MISERABLES ! PREMIERE ET PREMIERES IMAGES…

Samedi 18 juin 2016. 18h. Coudekerque Branche. L’Espace Jean Vilar est plein comme un œuf. Les 150 enfants de l’École Municipale de Musique et de Danse sont prêts. Danseuses, musiciens, choristes, solistes interprètent Misérables ! d’après l’œuvre de Victor Hugo. Retour en images sur cette première…

A la volonté du peuple (Orion P.)
A la volonté du peuple (Orion P.)
A la volonté du peuple, chorale, côté jardin...
A la volonté du peuple, chorale, côté jardin…
A la volonté du peuple, chorale, côté cour...
A la volonté du peuple, chorale, côté cour…

Cosette Philippine

Cosette et Léa

Louise Minne, Eponine, et les danseuses.
Louise Minne, Eponine, et les danseuses.

Mon histoire danseuses

Louis Fichelle, Marius.
Louis Fichelle, Marius.
Mme Thénardier, Elena Cilli.
Mme Thénardier, Elena Cilli et les danseuses.
Margot Minne est Fantine (ABC)
Margot Minne, Fantine.
Margot Minne, Fantine, et les danseuses.
Margot Minne, Fantine, et les danseuses.
Emy et Rosie.
Emy et Rosie.
La mort de Gavroche, Tristan Spicht.
La mort de Gavroche, Tristan Spicht.
Final : le PDI et Alain Fenet.
Final : le PDI et Alain Fenet.

Toutes les photos et toutes les vidéos du spectacle seront bientôt en ligne sur le site de la ville de Coudekerque Branche.

Photo 1 : Orion Productions (merci à Pierre Thouvenot !)

Autres photos : AndelBorneCompagny (merci à Bernard Borne !)

 

 

TRISTAN SERA GAVROCHE

60 musiciens, presqu’autant de danseuses, 1 danseur, une cinquantaine de choristes, 10 solistes. Et un grand garçon de tout juste 10 ans, Tristan Spicht, qui tiendra un des rôles principaux : Gavroche. Cosette, Jean Valjean, Fantine, les Thénardier, Gavroche, Marius, Éponine… Vous avez deviné de quelle œuvre on parle ? Les Misérables, bien sûr ! Victor Hugo, évidemment. Tout ce petit monde, fréquentant assidûment l’École Municipale de Musique et de Danse de Coudekerque Branche, répète depuis septembre pour présenter la comédie musicale inspirée de ce monument de la littérature française : Misérables ! Et Tristan sera Gavroche…

Tristan Spicht sera Gavroche.
Tristan Spicht sera Gavroche.

Un regard et un ton déterminés. Qui cachent mal une certaine timidité. Tristan est un enfant comme les autres, ou presque. Il fréquente l’école élémentaire Georges Brassens de Coudekerque Branche, et termine son année de CM2. Il aime bien sa maîtresse, Mme Deram. Ce qu’il préfère à l’école ? Le sport. Il a adoré le cycle consacré à la piscine. C’est même dommage que ce soit si vite fini… Et les arts plastiques aussi. Il a adoré fabriquer des oiseaux, avec de la paille, du bois et autres  matériaux de récupération. Il a eu un coup de foudre pour Claude Monet. Impression Soleil levant, bien sûr. Un enfant comme les autres, donc…

Quoique… Tristan est aussi corniste… depuis trois ans. C’est déjà moins courant. Il suit les cours de Hervé Marescaux, professeur de cor à l’École Municipale de Musique et de Danse de Coudekerque Branche. Il fait donc maintenant partie de l’orchestre de jeunes de l’école. Moins courant encore. Et il a été repéré pour interpréter le rôle de Gavroche, dans le spectacle musical sur lequel les professeurs et les élèves travaillent depuis septembre. Et ça, c’est unique.

Ludovic Minne avait repéré la voix de Tristan. Il en parle à la maman, Amandine. Qui convainc, sans trop de difficulté, un Tristan enthousiaste !

Au début, j’avais le trac quand même. Et puis, dès la première séance de travail avec les danseuses, sur Bonjour Paris, je me suis senti plus à l’aise.

Et Tristan voyage. Beaucoup. D’une répétition à une autre. De l’espace Aragon pour répéter avec les petits du PDI (Parcours de Découverte Instrumentale), à l’Ancienne Mairie pour les répétitions avec l’orchestre. En passant de temps en temps au Maître de Poste. Pour répéter avec les danseuses de Julie Delvart.

Tristan répète avec les petits du PDI, et leur professeur Alain Fenet.
Tristan répète avec les petits du PDI, et leur professeur Alain Fenet.
Alain Fenet accompagnera Tristan et les enfants du PDI pour La Faute à Voltaire...
Alain Fenet accompagnera Tristan et les enfants du PDI pour La Faute à Voltaire…

Il a conscience d’avoir un rôle important. Qu’il travaille avec beaucoup de sérieux et de concentration. Gavroche ? Il l’aime bien.

Il y a encore quelque temps, je ne connaissais rien des Misérables. Je ne connaissais pas l’histoire. Je ne connaissais pas Gavroche. C’est un petit garçon espiègle, qui fait des farces. Il aime bien taquiner les autres. Comme il est pauvre, il est obligé de voler. Et donc, il est poursuivi par les gendarmes.

En effet, on peut dire qu’il connaît bien le personnage qu’il interprète ! Même s’il ne comprend pas encore vraiment pourquoi Hugo en fait un martyre.

C’est vrai, c’est triste que Gavroche meure sur la barriacade. Mais c’est pour nous rappeler que toutes les choses ont une fin, et qu’un jour ou l’autre on doit mourir…

Tristan sera Gavroche.
Tristan sera Gavroche.

Quelle maturité… Pas courant non plus. Un autre personnage le touche : Cosette bien sûr. D’ailleurs, il aurait bien aimé interpréter ce rôle. S’il avait été une fille évidemment !

Elle a de la chance. Le rôle principal, c’est elle. Et puis elle a le temps, que Gavroche n’a pas, car elle vit plus longtemps…

Amandine et Vincent, ses parents, peuvent être fiers… Et ils seront certainement émus en découvrant les qualités de chanteur et d’acteur de Tristan. Et de tous les autres ! Car ils seront nombreux sur la scène de Jean Vilar pour interpréter Misérables !

Tristan, Baptiste, et beaucoup d'autres chanteront Misérables !
Tristan, Baptiste, et beaucoup d’autres chanteront Misérables !

Samedi 18 juin, 18h et dimanche 19 juin, 16h, à l’Espace Jean Vilar de Coudekerque Branche.

Photographies de Amandine Plancke, photographe de la Ville de Coudekerque Branche. Qu’elle en soit remerciée !

LOUISE SERA EPONINE…

60 musiciens, presqu’autant de danseuses, 1 danseur, une cinquantaine de choristes, 10 solistes. Et une grande fille de presque 11 ans, Louise Minne, qui tiendra un des rôles principaux : Éponine. Cosette, Jean Valjean, Fantine, les Thénardier, Gavroche, Marius, Éponine… Vous avez deviné de quelle œuvre on parle ? Les Misérables, bien sûr ! Victor Hugo, évidemment. Tout ce petit monde, fréquentant assidûment l’École Municipale de Musique et de Danse de Coudekerque Branche, répète depuis septembre pour présenter la comédie musicale inspirée de ce monument de la littérature française : Misérables ! Et Louise sera Éponine

Louise Minne en Eponine.
Louise Minne en Eponine.

Éponine… C’est peut-être un des personnages les moins connus et pourtant un des plus émouvants du roman de Victor Hugo. Et du spectacle musical inspiré de l’œuvre du grand homme. Fille des Thénardier, elle est élevée avec la petite Cosette. Dans l’ombre même de l’«Alouette», comme l’appelle Hugo, qui incarne à elle-seule l’enfance bafouée. Éponine ne devient visible dans le récit que bien plus tard, en 1832, à Paris, quand tous les protagonistes se retrouvent sur les barricades. Les années ont passé. Cosette et Éponine ont grandi. Éponine est amoureuse du beau Marius, étudiant idéaliste, membre des amis de l’ABC, un club révolutionnaire. Ils se retrouvent sur la barricade. Mais Marius aime Cosette, qu’il a croisée au jardin du Luxembourg. Trio amoureux tragique. Hugo se souvient de Racine. Et Éponine sacrifie son amour pour permettre à Cosette et à Marius de vivre le leur.

Louise a compris le drame du personnage qu’elle incarne. Voici ce qu’elle en dit :

Éponine, c’est la fille des Thénardier, mais elle n’est pas méchante comme ses parents. C’est la sœur d’Azelma et de Gavroche. Quand elle grandit, elle tombe amoureuse de Marius ; mais lui préfère Cosette ; alors elle se sacrifie pour eux. Elle meurt même sur la barricade en protégeant Marius d’une balle. J’aime beaucoup mon personnage. Il est émouvant. Il est généreux.

Louise interprète Éponine dans trois chansons. Elle intervient aussi dans un autre tableau où elle joue le rôle d’une ouvrière qui fera renvoyer Fantine.

Avec tout ça, je ne sais pas encore si je pourrais jouer avec l’orchestre… Je crois que je ne pourrai pas : je dois changer de costumes ; j’interviens dans plusieurs tableaux…

Car si Louise fréquente l’École Municipale de Musique et de Danse depuis l’âge de 6 ans, c’est pour y apprendre la flûte traversière.

Elena Cilli, c’est ma prof de flûte. Elle est très sympa. Elle m’apprend toujours beaucoup. Elle sera Madame Thénardier dans le spectacle. Elle joue très bien son rôle ! Mon prof de solfège, c’est Cyril Carbonne. Lui, il va jouer dans l’orchestre. D’ailleurs, il dirige un ensemble de clarinettes sur un très beau tableau avec Cosette petite, Une Poupée dans la vitrine. En fait, c’est bien de travailler avec les gens qu’on connaît. Et qu’on aime bien.

Louise dit encore avoir appris à interpréter et à chanter, à écouter les directives d’un metteur en scène, à être synchro avec les danseuses dirigées par Julie Delvart.

Louise sera Eponine.
Louise sera Eponine.

À l’école, Louise aime le français, surtout la littérature, et les arts plastiques. Elle espère que ses deux maîtresses du CM2 de Queneau, Mme Revret et Mme Hamon, viendront la voir. Et ses copines aussi !

Il faut venir écouter, regarder et chanter avec nous la belle comédie musicale Misérables ! Ça vaut le coup !

Misérables ! samedi 18 juin 18h, dimanche 19 juin 16h, espace Jean Vilar à Coudekerque Branche.

Réservations : 06 77 07 40 68

images : photographies prises et confiées par Amandine Plancke, photographe de la ville de Coudekerque Branche. Qu’elle en soit remerciée !

LEA DANSE POUR LES MISERABLES …

Elle a bientôt 16 ans. Elle a cette éternelle beauté de la jeunesse et de la discipline que s’imposent les danseurs. Et quand elle danse, elle en impose par sa présence. Cette année, Léa DeVille répète d’arrache pied, avec ses camarades de l’École Municipale de Musique et de Danse, les chorégraphies du spectacle Misérables ! Rendez-vous en juin prochain à Coudekerque Branche pour la découvrir sur la scène de Jean Vilar. Ou ici, et maintenant, à travers ce portrait…

Léa DeVille
Léa DeVille

Comme la plupart des filles de son âge, Léa a des copines. Va voir des films au cinéma. Pour se distraire. Passer des bons moments. Comme la plupart des filles de son âge, elle craque sur Dirty Dancing et rêve de s’envoler comme Jennifer Grey dans les bras d’un Patrick Swayze. Comme la plupart des filles de son âge, Léa chante et danse sur Rihanna. Sur Beyoncé aussi. Mais pas comme la plupart des filles de son âge… Car Léa danse. Bien. Vraiment bien. Elle sait danser. La danse, c’est sa vie. À quatre ans, elle faisait ses premiers pas au cours de danse classique de Julie Delvart, professeure et chorégraphe à l’École Municipale de Danse de Coudekerque Branche. Julie ? Voilà ce qu’elle en dit :

Julie m’a tout appris. C’est comme une deuxième maman pour moi. Ou comme une grande sœur. Elle est adorable. Elle sait ce qu’elle veut. Il y a beaucoup de complicité entre elle et nous, ses « filles » comme elle nous appelle. Mon apprentissage, c’est à Julie que je le dois. Et depuis 12 ans qu’elle me fait travailler et danser, mon parcours suit une belle évolution.

Julie Delvart, chorégraphe (à gauche) et quelques danseuses, lors d'une répétition de Misérables !
Julie Delvart, chorégraphe (à gauche) et quelques danseuses, lors d’une répétition de Misérables !

Et Julie a emmené Léa jusqu’à une 3ème place à un concours régional de danse, l’année dernière, organisé par la ville d’Anzin. Julie a permis à Léa de découvrir d’autres pratiques en la mettant en relation avec d’autres danseurs, d’autres horizons, d’autres gestes. Le Contemporain. Le Modern Jazz. Le mélange de toutes ces danses aussi. Inès Vandamme, que Léa découvre lors d’un stage,  devient une icône, un modèle à suivre. Et on peut comprendre l’engouement de notre jeune danseuse pour cette étoile du Nord qui côtoie les plus grands artistes sur toutes les scènes :

Une autre idole ? Yanis Marshall qui danse avec des talons, mieux que certaines filles !

 Voilà l’univers dansé de Léa. Ce qui la fait s’échapper un peu des exigences du lycée. Elle sera bientôt en 1ère STSS au lycée Angellier de Dunkerque. Elle aime beaucoup les cours de français de M. Maillet. Et elle adore son cours d’Art Danse avec Mme Annequin. Évidemment. Ce qu’elle y apprécie ? Une certaine liberté.

Notre professeure nous donne un thème, et nous devons proposer une chorégraphie. En fonction des bases que nous avons et/ou qu’elle nous enseigne. J’adore travailler de cette façon. Je travaille toujours avec la même copine. Elle, c’est le contemporain. Moi, le classique. À nous deux on crée forcément quelque chose d’original…

Bizarrement, l’idée de participer cette année, non pas à un gala comme d’habitude, mais à une comédie musicale ne l’a pas emballée…

J’ai fait ma petite peste ! J’avais peur qu’on n’ait pas assez de place sur scène pour nous exprimer. Et puis, Les Misérables, ça faisait vieux livre poussiéreux et spectacle poussif. Quand Julie nous a fait écouter les premières musiques et nous a montré les choré, j’ai complètement changé d’avis. Et puis, c’est un beau défi de raconter une belle histoire, avec des chanteurs et un vrai orchestre. Même si ça chamboule un peu nos repères. Mais finalement je suis très contente.

Quand on demande à Léa quel rôle elle aurait aimé interpréter, elle répond sans hésitation :

Fantine. J’adore ce rôle. Il me parle vraiment. Cette femme, qui se bat pour sa fille, Cosette. Qui connaît tellement d’épreuves et qui se relève… je me reconnais un peu… Mais bon, je préfère danser que chanter !

Nul doute que sa première fan à elle, sa mamie Viviane, et son papa, Stéphane, seront fiers de voir cette belle jeune fille danser avec assurance et grâce sur Dans ma vie ou Mon histoire.

Léa, au premier plan, lors d'un gala de danse classique.
Léa, au premier plan, lors d’un gala de danse classique.

Et vous ? Rendez-vous samedi 18 juin à 18h et dimanche 19 juin à 16h, à la salle Jean Vilar de Coudekerque Branche, pour voir danser Léa et tous les autres Misérables !

Autre rendez-vous : mercredi 15 juin à 18h30, gala de danse classique, à Jean Vilar.

images 1 et 3 : photographies  personnelles de Léa DeVille.

image 2 : photographie réalisée par Amandine Plancke, photographe de la ville de Coudekerque Branche.

Qu’elles en soient remerciées toutes les deux !

EMY SERA COSETTE

60 musiciens, presqu’autant de danseuses, 1 danseur, une cinquantaine de choristes, 10 solistes. Et une petite fille de 6 ans, Emy Allebée, qui tiendra un des rôles principaux : Cosette. Cosette, Jean Valjean, Fantine, les Thénardier, Gavroche, Marius, Éponine… Vous avez deviné de quelle œuvre on parle ? Les Misérables, bien sûr ! Victor Hugo, évidemment. Tout ce petit monde, fréquentant assidûment l’École Municipale de Musique et de Danse de Coudekerque Branche, répète depuis septembre pour présenter la comédie musicale inspirée de ce monument de la littérature française : Misérables ! Et Emy sera Cosette…

Emy, à l'affiche du spectacle Misérables !
Emy, à l’affiche du spectacle Misérables !

Les enfants et leurs professeurs travaillent inlassablement, chaque semaine,  pour mettre sur pied une adaptation du spectacle musical digne d’un opéra, créé en 1980 par Robert Hossein et coécrit par Alain Boublil et Claude Michel Schönberg. Depuis sa création, cette comédie musicale a été représentée  par 64 compagnies professionnelles dans le monde entier, et jouée à Londres ou à New York. Les paroles ont été traduites dans 21 langues et le spectacle représenté dans 38 pays. C’est donc à un morceau de choix que s’est attaquée toute cette petite troupe d’enfants de Coudekerque Branche, sous les houlettes bienveillantes  d’adultes enthousiastes. Ludovic Minne, chef d’orchestre, a adapté les prestigieuses partitions. Julie Delvart a imaginé les chorégraphies qui accompagnent les solistes. Sébastien Blanquart dirige la chorale. Marjorie Tricot met en scène, rassemblant toutes les pièces de ce puzzle géant.

Emy et sa maman, Stéphanie, sur la gauche, lors d'une répétition.
Emy et sa maman, Stéphanie, sur la gauche, lors d’une répétition.

Emy, nullement impressionnée par cette foule d’acteurs, de danseurs et de chanteurs en herbe, joue ses partitions au violon dans l’orchestre de jeunes et connaît par chœur ses textes de chansons. Elle au CP, à l’école élémentaire Queneau. Elle aime beaucoup sa maîtresse, Mme Degans. Ce qu’elle préfère à l’école ? Les dictées et le sport. « Il y a des enfants pas sages, nous confie-t-elle. Ils font beaucoup de bêtises et ils disent même des gros mots ». Mais Emy est une enfant sage, attentive, attendrissante, une petite fille émouvante. Un regard malicieux sous une chevelure d’ange. Elle colle parfaitement au rôle de Cosette, personnage emblématique du roman de Victor Hugo, qui incarne à lui-seul l’enfance bafouée. C’est ce qu’a pressenti « Monsieur Minne », comme elle l’appelle toujours, quand il a repéré ce petit talent l’année dernière lors des examens de violon de l’école de musique.

Emy, un tempérament d'artiste...
Emy, un tempérament d’artiste…

Cette année, pour les auditions qui se sont tenues en mars, elle a interprété L’Été, de Vivaldi. Sa professeure, Hélène Jonneskindt, n’était pas peu fière. Et sa maman donc ! Stéphanie, aide à domicile, participe à toutes les répétitions et veille sur les progrès d’Emy. Sébastien, son papa ne peut pas toujours être présent. Il aura une belle surprise les 18 et 19 juin prochains… Surtout que, dans la famille, le grand frère sera aussi sur scène. Paul, élève de la classe de tambours et percussions de Sébastien Courti, et élève de Sébastien Blanquart dans la chorale, participera au spectacle. Quand on interroge la maman, Stéphanie, sur la participations de ses deux enfants à ce beau projet, voilà ce qu’elle dit :

Je suis contente pour tous les deux. Ce que je ressens ? De la fierté, de la joie. Et puis je trouve intéressante cette façon de présenter l’œuvre de Victor Hugo. Les Misérables, tourné autrement. C’est plus accessible, plus vivant.

Quant à Emy, voilà ce qu’elle dit à propos de son rôle, Cosette, et du spectacle :

Cosette, elle est pauvre. Elle aimerait bien avoir une poupée. Fantine, c’est sa maman. Elle est morte et ne peut pas s’occuper d’elle. Alors Cosette vit avec les Thénardier. Et ils sont  très méchants… J’aime bien participer à ce spectacle : ça demande de la concentration. Et puis j’aime bien chanter et jouer du violon… Il faut venir voir le spectacle : vous allez vous amuser et vous éclater !

Car il s’agit bien d’un spectacle vivant. Chant, musique, danse. Et les surprises de la mise en scène…

Quand ? Samedi 18 juin, 18h et dimanche 19 juin 16h.

Où ? À l’Espace Jean Vilar de Coudekerque Branche.

Les places sont en vente dès le 9 mai 2016 à l’École Municipale de Musique et de Danse. 2.50 euros.

Réservations : 06 77 07 40 68.

Le Mag@zoom soutient l’événement. Voir notre précédent article sur le sujet : ici.

image 1, l’affiche du spectacle et image 2, photo d’une répétition : prises de vue réalisées par Amandine Plancke, photographe de la ville de Coudekerque Branche.

image 2 : photo personnelle. Merci à Stéphanie Allebée !

MISERABLES ! EN CHANSONS, ET EN CHANTIER…

Vous connaissez l’œuvre magistrale de Victor Hugo, Les Misérables. Vous connaissez les personnages qui traversent le roman : Jean Valjean, Cosette, Fantine, Gavroche, les Thénardier…. Vous connaissez tous plus ou moins leur histoire. Mais connaissez-vous le spectacle musical écrit par Claude Michel Schönberg et Alain Boublil en 1980 ? C’est ce spectacle que l’École Municipale de Musique et de Danse de Coudekerque Branche prépare pour juin 2016. Et ça répète, ça répète… Visite du chantier, par ici..

Séance de répétition de Misérables ! à la salle Jean Vilar.
Séance de répétition de Misérables ! à la salle Jean Vilar.

60 musiciens, presqu’autant de danseuses, 1 danseur, une cinquantaine de choristes, 10 solistes. Tout ce petit monde a commencé à répéter dès septembre pour mettre sur pied une adaptation du spectacle musical digne d’un opéra, créé en 1980 par Robert Hossein et coécrit par Alain Boublil et Claude Michel Schönberg. Depuis sa création, cette comédie musicale a été jouée sur les plus belles scènes de Londres ou de New York, a été représentée  par 64 compagnies professionnelles dans le monde entier. Les paroles ont été traduites dans 21 langues et le spectacle représenté dans 38 pays. C’est donc à un morceau de choix que s’est attaquée toute cette petite troupe d’enfants de Coudekerque Branche, sous les houlettes bienveillantes  d’adultes enthousiastes. Ludovic Minne, chef d’orchestre, a adapté les prestigieuses partitions. Julie Delvart a imaginé les chorégraphies qui accompagnent les solistes. Sébastien Blanquart dirige la chorale. Marjorie Tricot met en scène, rassemblant toutes les pièces de ce puzzle géant. Car les groupes répétaient séparément jusqu’à cette semaine…

Sébastien Blanquart dirige la chorale.
Sébastien Blanquart dirige la chorale.

Cette semaine où ils se sont retrouvés sur la scène de ce petit bijou qu’est la salle Jean Vilar. Ils se sont retrouvés pour mettre en place les tableaux les plus complexes. Ceux qui rassemblent le plus. À l’usine de Jean Valjean devenu Monsieur Madeleine. Vous vous souvenez ? Quand Les ouvrières découvrent que Fantine a une enfant qu’elle cache, Cosette, et la renvoient ? Ou dans l’auberge des Thénardier. Vous vous souvenez ? Ces deux tenanciers peu scrupuleux qui exploitent et malmènent la petite Cosette que Fantine leur a confiée ? Ou encore sur les barricades. Vous vous souvenez ? Quand on retrouve tous ces personnages dans le Paris qui gronde de l’année 1832 ? Marius, l’étudiant idéaliste et révolutionnaire en première ligne. Avec le petit Gavroche qui se joue des balles en chantant sa mémorable chanson : « Je suis tombé par terre / C’est la faute à Voltaire… » Avec l’émouvante Éponine qui sacrifie son amour pour Marius et sa vie, pour que Cosette, devenue une belle jeune femme, épouse le bel étudiant. Quelle émotion de retrouver tous ces personnages, incarnés par des enfants, des adolescents et quelques adultes qui prêtent leurs voix à la partition du grand Hugo !

Julie Delvart a imaginé les chorégraphies.
Julie Delvart a imaginé les chorégraphies.
Quelques danseuses en répétition.
Quelques danseuses en répétition.

Et ils chantent la misère des peuples. Car le texte de Victor Hugo, enchanté et réactivé par les textes de Boublil, sonnent avec une étrange actualité.

Pauvreté, chômage, inégalités sociales, sort de la femme, droits de l’enfant, avenir de la jeunesse… Tous ces thèmes nous interpellent encore, plus de 150 ans après la publication du roman.

« Tant qu’il existera, par le fait des lois et des mœurs, une damnation sociale créant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers ; tant que les trois problèmes du siècle, la dégradation de l’homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l’atrophie de l’enfant par la nuit, ne seront pas résolus ; tant que l’asphyxie sociale sera possible ; en d’autres termes, tant qu’il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles. » Les Misérables, Préface, Victor Hugo, Hauteville-House, 1862.

Dans ce spectacle adapté pour la scène de Jean Vilar, la parole de Victor Hugo et son message humaniste sont portés par les chants, mais aussi par un habillage vidéo projeté. Et on peut saluer le travail d’Amandine Planke, photographe de la ville, qui assemble textes du roman et images pour assurer la cohésion narrative du spectacle.

La chorale en répétition.
La chorale en répétition.
L'orchestre en répétition.
L’orchestre en répétition.

Vous l’aurez compris : ce projet de l’EMMD de Coudekerque Branche est un véritable défi. Musical. Théâtral. Chorégraphié. Sonore et visuel. Un spectacle complet. Défi pour tous les participants. Défi à notre époque surtout : saura-t-elle entendre le message du visionnaire Hugo porté par toutes ces jeunes et talentueuses voix ? Rendez-vous les 18 et 19 juin…. Et dans d’autres articles pour suivre l’avancement du chantier…

Les photos sont d’Amandine Plancke, photographe de la ville de Coudekerque Branche. Avec son aimable autorisation et son incroyable talent. Qu’elle en soit remerciée !