11 NOVEMBRE A COUDEKERQUE BRANCHE

Le cortège se forme rue Guynemer. Georges Guynemer, aviateur français, né à Paris en 1894, et mort au combat, le 11 septembre 1917, à Poelkappelle, de l’autre côté de la frontière, en pays flamand. C’est dire que cette année 1917, outre qu’elle commémore la prise de pouvoir d’un autre Georges, Clémenceau, permet aux Coudekerquois et au Député Christian Hutin, amoureux de Saint Pol sur Mer, dont il fut le maire pendant des années, de rendre hommage à l’aviateur adopté par notre région.

 

M Hutin Député
M. Christian Hutin, Député.

 

C’est l’occasion aussi pour M. Parents, adjoint aux Anciens Combattants, de rappeler quel rôle important Coudekerque Branche joua dans les combats aériens lors de la Première Guerre Mondiale… Saviez-vous, par exemple, que la Ferme Vernaelde fut, parmi d’autres lieux stratégiques de notre localité, un aérodrome qui regroupa les forces aériennes françaises et celles, britanniques,  qui allaient devenir, en 1918, la Royal Air Force ?

 

M Parents adjoint auxANciens Combattants
M. Jean Paul Parents, Adjoint aux Anciens Combattants.

 

Moment émouvant aussi parce que la jeunesse coudekerquoise est présente pour se souvenir de tragédies qu’elle ne connaît que par les cours d’histoire. Le collège du Westhoek, et son porte drapeau. Les enfants de l’école Pagnol, et sa Marseillaise. Les jeunes du Conseil Municipal des Jeunes, dont c’est la dernière sortie officielle, puisque les élections auront lieu ce mois de novembre. Louise Minne, Maire, Samuel Dumey, 1er Adjoint, Angèle Julien, Simon Weber, et quelques autres, sous la houlette bienveillante de Jean Luc Decreton, responsable du CMJ. Les sortants du CMJ étaient de sortie pour la dernière fois…

 

M. Decreton et le CMJ sortant
M. Jean Luc Decreton et les jeunes élus « sortants » du CMJ.

 

Angèle Julien a lu un très beau texte sur les conditions de vie terribles des « poilus » pendant le conflit. Pour retrouver le portrait d’ Angèle Julien, cliquez ici. Pour retrouver celui de Samuel Dumey, 1er Adjoint, cliquez. Pour retrouver les portraits croisés des deux Maires de Coudekerque Branche, David Bailleul et Louise Minne, cliquez ici.

Angèle Julien et le CMJ sortant

M. le Maire, David Bailleul, n’a d’ailleurs pas manqué de saluer la présence toujours plus nombreuse des jeunes à ce genre de commémoration. Il se dit rassuré que « la relève soit assurée », pour perpétuer la mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour combattre les nationalismes de tous bords, et pour tenir bien haut le flambeau de la Démocratie et de la République.

 

M le Maire
M. David Bailleul, Maire de COudekerque Branche.

 

Le ciel semblait protéger la  générosité de tout le petit peuple coudekerquois : il n’a même pas plu…

images : photographies LeMag@zoom

11 NOVEMBRE A COUDEKERQUE BRANCHE : DU DEVOIR DE MEMOIRE

Soleil et ciel bleu. Comme un clin d’œil chaleureux du temps qu’il fait au temps qui passe, pour accomplir le devoir de mémoire. Comme partout en France, la commune de Coudekerque Branche honore, en ce 11 novembre, ses morts. Morts pour la France. Ceux de Douaumont ou Verdun. Morts pour que nous puissions jouir pleinement de notre liberté. Beaucoup d’enfants et de jeunes associés à cette cérémonie. Parce que cent ans après, quand aucun survivant ne peut plus témoigner, transmettre est essentiel.

ADRIAM Charles, AERNOUT Théophile,  BASSIMON Georges, BATTEUR Gaston, BECAM Fernand DEMEESTER Auguste, DEMEULEMEESTER Gustave,  FONTAINE Maurice, MARTEAU Lucien MERCIER Arsène, VLASSEMAN Albert, WAESELYNCK Lucien, WASTIAUW Gabriel, WATBLED Marcel
WEEXSTEEN Robert, WILLAERT Charles … Tous Coudekerquois… Et des dizaines d’autres noms… Voilà ce qui reste de la grande boucherie. Une liste de noms, gravés dans la pierre de nos cimetières.

Monument aux Morts de Coudekerque Branche. Année 1916...
Monument aux Morts de Coudekerque Branche. Année 1916…

Qui se souvient d’eux ? Leurs descendants savent-ils seulement qu’ils ont existé, qu’ils ont été enfants, qu’ils ont aimé, qu’ils sont partis un jour de grand soleil, la fleur au fusil comme ils disent, et qu’ils ne sont jamais revenus. Jamais. Corps aimés et aimants engloutis par la terre de Verdun ou de Douaumont. Ou d’ailleurs sur l’immense champ de bataille de 14-18, labour des volontés et des enthousiasmes les plus acharnés. Pluie de mitrailles et d’obus. Rats nocturnes effrayants. Jeunesse sacrifiée dans la boue des puissances se partageant un monde en déliquescence. Relisez Dorgelès. Relisez Barbusse. Relisez Céline. Découvrez Au revoir là-haut de Lemaître. Lisez Cris de Gaudé. Ou parcourez simplement les archives de votre commune. Ils prendront alors un peu vie dans votre imagination, ces noms gravés dans la pierre. Elle prendra à nouveau chair, cette chair à canon, peuple d’hommes sacrifiés.

Explosion sur un champ de bataille, 14-18.
Explosion sur un champ de bataille, 14-18.

Lisez les lettres de ces poilus. À leurs mères. À leurs fiancées. À leurs femmes. À leurs enfants. Comme l’ont fait les filles et les garçons du Conseil Municipal des Jeunes de Coudekerque Branche. Avec le sérieux qui incombait à cette importante tâche.

28 juin 1916. Mon amour. Je t’écris ces lignes, peut-être les dernières, quelques heures avant de monter à l’assaut. Il s’agit de repousser les Allemands, au prix de n’importe quel sacrifice au-delà du village de Fleury (…) Ni ma main, ni mon cœur ne tremble. Tu sais combien je t’aime. Tous les battements de mon cœur sont à toi, ma tendrement chérie, à nos petits, à l’enfant attendu. Je voudrais vivre pour vous tous, mais si je devais tomber, Dieu pourvoirait à votre bonheur. Car je veux qu’ils vivent, mes enfants, pour honorer la mémoire de leur père, pour le continuer, s’il est besoin, à côté de leur petite mère dont ils sècheront les larmes à force de caresses, tous nos petits anges aimés, y compris celui que tu portes en toi, ma douce et tendre enfant. Reçois un baiser ardent, où je fais passer toute mon âme, toute ma puissance d’aimer, de celui qui n’a jamais, auprès de sa chérie, connu que la joie de vivre. Je pars réconforté et confiant (…) Je te confie et je confie nos petits, Jean, Pol, Bernard, celui ou celle qui naîtra demain, au bon Dieu. Et je demande à ma mère, à mes parents, de se souvenir que si ton mari est mort pour la France, celle qui porte son nom a droit à toute la pitié, ou plutôt toute la justice et à tout l’amour des siens. Armand. France.

Les jeunes du CMJ ont lu des textes touchants, lettres et témoignages de 14-18.
Les jeunes du CMJ ont lu des textes touchants, lettres et témoignages de 14-18.

Puis le drapeau de la commémoration du 1er conflit mondial fut transmis : d’un jeune du collège La Salle à un jeune du collège du Westhoek. Passation de la flamme. Du souvenir. Et puis les enfants de l’école élémentaire Pagnol ont chanté. La Marseillaise bien sûr. Mais aussi une émouvante chanson qui raconte le quotidien d’un poilu…

Passation du drapeau entre jeunes de deux collèges coudekerquois, sous l'œil attentif de M. David Bailleul.
Passation du drapeau entre jeunes de deux collèges coudekerquois, sous l’œil attentif de M. David Bailleul.

Ces jeunes-là, engagés dans la vie de leur cité, savent certainement la chance qu’ils ont de vivre dans un pays en paix. Ils savourent leur chance d’aller à l’école, librement, chaque jour. Ils mesurent leur chance de ne pas devoir quitter leur famille, fusil à l’épaule et fleur au fusil, pour aller disparaître corps et âme dans la boue d’un champ de bataille. Ces jeunes-là le savent certainement. Et ils montrent la voie à d’autres. Commémoration, mémoire. Champ mental du souvenir qui, intact, doit aider à envisager l’avenir pour que plus jamais n’existent les champs de bataille.

Photos du Mag@zoom, sauf image 2.

LES REVES D’ANGELE…

Elle a 12 ans, et fait preuve d’une grande maturité, déjà, pour son âge.  Élève de 6ème au Collège La Salle à Coudekerque Branche, c’est l’année dernière, alors qu’elle était l’élève de M. Brygo au CM2 de l’école élémentaire Joseph Courtois, qu’elle a été élue au CMJ. Conseil Municipal des Jeunes. De Coudekerque Branche. Myrtille et Coleen ont aussi été élues. Mais Angèle, elle, a franchi un cap supplémentaire : elle est adjointe. Responsable de la Commission Cadre  de vie et Environnement. Portrait…

Angèle Julien
Angèle Julien

Qui ne tente rien, n’a rien. Voilà l’adage populaire qui a poussé Angèle Julien à se présenter aux élections pour le CMJ, en novembre 2015. Élections organisées dans toutes les écoles élémentaires de Coudekerque Branche. Ce qui a motivé sa candidature ? La conscience aiguë de la notion d’accessibilité. Pourquoi cette préoccupation des problèmes rencontrés par les personnes handicapées pour se déplacer et vivre comme tout le monde dans l’espace urbain ? Un tremblement de terre familial. Et personnel. Son petit frère, Erwann, 7 ans, est lourdement handicapé. À 7 ans, Erwann est « comme un nouveau né ». Il ne sait pas marcher. Il ne sait pas bouger. Il ne sait pas manger. Bref, il est totalement dépendant pour vivre. Alors que les petits garçons de son âge perfectionnent leur apprentissage de la lecture et de l’écriture, jouent au foot dans les cours de récré, Erwann, lui, se bat pour exister. Et Angèle vit le handicap de son petit frère chaque jour que Dieu que fait. Et chaque jour que Dieu fait, elle assiste au combat de sa maman, Laetitia, pour porter à bout de bras cet enfant qui ne peut rien faire d’autre que vivre.

Angèle et Erwann, son petit frère
Angèle et Erwann, son petit frère

Angèle trouve sa maman « bien courageuse de s’occuper de 4 enfants, dont un lourdement handicapé ». On comprend maintenant l’engagement d’Angèle dans la ville de Coudekerque Branche au sein du CMJ. Elle se rend compte que certains établissements ou commerces sont difficilement accessibles pour les personnes en fauteuil. Certains trottoirs même ! Et cette toute jeune fille a à cœur de faciliter l’espace urbain à tous ceux qui ont du mal à se déplacer.

Son regard a d’ailleurs changé. Elle dit elle-même qu’aujourd’hui ses responsabilités, en tant qu’adjointe, lui ouvrent les yeux sur les personnes en difficulté. De l’indifférente petite fille qu’elle était, elle est devenue une adolescente sensible, altruiste et engagée. Et elle regarde aussi d’un autre œil les événements auxquels son mandat lui a permis d’assister. La Journée de la Déportation, le 24 avril dernier. La Commémoration du 8 mai 1945. La Fête Nationale du 14 juillet. Toutes ces manifestations, qu’elle regardait jusque là à la télévision, elle les a vécues en tant qu’élue. Et c’est avec beaucoup de solennité, d’émotion et de respect qu’elle y participe. Se sentant investie, vraiment, de sa mission. Elle tient aussi à participer aux réunions du mercredi après-midi. Maison de quartier du Vieux Coudekerque. Les jeunes élus se rassemblent en commissions. Et sous la houlette et les moustaches bienveillantes de Jean Luc Decreton, responsable de ces Apprentis Citoyens, ils travaillent à un avenir meilleur pour leur ville et ses habitants.

Angèle Julien au centre. Louise Minne, Maire du CMJ à droite. David Bailleul, Maire de Coudekerque Branche à gauche, le 14 juillet 2016.
Angèle Julien au centre. Louise Minne, Maire du CMJ à droite. David Bailleul, Maire de Coudekerque Branche à gauche.
Les rêves d'Angèle...
Les rêves d’Angèle…

Angèle danse, aussi. C’est sa passion depuis deux ans. Et elle a hâte du prochain gala. Angèle regarde la télévision, avec sa maman. Angèle rêve de devenir pâtissière. Elle est imbattable pour les croissants et pour les macarons au bubble gum. Angèle écoute de la musique. Les chanteurs populaires d’aujourd’hui, bien sûr. Mais Renaud aussi. Et ses Mistral gagnant. Comme un goût d’enfance trop vite passée. Comme celle d’Angèle, confrontée aux dures réalités. Comme un goût d’enfance perdue, ou pas vraiment vécue, comme celle de son petit frère…

 

images 1, 2 et 4 : photographies personnelles d’Angèle Julien.

image 3 : photographie Le Mag@zoom

14 JUILLET : COUDEKERQUE BRANCHE CELEBRE LES JUSTES, SES MARTYRES ET SES RACINES

14 juillet 2016. Le soleil brille sur Coudekerque  Branche. Les premiers arrivés se réchauffent aux rayons encore timides ce matin. Au menu de cette matinée de commémorations : un point de rendez-vous symbolique, un défilé par une rue qui l’est tout autant. Des discours pour ne pas oublier. Retour sur un moment clé de la mémoire coudekerquoise autant que nationale.

Marianne. Hôtel de Ville de Coudekerque Branche.
Marianne. Hôtel de Ville de Coudekerque Branche.

Rue des Élus de Nanterre. C’est là que les différents acteurs de la cérémonie se sont donnés rendez-vous. On y croise un haut représentant de la Marine Nationale. Une brigade de pompiers. Les Anciens Combattants. Drapeaux claquant et médailles brillant dans le soleil. Les tambours de la fanfare bien sûr. La Brigade Vandamme de Coudekerque Branche et le 13ème Léger de Hondschoote. Cocardes tricolores, bicornes et uniformes de la Révolution Française, ces deux groupes nous replongent immédiatement dans notre histoire de France. 14 juillet 1790.

La Brigade Vandamme et le 13ème Léger.
La Brigade Vandamme et le 13ème Léger.
La Brigade Vandamme et le 13ème Léger.
La Brigade Vandamme et le 13ème Léger.

C’est la Fête de la Fédération, et non pas la prise de la Bastille, que nous commémorons : c’est ce que nous rappelle l’exposition « Coudekerque Branche et la Révolution Française », à voir jusqu’au 19 juillet dans le hall de la Mairie.

Coudekerque Branche et la Révolution Française. Exposition visible jusqu'au 19 juillet.
Coudekerque Branche et la Révolution Française. Exposition visible jusqu’au 19 juillet.

Rue des Élus de Nanterre. Le lieu n’est pas anodin. Il rappelle la tuerie de mars 2002. Un fou furieux, « frustré » qui avait  mené « une vie de merde » (ce sont ses mots), Richard Durm ouvre le feu plus d’une trentaine de fois sur les élus du Conseil Municipal de Nanterre qui viennent de terminer leurs travaux. Un fou furieux qui voulait faire mourir, en toute conscience, des élus de la Nation. Premier rendez-vous avec notre tragique passé.

Le traditionnel défilé se déroule le long de la rue Henri Ghesquière. Autre martyre. Homme modeste, élu de Lille, prisonnier des Allemands lors de la Première Guerre mondiale. Il succombe sous les sévices de la torture ennemie aux portes de l’armistice.

Puis c’est le Parvis de l’Hôtel de Ville. Le Parvis des Justes. Lieu de rendez-vous obligé en ce jour où la France commémore aussi le 72ème anniversaire de la Rafle du Vel d’Hiv. Plus de 1300 juifs sont arrêtés et envoyés à Auschwitz. Gerbes de fleurs. Sonnerie aux morts. Nous nous recueillons…

Se souvenir d’où l’on vient pour savoir où l’on va. Ce sont les mots de David Bailleul. Pour gouverner, non pas avec une girouette, mais avec une boussole. Et transmettre ce patrimoine hérité des Lumières, de la Déclaration des Droits de l’Homme, aux plus jeunes.

Angèle Julien, Louise Minne, Simon Weber, élus du CMJ, M.Bailleul, Maire, M.Parent, Adjoint aux Anciens Combattants.
Angèle Julien, Louise Minne, Simon Weber, élus du CMJ, M.Bailleul, Maire, M.Parent, Adjoint aux Anciens Combattants.

D’ailleurs, ils sont là, les plus jeunes. Sous la houlette bienveillante de M. Decreton qui préside aux destinées du Conseil Municipal des Jeunes et forme avec enthousiasme les apprentis citoyens, trois jeunes élus : Simon Weber et Angèle Julien, tous deux adjoints du CMJ accompagnent leur maire, Louise Minne. Gageons qu’ils sauront tirer les leçons de notre histoire, depuis la Révolution Française, ses exécutions sauvages et ses rêves de liberté, jusqu’aux conflits mondiaux qui devaient payer le prix d’une paix durable dans le monde…

Se souvenir d’où l’on vient pour savoir où l’on va, et ce qu’on veut…

Photographies : Le Mag@zoom.

MISERABLES ! PREMIERE ET PREMIERES IMAGES…

Samedi 18 juin 2016. 18h. Coudekerque Branche. L’Espace Jean Vilar est plein comme un œuf. Les 150 enfants de l’École Municipale de Musique et de Danse sont prêts. Danseuses, musiciens, choristes, solistes interprètent Misérables ! d’après l’œuvre de Victor Hugo. Retour en images sur cette première…

A la volonté du peuple (Orion P.)
A la volonté du peuple (Orion P.)
A la volonté du peuple, chorale, côté jardin...
A la volonté du peuple, chorale, côté jardin…
A la volonté du peuple, chorale, côté cour...
A la volonté du peuple, chorale, côté cour…

Cosette Philippine

Cosette et Léa

Louise Minne, Eponine, et les danseuses.
Louise Minne, Eponine, et les danseuses.

Mon histoire danseuses

Louis Fichelle, Marius.
Louis Fichelle, Marius.
Mme Thénardier, Elena Cilli.
Mme Thénardier, Elena Cilli et les danseuses.
Margot Minne est Fantine (ABC)
Margot Minne, Fantine.
Margot Minne, Fantine, et les danseuses.
Margot Minne, Fantine, et les danseuses.
Emy et Rosie.
Emy et Rosie.
La mort de Gavroche, Tristan Spicht.
La mort de Gavroche, Tristan Spicht.
Final : le PDI et Alain Fenet.
Final : le PDI et Alain Fenet.

Toutes les photos et toutes les vidéos du spectacle seront bientôt en ligne sur le site de la ville de Coudekerque Branche.

Photo 1 : Orion Productions (merci à Pierre Thouvenot !)

Autres photos : AndelBorneCompagny (merci à Bernard Borne !)

 

 

TRISTAN SERA GAVROCHE

60 musiciens, presqu’autant de danseuses, 1 danseur, une cinquantaine de choristes, 10 solistes. Et un grand garçon de tout juste 10 ans, Tristan Spicht, qui tiendra un des rôles principaux : Gavroche. Cosette, Jean Valjean, Fantine, les Thénardier, Gavroche, Marius, Éponine… Vous avez deviné de quelle œuvre on parle ? Les Misérables, bien sûr ! Victor Hugo, évidemment. Tout ce petit monde, fréquentant assidûment l’École Municipale de Musique et de Danse de Coudekerque Branche, répète depuis septembre pour présenter la comédie musicale inspirée de ce monument de la littérature française : Misérables ! Et Tristan sera Gavroche…

Tristan Spicht sera Gavroche.
Tristan Spicht sera Gavroche.

Un regard et un ton déterminés. Qui cachent mal une certaine timidité. Tristan est un enfant comme les autres, ou presque. Il fréquente l’école élémentaire Georges Brassens de Coudekerque Branche, et termine son année de CM2. Il aime bien sa maîtresse, Mme Deram. Ce qu’il préfère à l’école ? Le sport. Il a adoré le cycle consacré à la piscine. C’est même dommage que ce soit si vite fini… Et les arts plastiques aussi. Il a adoré fabriquer des oiseaux, avec de la paille, du bois et autres  matériaux de récupération. Il a eu un coup de foudre pour Claude Monet. Impression Soleil levant, bien sûr. Un enfant comme les autres, donc…

Quoique… Tristan est aussi corniste… depuis trois ans. C’est déjà moins courant. Il suit les cours de Hervé Marescaux, professeur de cor à l’École Municipale de Musique et de Danse de Coudekerque Branche. Il fait donc maintenant partie de l’orchestre de jeunes de l’école. Moins courant encore. Et il a été repéré pour interpréter le rôle de Gavroche, dans le spectacle musical sur lequel les professeurs et les élèves travaillent depuis septembre. Et ça, c’est unique.

Ludovic Minne avait repéré la voix de Tristan. Il en parle à la maman, Amandine. Qui convainc, sans trop de difficulté, un Tristan enthousiaste !

Au début, j’avais le trac quand même. Et puis, dès la première séance de travail avec les danseuses, sur Bonjour Paris, je me suis senti plus à l’aise.

Et Tristan voyage. Beaucoup. D’une répétition à une autre. De l’espace Aragon pour répéter avec les petits du PDI (Parcours de Découverte Instrumentale), à l’Ancienne Mairie pour les répétitions avec l’orchestre. En passant de temps en temps au Maître de Poste. Pour répéter avec les danseuses de Julie Delvart.

Tristan répète avec les petits du PDI, et leur professeur Alain Fenet.
Tristan répète avec les petits du PDI, et leur professeur Alain Fenet.
Alain Fenet accompagnera Tristan et les enfants du PDI pour La Faute à Voltaire...
Alain Fenet accompagnera Tristan et les enfants du PDI pour La Faute à Voltaire…

Il a conscience d’avoir un rôle important. Qu’il travaille avec beaucoup de sérieux et de concentration. Gavroche ? Il l’aime bien.

Il y a encore quelque temps, je ne connaissais rien des Misérables. Je ne connaissais pas l’histoire. Je ne connaissais pas Gavroche. C’est un petit garçon espiègle, qui fait des farces. Il aime bien taquiner les autres. Comme il est pauvre, il est obligé de voler. Et donc, il est poursuivi par les gendarmes.

En effet, on peut dire qu’il connaît bien le personnage qu’il interprète ! Même s’il ne comprend pas encore vraiment pourquoi Hugo en fait un martyre.

C’est vrai, c’est triste que Gavroche meure sur la barriacade. Mais c’est pour nous rappeler que toutes les choses ont une fin, et qu’un jour ou l’autre on doit mourir…

Tristan sera Gavroche.
Tristan sera Gavroche.

Quelle maturité… Pas courant non plus. Un autre personnage le touche : Cosette bien sûr. D’ailleurs, il aurait bien aimé interpréter ce rôle. S’il avait été une fille évidemment !

Elle a de la chance. Le rôle principal, c’est elle. Et puis elle a le temps, que Gavroche n’a pas, car elle vit plus longtemps…

Amandine et Vincent, ses parents, peuvent être fiers… Et ils seront certainement émus en découvrant les qualités de chanteur et d’acteur de Tristan. Et de tous les autres ! Car ils seront nombreux sur la scène de Jean Vilar pour interpréter Misérables !

Tristan, Baptiste, et beaucoup d'autres chanteront Misérables !
Tristan, Baptiste, et beaucoup d’autres chanteront Misérables !

Samedi 18 juin, 18h et dimanche 19 juin, 16h, à l’Espace Jean Vilar de Coudekerque Branche.

Photographies de Amandine Plancke, photographe de la Ville de Coudekerque Branche. Qu’elle en soit remerciée !

LA FETE DES MAIRES…

C’est une fillette très intimidée. C’est un homme très occupé. Elle porte pour l’occasion une jolie robe noire et une veste grise. Lui est en costume, fonction oblige. Elle a bientôt onze ans. Lui en a un peu plus de quarante. Et ils ont deux points communs : ils sont fans de Tintin. Et ils sont maires ! Lui de la commune de Coudekerque Branche. Elle du Conseil Municipal des Jeunes de cette même ville. Cette interview à deux, c’est un peu un jour de fête pour eux. Portraits croisés.

Louise Minne et David Bailleul, devant la fresque "façon Tintin" du bureau de M. le Maire.
Louise Minne et David Bailleul, devant la fresque « façon Tintin » du bureau de M. le Maire.

Elle est en CM2 à l’école Queneau. Lui a fréquenté jadis l’école Millon. Le Vieux Coudekerque. Il a grandi dans ce quartier. Elle, elle aime son quartier de Sainte Germaine. Elle y a ses copines, les ami(e)s de la famille ; ce n’est pas très loin de l’école de musique qu’elle fréquente. Pas très loin non plus de la maison de quartier du Vieux Coudekerque où ont lieu les réunions du CMJ, qu’elle préside en tant que maire. Sous la houlette bienveillante de M. Decreton, qui s’occupe avec beaucoup d’attention de ces jeunes élus. Conseillers municipaux et adjoints en herbe.

En attendant le rendez-vous avec son aîné...
En attendant le rendez-vous avec son aîné…

Lui se souvient de son grand-père. C’est cet homme-là, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, qui lui a transmis le goût de l’engagement. Et les valeurs républicaines. C’est cet homme-là qu’il a en mémoire quand il entre à Sciences Po Lille puis entame des études d’Histoire Politique à Lille III. Il affectionne aussi les engagements de Victor Hugo et de Jules Ferry. L’histoire politique et de la politique, c’est son thème de prédilection. Et puis tout naturellement, il entre au service de la Cité. Celle de Lille, aux côtés de Pierre Mauroy. Autre mentor. Modèle. Grand homme parmi d’autres  grands hommes. Il cite volontiers Gandhi et son idéal de paix. C’est d’ailleurs ce très beau texte du libérateur pacifiste qui est choisi pour illustrer le Parvis des Justes devant la mairie :

Si tu veux la paix dans le monde,
il faut la paix dans ton pays.

Si tu veux la paix dans ton pays,
il faut la paix dans ta région.

Si tu veux la paix dans ta région,
il faut la paix dans ta ville.

Si tu veux la paix dans ta ville,
il faut la paix dans ta rue.

Si tu veux la paix dans ta rue,
il faut la paix dans ta maison. 

Si tu veux la paix dans ta maison,
il faut la paix dans ton cœur.

Elle, elle dévore les récits de La Bibliothèque Rose et de La Bibliothèque Verte. Elle lit aussi ce qui lui tombe sous la main, au hasard des rayonnages de la bibliothèque de la maison : les Fables de La Fontaine ou Le petit Prince de Saint Exupéry. Lui se souvient avoir eu une passion pour les romans de Jules Verne, quand il avait son âge. Les romans d’aventures le transportaient… Et puis un héros de cinéma aussi : Rocky Balboa, alias Sylvester Stallone. Un héros positif… Partir de pas grand-chose, être de condition modeste. Et par le sport, mais surtout par le travail et la volonté, se hisser vers le succès. Et, sur le ring, lever les bras en signe de victoire. Elle, elle a vu pas mal de films d’animation déjà : les mangas japonais, tous les Walt Disney. Elle a adoré les adaptations de Harry Potter. Tiens, un autre point commun : ce magicien né de la plume de J.K. Rolling. D’ailleurs, lui, nous confie un scoop : la Fête de la Flandre et de la Nature, cette année, sera sous le signe de la magie…

C’est une rencontre émouvante, et on n’y parle pas que de souvenirs d’école ou de passions artistiques. On y parle aussi valeurs. Et de politique. Au sens premier, noble, du terme. Être maire, pour elle, c’est s’occuper de la ville, organiser des activités pour les adultes, mais aussi pour les enfants. C’est promouvoir la solidarité, préserver l’environnement, être à l’écoute des gens et des jeunes. Définition qu’il partage complètement. S’occuper d’une ville, c’est la construire, en définir les cadres. Mais ça ne veut rien dire si on ne pense pas à la population qui y vit ! Être maire, c’est s’occuper de ses concitoyens. Petite leçon de vocabulaire pour sa cadette : «les concitoyens, on partage leurs préoccupations». Autre petite leçon quand il s’agit d’évoquer la laïcité. Car elle entend parler souvent d’«école laïque». Sans savoir trop ce que ça veut dire. Monsieur le Maire vient à sa rescousse : ça veut dire que tout le monde peut exercer et vivre sa foi, mais dans la sphère privée. Pour préserver la sérénité du vivre ensemble. La fraternité, elle sait ce que ça signifie : elle a deux petits frères et une grande sœur. Elle veut considérer les autres comme des frères aussi. Lui va plus loin : la fraternité est la condition même de la paix. Dans une ville, dans un pays, dans le monde.  Quant à la liberté, ils partagent l’adage connu que «la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres». Et elle mesure sa chance de vivre dans un pays de libertés : de parole, de presse, d’action. «C’est la base même de la démocratie», renchérit son aîné. La liberté, c’est la possibilité exceptionnelle du choix, et notamment du choix des représentants élus. Nous avons la chance de pouvoir choisir, contrairement à d’autres populations du monde. Et tous les deux d’évoquer Louis XVI, l’«affreux jojo» qui maintenait prisonnière dans des catégories figées la population française de l’Ancien Régime. Mais la liberté induit aussi un devoir : nous sommes responsables des choix que nous formulons, ou pas… Aborder la question de l’égalité, autre valeur de la République défendue par nos deux maires, est difficile : tous deux reconnaissent que l’égalité de tous existe devant la loi. Mais que les inégalités sociales ou de naissance ou de parcours subsistent. Et que l’éternel combat est de les corriger. République. Le mot est lâché. Elle, sait qu’elle vit dans une République, et pressent bien que c’est une chance. Elle en cite d’ailleurs quelques symboles : Marianne, les couleurs du drapeau. Lui, précise que c’est un régime politique qui garantit justement liberté, égalité et fraternité. Et que même si ce n’est pas le régime le plus parfait, en France, on n’a pas trouvé mieux !

Lors de l'élection de la maire du CMJ, en décembre 2015.
Lors de l’élection de la maire du CMJ, en décembre 2015.

L’entretien touche à sa fin… Petit moment de fête pour ces deux-là que seules les années séparent. Fête des maires. Fête des mères. C’est bientôt…. M. le Maire enchaîne les rendez-vous cet après-midi là… Juste le temps d’évoquer rapidement ce moment. Le cadeau pour Martine, sa maman à lui, est déjà acheté. Pour elle, c’est fait aussi… Un au revoir en forme de précepte :

Reste toi-même. Pense toujours que tout ce que tu veux entreprendre est réalisable. Il ne faut pas partir défaitiste : à force de volonté et de travail, on y arrive. Il faut tenter sa chance et y travailler.

Partir de pas grand-chose et lever les bras en signe de victoire, sur le ring de la vie…

Photographies : Le Mag@zoom.