot à Paris ; le dôme de l’Observatoire astronomique du mont Gros à Nice et les Ateliers Berthier à Paris, en collaboration avec Charles Garnier, architecte de l’Opéra de Paris ; les charpentes métalliques et les verrières du siège central du Crédit Lyonnais à Paris ; la gare routière à La Paz, en Bolivie ; l’église de Santa Barbara,  à Santa Rosalía au Mexique…

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OSCAR NIEMEYER

Oscar Ribeiro de Almeida de Niemeyer Soares est aussi né un 15 décembre. En 1907, à Rio de Janeiro. Il y meurt le 5 décembre 2012. Lui aussi porte un nom à coucher dehors. Lui aussi simplifie ce nom. Né à Rio, mort à Rio, il a, entre deux, et durant presque 105 ans de vie, voyagé à travers le monde. Élève de Le Corbusier, il  est l’architecte et le designer brésilien le plus connu dans le monde entier… Il est surtout connu pour la construction de Brasilia, au Brésil, en collaboration avec l’urbaniste Lucio Costa. La capitale est inaugurée en 1960. Exilé en Europe au milieu des années 1960, Niemeyer a notamment construit le siège du Parti Communiste Français, Place du Colonel Fabien, ainsi que  l’ancien siège du journal L’Humanité et la Maison de la Culture du Havre. Il épousait les idées communistes. On raconte d’ailleurs à son propos une anecdote assez drôle :  Fidel Castro lui rendant visite dans son atelier, en 1995, aurait lancé : «Il ne reste que deux communistes dans le monde, Oscar et moi !» Il a reçu le prix Pritzker en 1988 (l’équivalent du Prix Nobel en Architecture) et a été fait Commandeur de la Légion d’honneur en 2010.

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Et si ces deux architectes avaient gardé leur nom … La Tour Bönickhausen… Non, vraiment, ça ne sonne pas…

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L’AVENTURE DE L’AVENT. JOUR 14. ODILE ET BOURVIL

L’Avent. Avant quoi ? Comme les enfants, ouvrons chaque jour une petite porte. Vers une surprise que peut nous apporter cette période. Vers une douceur. Un symbole. Une figure. Une pensée. Une image. Chaque jour un petit cadeau. Pour supporter l’envahissement de l’ombre. Pour supporter l’approche de l’hiver. Pour supporter l’attente. L’ Avent. Avant quoi ?

ODILE

Les Alsaciens sont à l’honneur en ce 14ème jour de l’Avent. Odile est leur sainte patronne. L’histoire commence mal pour cette petite fille, née aveugle dans une famille aristocratique au VIIème siècle.  Odile est abandonnée par son père,  duc d’Alsace. Baptisée à 12 ans, elle recouvre la vue et rentre en grâce auprès de sa famille. Miracle ? Le château familial de Hohenbourg devient un monastère dont Odile est l’abbesse. C’est là qu’elle meurt, en 720, sur les pentes du mont qui porte depuis lors son nom… Le Mont Sainte Odile est tristement célèbre : on se souvient du crash du 20 janvier 1992, qui a fait 87 victimes. Le prénom Odile est pourtant  construit sur la base germanique od-, qui signifie biens, richesse, d’où prospérité et félicité

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BOURVIL

Quel lien entre Odile et l’un de nos chanteurs les plus populaires ? Une chanson ! Odile, extraite d’un album, La Ronde du temps.

Elle avait une belle auto, un sac en croco, l’Odile d’André, l’idylle de Bourvil…

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L’AVENTURE DE L’AVENT. JOUR 13. LUCIE ET LA LUMIERE

L’Avent. Avant quoi ? Comme les enfants, ouvrons chaque jour une petite porte. Vers une surprise que peut nous apporter cette période. Vers une douceur. Un symbole. Une figure. Une pensée. Une image. Chaque jour un petit cadeau. Pour supporter l’envahissement de l’ombre. Pour supporter l’approche de l’hiver. Pour supporter l’attente. L’ Avent. Avant quoi ?

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À LA SAINTE LUCE…

… le jour avance du saut d’une puce. Dicton qui veut dire qu’à partir de la Sainte Lucie, le 13 décembre, le soleil se couche plus tard que la veille dans l’hémisphère nord. Mais il semblerait que l’explication provienne plutôt du passage du calendrier julien au grégorien, qui eut lieu en France le 9 décembre 1582. Le 13 décembre dans le julien correspond à notre époque au 26 décembre, date à laquelle la durée du jour commence à augmenter effectivement. Lucie représente la sainte Lumière qui protège la vue comme les yeux. Lux, lucis, la lumière en latin. Nous sommes à la mi-temps de l’Avent. La lumière va se faire de plus en plus proche. Et la Sainte Lucie est une fête très populaire dans le nord de l’Europe, notamment en Suède, au  Danemark, en Finlande et en Norvège. Pays où l’obscurité règne une bonne partie de l’année. En France ? À Montbéliard, on organise le Défilé des Lumières. En Alsace, Lucie devient Christkindel : une jeune fille vêtue de blanc et portant une chandelle. Elle accompagne Saint Nicolas et le Père Fouettard. Tandis que ce dernier punit les enfants qui n’ont pas été sages, Lucie-Christkindel dresse la liste de leurs bonnes actions pour les récompenser…

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LUCIE DE SYRACUSE

Lucie est une jeune fille qui vécut à Syracuse entre la fin du IIIème et le début du IVème siècle. Elle obtint de Sainte Agathe la guérison de sa mère. Elle distribuait les biens qu’elle possédait aux pauvres et avait fait vœu de chasteté. Ce qui mit très en colère le fiancé à qui elle était promise. On raconte qu’elle se creva les yeux et qu’elle les lui envoya dans une boîte pour se dédire. On raconte que le fiancé éconduit aurait dénoncé Lucie à Dioclétien, qui poursuivait les Chrétiens. Elle montra une résistance sans faille. Et un « miracle » voulut que les soldats romains, qui voulaient l’emmener de force dans un lupanar pour qu’elle perdît sa chasteté, ne purent remuer son corps d’un pouce. On la martyrisa donc autrement : en transperçant sa gorge d’une épée…

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 Bonne fête de la lumière, et ouvrez l’œil… !

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L’AVENTURE DE L’AVENT. JOUR 10. LA DUDH ET LE POLITIQUE.

La DUDH et le politique. Ça ressemble au titre d’une fable. Ça pourrait être le titre d’une fable. Dans laquelle la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ratifiée le 10 décembre 1948 (anniversaire !) serait délaissée par un petit homme repu, le politique, satisfait de lui-même, qui aurait oublié qu’être élu, c’est être « au service de ». Et non pas « se servir ». Un petit homme (ou une petite bonne femme) qui aurait oublié que « s’engager » c’est respecter un contrat, moral ou social, avec ceux qui vous ont engagé. Et si on instaurait un examen de passage qui imposerait aux candidats en politique de connaître par cœur…disons…allez, au moins le Préambule et l’article premier de ce texte si beau, si fondamental, si plein de promesses….

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LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME

10 décembre 1948. Les 58 membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) siègent pour la dernière fois à Paris, au Palais de Chaillot. The Universal Declaration of Human Rights est rédigée sous l’égide d’Eleanor Roosevelt, veuve du président américain, avec le concours éclairé du juriste français René Cassin. Malgré sa volonté universaliste, ce texte exprime par endroits la pensée occidentale du XXe siècle dans ses deux volets, communiste et libéral. Il reprend dans les grandes lignes les principes universels de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Mais il est surtout daté, inscrit dans une époque, et manque, pour le coup, d’universalité, si on regarde de près certains articles. L’article sur le mariage, article 16, par exemple, n’aurait eu aucune chance d’être agréé au XXIe siècle, tant par les États qui autorisent la polygamie (inégalité de droits entre les sexes) que par ceux qui légitiment les unions homosexuelles : « À partir de l’âge nubile, l’homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution ».

Mais ce texte fondamental a le mérite d’exister… Il dessinait les bases d’une société plus fraternelle, plus respectueuse de l’être humain, après l’horreur des camps, après l’impensable, après la catastrophe, après la barbarie. Relisons-le, en ces temps si troublés.

UN REMPART CONTRE LA BARBARIE

Relisons le Préambule, donc… 

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme.

Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression.

Considérant qu’il est essentiel d’encourager le développement de relations amicales entre nations.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes, et qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les États Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu’une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L’Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l’homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application universelles et effectives, tant parmi les populations des États Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

ARTICLE PREMIER

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

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Alors, base pour un examen de passage des candidats à la représentation populaire ? Pour ne pas oublier ce pour quoi on s’engage en politique. Pour être crédible devant le peuple qui est censé se gouverner lui-même, par lui-même et pour lui-même « dans un esprit de fraternité »…

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image 2 ( le paon symbolise, traditionnellement, l’orgueil, l’ego… )

L’AVENTURE DE L’AVENT. JOUR 8. CAMILLE ET LE CAVALIER BLEU

L’Avent. Avant quoi ? Comme les enfants, ouvrons chaque jour une petite porte. Vers une surprise que peut nous apporter cette période. Vers une douceur. Un symbole. Une figure. Une pensée. Une image. Chaque jour un petit cadeau. Pour supporter l’envahissement de l’ombre. Pour supporter l’approche de l’hiver. Pour supporter l’attente. L’ Avent. Avant quoi ?

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8 DÉCEMBRE 1864

 Naissance de Camille Claudel. Moins connue que son frère Paul, l’écrivain, l’ambassadeur. Mais quand même, artiste extraordinairement douée, qu’Isabelle Adjani a superbement interprétée dans le film éponyme sorti en 1998. Elle doit sa célébrité à ses travaux de sculpture, et aussi à la relation passionnée qu’elle a entretenue avec le sculpteur Auguste Rodin. Amour sous emprise, elle en devient folle et passe les 30 dernières années  de sa vie en hôpital psychiatrique. Une salle consacrée à ses travaux a été mise en place au musée Rodin.  Pour vous, son Baiser :

le baiser

8 DÉCEMBRE 1911

Première exposition du Cavalier Bleu, Der blau Reiter, groupe de peintres expressionnistes allemands. Vassily Kandinsky, Franz Marc et August Macke. Mais aussi Gabriele Münter, Heinrich Campendonk, David Burljuk, Alexej von Jawlensky, Paul Klee

Un petit Kandinsky pour refermer cette fenêtre ?

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L’AVENTURE DE L’AVENT. JOUR 6. DE SAINT NICOLAS AU PERE NOEL

L’Avent. Avant quoi ? Comme les enfants, ouvrons chaque jour une petite porte. Vers une surprise que peut nous apporter cette période. Vers une douceur. Un symbole. Une figure. Une pensée. Une image. Chaque jour un petit cadeau. Pour supporter l’envahissement de l’ombre. Pour supporter l’approche de l’hiver. Pour supporter l’attente. L’ Avent. Avant quoi ?

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QUI EST DONC CE NICOLAS SI SAINT ?

Nicolas est né en Lycie, province d’Anatolie. Bout de la Turquie d’aujourd’hui. Il devient évêque de Myre, ville turque, en l’an 300 de notre ère, succédant à son oncle, lui-même évêque. Jusque là, rien d’extraordinaire.  Pourquoi est-il donc devenu aussi populaire dans tout le Nord de l’Europe et dans certains pays des Balkans ? Ce qui rend ce personnage extraordinaire, c’est sa personnalité généreuse et déterminée. D’ailleurs, ce sont souvent les personnalités généreuses et déterminées qui entrent dans la légende. Souvenez-vous de l’autre évêque, devenu saint très populaire lui aussi, Martin, fêté le 10 novembre. Nicolas, lui, ne partage pas son manteau avec un indigent. Mais il partage. Et vient en aide à ceux qui sont dans le besoin. L’histoire, puis la légende, retiennent de lui qu’il a donné trois sacs d’or à son voisin, pour qu’il puisse constituer des dots à ses filles, et leur épargner ainsi la prostitution. On dit aussi qu’il sauva de la famine la ville de Myre en persuadant des marins de se délester d’une partie de leur cargaison de grains.

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Il sauve aussi trois jeunes gens injustement condamnés à mort. Il sauve des pêcheurs de la noyade. Et dans la légende que tout le monde connaît, il aurait sauvé trois enfants, découpés en morceaux par un méchant boucher et jetés au saloir pendant 7 ans… Ça, c’est la légende que l’on colporte, mais elle symbolise bien les actes de charité accomplis par l’évêque  : le sel de la mer, sel de sagesse que diffuse le personnage. Les 3 enfants symbolisent peut-être aussi l’innocence de ces trois condamnés à mort injustement. Il nourrit, il libère, dans tous les sens des termes, ceux qui le côtoient. Et c’est peut-être pour cela qu’il est devenu le patron de beaucoup de corporations (marins et commerçants, entre autres) et des enfants. Des reliques sont conservées. Notamment une phalange, à Saint Nicolas de Port, en Lorraine, où Saint Nicolas est très populaire.

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Le Père Fouettard qui l’accompagne, et qui punit les bêtises quand lui récompense la sagesse, est une invention plus tardive. Il rappelle le boucher de la légende. On raconte que ce sont les Lorrains qui auraient inventé la figure de son alter ego maléfique, Rubbelz, «Robert à la fourrure», que les Belges appellent Zwarte Piet. Enfin, la monture de l’évêque ajoute encore à l’humilité du personnage : l’âne de Saint Nicolas est aussi célèbre que celui de Jésus ou celui de Saint Martin… Il n’est pas trop tard pour que vos enfants écrivent une lettre à ce saint si populaire : un service de la poste belge leur répondra volontiers… Voici l’adresse : Saint Nicolas, Rue du Paradis no 1, 0612 CIEL…

QUAND SANTA CLAUS DEVIENT PÈRE NOËL

Après la Réforme protestante survenue au XVIe siècle, la fête de Saint Nicolas est abolie dans certains pays européens. Les Hollandais conservent cependant cette ancienne coutume catholique. Au début du XVIIe siècle, des Hollandais émigrent aux États-Unis et fondent une colonie, « Nieuw Amsterdam » qui, en 1664, devient New York. En quelques décennies, cette coutume néerlandaise de fêter la Saint-Nicolas se répand dans ces jeunes États. Pour les Américains, Sinter Klaas devient rapidement Santa Claus. Et on le fête de plus en plus tard, les catholiques du Nouveau Monde associant ce saint préféré des enfants à la fête de Noël. En 1821, un pasteur américain, Clément Clarke Moore écrit un conte de NOËL pour ses enfants. Un personnage sympathique y apparaît, dodu, jovial et souriant… Ainsi naît le Père Noël, dans son traîneau tiré par huit rennes. La mitre de Saint Nicolas devient bonnet, la crosse sucre d’orge. Et l’âne est remplacé par 8 rennes fringants.  En 1860, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste au journal new-yorkais Harper’s Illustrated Weekly, revêt Santa-Claus d’un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d’un large ceinturon de cuir. C’est Coca Cola, en 1931, qui popularise la figure du Père Noël, telle que nous la connaissons aujourd’hui, dans une campagne de publicité incitant à consommer sa boisson gazeuse même en hiver…

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Non, je ne vous propose pas de refermer cette sixième fenêtre en chantant le Petit Papa Noël de Tino Rossi… Je vous propose plutôt ceci…. Bonne journée ! Et bonne fête aux Nicolas, qu’ils soient saints ou pas…

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L’AVENTURE DE L’AVENT. JOUR 5. COURONNE ET PETITE LECON DE SYMBOLISME

L’Avent. Avant quoi ? Comme les enfants, ouvrons chaque jour une petite porte. Vers une surprise que peut nous apporter cette période. Vers une douceur. Un symbole. Une figure. Une pensée. Une image. Chaque jour un petit cadeau. Pour supporter l’envahissement de l’ombre. Pour supporter l’approche de l’hiver. Pour supporter l’attente. L’ Avent. Avant quoi ?

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LA COURONNE DE L’AVENT

Objet traditionnel en cette période, les couronnes fleurissent un peu partout : sur les portes d’entrée, sur les tables, sur les murs des maisons décorées douillettement dans l’attente… de quoi ? De Noël, du retour de la lumière, du passage vers un nouveau cycle de vie. Vieille tradition européenne : la couronne de l’Avent est inventée par un pasteur allemand au XVIème siècle. Elle a le même objectif que le calendrier du même nom : faire patienter les enfants. À l’origine, 4 grands cierges et 19 petits. Chaque jour on allume une bougie. Les 4 grandes étant réservées pour les 4 dimanches qui balisent la période, chère aux chrétiens. Approchez-vous un peu… Qu’y voyez-vous ? Des branchages… du sapin… du laurier… du houx… Les bougies ? 4 ? Blanches ? Violettes parfois …? Aujourd’hui, les esprits imaginatifs et créatifs y ont ajouté d’autres motifs, d’autres formes, d’autres couleurs…

PETITE LEÇON DE SYMBOLISME

Vous êtes-vous déjà posé la question du pourquoi de ces traditions si populaires et des objets qui les ritualisent ? Pour l’Avent, nous vous renvoyons à L’Aventure de l’Avent Jour 1. Pour la couronne, penchons-nous sur la liturgie chrétienne, soyons un peu poète et laissons aller notre imaginaire. La couronne… Elle évoque la couronne d’épines du Christ, surtout si elle est constituée de houx, comme le veut la tradition. Elle peut évoquer aussi la victoire, le couronnement. De qui ? De quoi ? La victoire de la lumière sur les ténèbres : car c’est cela que tous, humains et Dame Nature, attendent avec impatience : la bascule du 24 décembre qui permettra au soleil de régner un peu plus chaque jour, minute par minute. Sol invictus : le soleil invaincu des Anciens (ceux qui vivaient bien avant le christianisme), et qui attendaient, comme nous en cette période, le retour victorieux de la lumière. C’est la signification aussi du laurier. Les grands vainqueurs romains n’étaient-ils pas couronnés de laurier ? La pomme de pin, les branches de sapin,  symbolisent l’immortalité : seuls arbres à résister à la mort hivernale… Les bougies ? La lumière du soleil bien sûr, mais pas que. Leur couleur est importante. Le blanc, c’est la pureté, l’infini des possibilités à venir. Le violet, qu’on retrouve sur les couronnes du Canada, d’Autrice ou de Suède, est la couleur de la pénitence. Et nous avons vu précédemment que l’Avent est l’équivalent, dans la liturgie primitive chrétienne, du Carême, en hiver. Période de jeûne et de pénitence. 4 cierges, 4 dimanches de l’Avent, 4 évangélistes, 4 saisons de l’année, 4 saisons de la vie. Qui meurent et renaissent indéfiniment. Cycle. Roue. Couronne…

couronneA demain, pour une autre aventure de l’Avent…

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DAESH : GUERRE SAINTE OU GUERRE MONDIALE ?

Bien sûr nous sommes tous abasourdis par le massacre de ce vendredi 13. Bien sûr nous sommes sonnés par la détermination froide des « soldats du Djihad » qui ont tiré sans état d’âme sur la foule jeune et joyeuse du Bataclan. Sur la clientèle des bistrots et restaurants des 10ème et 11ème arrondissements. Bien sûr nous sommes horrifiés par leur acte dénué de sentiment. Méthodique. Calculé. Prémédité. Bien sûr nous restons sans voix face à la tragédie. Pourtant, il faut comprendre. Pour éviter les amalgames. Tarte à la crème servie abondamment par les réseaux sociaux. Comprendre surtout pour prendre conscience des enjeux de cette nouvelle guerre mondiale qui ne dit pas son nom. Qui a simplement déplacé le « théâtre des affrontements et des opérations » sur le terrain du Moyen Orient.

la une des journaux

DAESH OU DAECH ?

Peu importe. Ce mot est l’acronyme de l’arabe : ad Dawla al Islamiyya Fi al Iraq wa s Sha. Ce qui signifie : État Islamique en Irak et au Levant. Organisation terroriste qui, en 2013, s’est rebaptisée elle-même : État Islamique. La désigner d’ailleurs de cette façon lui confère une certaine légitimité « politique ». Dire « Daesh », c’est considérer l’organisation comme ce qu’elle est réellement : une hydre hideuse née sur les décombres d’un Moyen Orient vide de perspectives politiques et surfant sur les haines fratricides entre sunnites et chiites. Un monstre né des négligences de l’Occident aussi, confondant intérêts économiques et valeurs démocratiques. Une guerre fratricide qui devient mondiale. Comment?

L’embryon de l’État Islamique se forme en Irak ; en effet, pour combattre l’occupation américaine de 2003, une poignée d’anciens officiers de Saddam Hussein et de fondamentalistes irakiens sont rejoints par des djihadistes d’Afghanistan, et prêtent allégeance à Al Qaida.  Ils appartiennent à la branche sunnite de l’Islam et déclarent la guerre aux traîtres : les infidèles d’Occident et leurs frères musulmans chiites ! La suite, vous la connaissez : décapitations d’otages occidentaux, actes terroristes en tous genres, implication des États Unis dans la course poursuite contre Oussama Ben Laden. Et dispersion de ce groupe terroriste, rejeté même par les sunnites modérés hors d’Irak. En 2007-2008, leur mouvance se réduit à une poignée de fous furieux qui se terrent dans le désert irakien.

=== RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / HO / SITE INTELLIGENCE GROUP - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS FROM ALTERNATIVE SOURCES, AFP IS NOT RESPONSIBLE FOR ANY DIGITAL ALTERATIONSTO THE PICTURE'S === : An image grab taken from a video released by the Islamic State (IS) and identified by private terrorism monitor SITE Intelligence Group on September 13, 2014 purportedly shows British aid worker David Haines dressed in orange and on his knees in a desert landscape speaking to the camera before being beheaded by a masked militant (R). This would be the third such execution in recent weeks, after two US journalists taken hostage in Syria were shown murdered. AFP PHOTO / SITE INTELLIGENCE GROUP / HO === RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / HO / SITE INTELLIGENCE GROUP - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS FROM ALTERNATIVE SOURCES, AFP IS NOT RESPONSIBLE FOR ANY DIGITAL ALTERATIONS TO THE PICTURE'S ===
Image extraite de la vidéo diffusée par Etat Islamique montrant David Haines avant sa décapitation. Image de l’AFP.

 

Comment expliquer le retour en force de l’État Islamique ?

Deux raisons. D’abord, les humiliations subies par les sunnites depuis la mise en place du nouveau régime irakien. Le mot « humiliations » est d’ailleurs faible.  Les milices chiites se sont livrées dans certains quartiers de Bagdad à une véritable « épuration ethnique »… Ensuite, l’échec du Printemps arabe en Syrie. 2011. Bachar Al Assad exploite les divisions confessionnelles de son pays et le flou des aspirations démocratiques de ceux qui font le Printemps ; il lâche les loups : il libère des centaines de combattants salafistes, détenus jusqu’alors dans ses prisons ; flots de sauvages qui vont rejoindre les rangs des organisations fondamentalistes : le Front al Nostra, branche syrienne de Al Qaida ; et Daesh, apparue en 2013, et beaucoup plus ambitieuse que Al Qaida sur la scène du djihadisme mondial.

QUE VEUT DAESH ?

Construire un État avec des frontières géographiques, qui ne seraient plus celles dites de « Sykes-Picot » héritées de la Ière Guerre mondiale. Fonder cet État sur la Loi Islamique, la charia. D’ailleurs, cet État existe déjà : il a ses dirigeants. Le calife a plusieurs visages. Peu importe leurs noms et leurs identités véritables. Ils sont les têtes de l’hydre. Il a  ses « territoires »  : régions oubliées d’Irak et de Syrie ; et il gagne du terrain sur les frontières sud de l’Asie centrale (notamment en Tchétchénie et dans le Caucase). Il gangrène peu à peu l’Afrique. Là-bas, il porte simplement  un autre nom. Il a son organisation bureaucratique : quatre comités consultatifs chargés chacun des questions religieuses, militaires, sécuritaires et de conseil. Cette structure se retrouve à échelle réduite dans 9 provinces de Syrie et dans 7 d’Irak. Un État dans les États. Ou une espèce de cellule cancéreuse qui nécrose petit à petit un corps sain. Ça ne vous rappelle rien… une nation humiliée… qui se relève… et accouche d’un monstre… qui dévore l’Europe et ses enfants dans un processus industriel de destruction….?

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QUI SONT LES DJIHADISTES ?

Une intelligentsia, des têtes pensantes de l’hydre. Certainement. Qui entretiennent le mirage du martyr et du  paradis. Qui donnent aux oubliés des sociétés capitalistes du monde entier une identité, une reconnaissance en leur vendant une responsabilité et un prestige dans une guerre sainte. Et des milliers de soldats du Djihad. Les oubliés de la richesse impérialiste. Des sunnites humiliés. Les laissés pour compte de l’intégration dans leurs pays respectifs. Dont plusieurs centaines d’Européens, comme Mehdi Nemmouche, accusé de la tuerie du Musée juif de Bruxelles. Comme Ismaël Omar Mostefaï, l’un des kamikazes, Français, du Bataclan…

QUELLES SONT LES RESPONSABILITÉS DE L’OCCIDENT ? DU RESTE DU MONDE ?

Elles sont nombreuses. Et complexes. D’abord, l’Occident a fermé les yeux sur les nombreux dons qui permettent aux terroristes de s’acheter des armes et des véhicules. On soupçonne les monarchies du Golfe, l’Arabie Saoudite, le Qatar. Mais on ne veut pas froisser ces partenaires commerciaux de poids… Les armes ? Elles viennent des États Unis, de Russie, de Chine, de 6 pays Européens… Les rapports de l’ONG Conflict Armament Research sont édifiants… Quant aux véhicules, le Président de l’ONG Counter Extremism Project, Marc Wallace,  a demandé à Toyota une traçabilité plus fiable sur la vente de ses modèles Hilux et Land Cruiser au Moyen Orient.  Ensuite, on ferme les yeux aussi quand Daesh s’empare des réserves de la Banque Centrale de Mossoul, deuxième ville d’Irak. Impôts extorqués dans les zones occupées. Rançons issues des prises d’otage. Dons de fidèles radicalisés…

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Quant à la politique diplomatique, c’est un jeu de stratégie complexe, qui tantôt oppose, tantôt unit des pays appartenant aux anciens blocs est/ouest. Ce jeu d’alliances évoluant au gré des décisions plus ou moins arbitraires de certains chefs d’État. Poutine a par exemple bousculé l’échiquier politique dans cette zone, en soutenant Bachar Al Assad, et en invitant à sa table de négociations les États Unis, l’Arabie Saoudite et la Turquie. L’Iran, l’Irak et son hezbollah chiite, les ennemis d’hier, rejoignent cette coalition. Déplaçant ainsi vers l’Orient la possibilité d’une résolution du conflit en Syrie. Sa stratégie ? Soutenir Assad dans la lutte contre Daesh ; puis laisser aux Syriens le choix d’un successeur à ce dirigeant si décrié. En frappant la Syrie, la France s’est attirée les foudres des deux camps qui divisent  la Syrie… D’où la réponse terrifiante de ce vendredi 13…

la France met de l'huile sur le feu

Comment mener une guerre contre la barbarie tout en protégeant les Droits de l’Homme et en respectant les valeurs de la République et de la Démocratie ? C’est le grand défi de ce conflit véritablement mondial…

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DES TRACES DANS LA MEMOIRE DES MASSES, OU COMMENT LETOT RACONTE CORBIER

En lisant cet article, vous allez certainement commettre trois bonnes actions. D’abord, vous réconcilier avec un artiste étiqueté « public jeunesse », à tort. Ensuite, participer à la production d’un film sans vous ruiner. Enfin, permettre à deux artistes, qui méritent de l’être, de se faire connaître. Et tout ça, sans effort…. Vous êtes prêts ? Alors, lisez jusqu’au bout !

VOUS ÉTIEZ DANS DOROTHÉE ? NON, Á CÔTÉ…

Ça, c’est le titre plein d’humour de son autobiographie publiée en 2012. Celui qui était à côté de Dorothée, dans son illustre Club, de 1987 à 1996, c’est François Corbier. Vous voyez ? Le grand barbu avec une guitare ?

Corbier sur scène wikipedia

C’est l’émission qui l’a rendu populaire. Et pourtant, ce n’est pas ce qu’il a fait de mieux dans sa vie. Sa vie, il la raconte, donc, dans son autobiographie. Mais sa vie pourrait être vue aussi, dans un film documentaire qui lui est consacré. Et elle mérite d’être connue, sa vie. Et il mérite d’être reconnu, cet artiste, fils spirituel d’un croisement un peu étrange, mais très juteux, entre Brassens et Fluide Glacial. Saviez-vous, par exemple, qu’il a fréquenté tout un tas de cabarets à Paris et en province, avant de se  retrouver au côté de Dorothée, d’Ariane, de Jacky et de Patrick ? Saviez-vous qu’il avait joué dans les usines en grève de 1968, avec Georges Moustaki et Maxime Le Forestier ? Saviez-vous qu’il avait plusieurs cordes à son arc (ou à sa guitare ?) : auteur, compositeur, interprète, chansonnier, acteur, poète quoi ! Saviez-vous que c’est un autre poète, méconnu lui aussi, François Villon, qui lui inspire son pseudonyme ? Saviez-vous que…. J’arrête là. Si vous voulez savoir, et même faire savoir, il vous suffit de lire la suite…

QUAND FÉLIX RENCONTRE FRANÇOIS

Félix Létot, c’est un jeune réalisateur de la région, plein de talent et d’humour, qui n’a peut-être pas eu le temps d’être conditionné par le Club Dorothée, mais qui a eu l’immense plaisir de croiser François Corbier, seul sur la scène de Bercy (!) en 2010. On peut dire que c’est un coup de foudre, comme il peut y en avoir de très beaux au cinéma. La rencontre entre le jeune fou de la caméra et le vieux lion de la scène a lieu.

Félix et Corbier

Et même, Félix réussit à engager Corbier pour un petit rôle, mais essentiel, dans son film Vent de Folie, présenté à Cannes en 2014. François Corbier accepte, avec humour, générosité et talent, d’y incarner le rôle d’un « père et maire ». La bande annonce de ce road movie comique d’une génération tragique ici :

Xilef Productions, c’est la boîte de prod’ de Félix. Il finance comme il peut ses métrages, courts et longs. Et c’est un peu difficile de financer une création artistique quand on veut rester indépendant. Dans tous les sens du terme. Pour réaliser son documentaire sur François Corbier, Félix a donc eu l’idée du crowfunding, comme on dit aujourd’hui. Un financement participatif si vous préférez. C’est le même principe que pour la production d’albums de jeunes chanteurs qui n’ont pas les moyens de produire seuls. C’est pareil. Pour 10 euros, vous devenez producteur d’un film. Vous aurez votre nom au générique ! Et vous aurez l’occasion, en plus, de participer à une projection en avant première, de rencontrer les artistes, d’avoir une copie du film… Un avant goût de ce documentaire poético-comico émouvant consacré à Corbier au titre évocateur : Des Traces dans la mémoire des masses.

Peut-être laisserez-vous, vous aussi, une « trace dans la mémoire des masses » en participant à production de ce film…

Vous êtes partant pour devenir producteur de ce film ? Rendez-vous sur le site de financement participatif, TOUSCOPROD :  ici .

Le site de Xilef Productions (Félix Létot) : .

La page Facebook de Corbier le Documentaire : par ici.

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