FUKUSHIMA, TERRE DES CERISIERS

Vendredi 11 mars 2011. Début d’après-midi. Fukushima. Japon. La terre tremble. La mer mugit. Et c’est la catastrophe. Nucléaire. Fukushima, Terre des cerisiers raconte la descente aux enfers du peuple nippon. Largement inspiré du livre de Michaël Ferrier, Fukushima, Récit d’un désastre, le spectacle de Brigitte Mounier de la Compagnie des Mers du Nord, se jouera à La Verrière les 27, 28 et 29 novembre prochains. A ne pas manquer. Un avant-goût ici.

cerisiers-en-fleurs-matsuyama2

UNE CATASTROPHE ANNONCÉE

Les dangers du nucléaire, ce n’est pas la première fois que Brigitte Mounier, de la Compagnie des Mers du Nord,  en alerte le public. Reflets du monde, novembre 2013 ; Tchernobyl mon amour, avril 2014,  mise en scène de La Supplication, livre dans lequel la journaliste russe, prix Nobel de Littérature 2015, Svetlana Alexievitch rapporte avec émotion les récits des témoins de la tragédie nucléaire de Tchernobyl. Voir à ce propos, dans le webzine xyetz.com,  notre article Tchernobyl Grande Synthe. Cette fois, elle frappe plus fort encore, les consciences, en adaptant l’essentiel de Fukushima, Récit d’un désastre de Michaël Ferrier. « Cela fait 80 millions d’années que ces plaques [les plaques tectoniques] se frictionnent. Aujourd’hui, ce vieux conflit s’est réveillé. Les répliques s’enchaînent à une cadence folle. La terre tremble. La terre tremble. Le vendredi 11 mars : 78 séismes. Le samedi 12 mars : 148 séismes. Le dimanche 13 : 117 séismes. (…) Paul Claudel, lui, trouve pour le dire les mots justes et l’image exacte : ″A tout moment, à midi, au théâtre, pendant le repas, la main mystérieuse intervient. Elle saisit le Japon au collet, elle lui rappelle qu’elle est là.″ Ici, en une semaine, on en est à plus de 400 répliques. Un tremblement de terre magnitude 5 minimum toutes les 17 minutes… Et c’est dans ce pays qu’on a construit 54 réacteurs nucléaires. » Ce sont les mots de l’auteur, repris par Brigitte Mounier pour dire l’essentiel du message qu’elle veut transmettre au public. L’inconscience meurtrière de ceux qui ont installé des centrales nucléaires sur une terre fragile. Ce mois de mars 2011, les éléments se déchaînent sur le Japon : la terre tremble, un tsunami engloutit tout ce qui vit sous un déluge d’eau, le feu brûle infiniment dans les réacteurs de la centrale, et l’air qu’on respire devient poison, et tue lentement.

A mother and her daughter offer prayers for victims of the March 11, 2011 earthquake and tsunami disaster at a seaside which was damaged by the disaster in Iwaki, Fukushima prefecture, March 11, 2012, to mark the first anniversary of the earthquake and tsunami that killed thousands and set off a nuclear crisis. REUTERS/Kim Kyung-Hoon (JAPAN - Tags: ANNIVERSARY DISASTER)
Un an après la catastrophe, une mère et sa fille prient pour les victimes du 11 mars. REUTERS/Kim Kyung-Hoon (JAPAN – Tags: ANNIVERSARY DISASTER)

« L’île principale de l’archipel semble avoir glissé de plus de deux mètres et l’axe de rotation de la Terre s’être déplacé de dix centimètres, alors imaginez ce qui s’est passé avec les maisons (..) le séisme du Tohoku a libéré une énergie 24 mille fois plus forte que la bombe atomique larguée en 1945 à Nagasaki. » Les mots disent l’énormité, l’aberration, l’horreur aussi vécue pas les populations victimes à la fois du cataclysme naturel et de la catastrophe nucléaire. Mettre en scène l’énormité, l’aberration et l’horreur, c’est le pari de Brigitte Mounier.

MISE EN SCÈNE D’UNE CATASTROPHE

Une année de préparation. Une année d’imprégnation du texte. Des trouvailles techniques ingénieuses. 1h15 seule en scène. Une performance d’actrice remarquable, servie par une chorégraphie époustouflante, composée par Antonia Vitti, partenaire de Carolyn Carlson. Un spectacle en trois tableaux. Comme un haïku que l’on découvre vers après vers. Ou comme un éventail qui se déplie. La Terre. La Mer. Le Ciel. Ou comment le monde devient fou. Baudelaire et Claudel se cassent la figure de la bibliothèque. Des bouts du ciel nous tombent sur la tête. Les murs tremblent. Le sol tangue. Tout est sens dessus dessous. Et la mer vient engloutir le tout. Comment montrer la vague haute de trois étages ? Comment montrer ce déferlement vertigineux : la vitesse d’un tsunami est de 360 km /h pour 1km d’eau ; à 5 km du rivage, les vagues sont encore à 800 km/h … à 500 mètres, c’est l’équivalent d’un TGV ( 250 km/h) qui se lance sur la plage… Comment montrer « les corps, les cris, la lente agonie (..) le bruit de l’eau (…) l’écharpe de boue, la strangulation liquide » les amas de voitures, de bateaux, de maisons, les objets, le verre, le bois, les métaux, toutes ces choses du quotidien des hommes entremêlées dans une danse stagnante et macabre. Comment ? Un aquarium. Sur scène Déroutant. Étonnant. Confondant. Le corps de l’actrice immergé montre tous ces cadavres à la dérive d’un déluge qui charrie êtres et choses dans son cortège boueux et funèbre.

affiche spectacle

Entre poésie et crudité, entre douceur et violence, entre cerisiers en fleurs et eau stagnante, Brigitte Mounier évolue avec grâce et fermeté pour dénoncer la folie des hommes. Pour éveiller les consciences.

Il faut lire le récit de Michaël Ferrier, paru aux éditions Gallimard en 2012, et disponible en format de poche. Il faut courir voir le spectacle de Brigitte Mounier, vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 novembre prochains au Théâtre de La Verrière, à Lille. Gageons que Fukushima, Terre des cerisiers provoque, lui, le séisme des consciences…couverture du livre

Le site de la Compagnie des Mers du Nord, avec une présentation du spectacle : ici.

La Page Facebook de La Compagnie des Mers du Nord : .

Le site du théâtre de La Verrière : par ici.

image 1

image 2

image 3

image 4

LMAC, L’ASSO QUI AIME BEAUCOUP

LMAC, elle aime assez ? elle aime beaucoup ! Elle aime même beaucoup beaucoup cette asso ! Et elle mérite d’être connue ! LMAC : Lille Métropole Arts et Culture. Une association au grand cœur, qui organise des événements artistiques, culturels, divertissants  pour et avec des personnes handicapées. Son objectif ? Poser un regard neuf sur ceux qui ne sont pas comme tout le monde. Mais qui ont la même envie de vivre que tout le monde. Ce mois-ci, deux occasions d’entrer dans le monde d’Audrey, de Jeanne et de tous les autres géants : un livre et un loto. À découvrir d’abord ici…

RÉSISTE !

couverture du livre fbou Une vie dans un corps que je n’ai pas choisi. C’est le livre, émouvant, plein d’espoir, de Jeanne Pelat. Qui souffre d’une myopathie depuis l’âge de 6 ans. Et qui résiste. Elle raconte son histoire, son combat, dans ce très beau livre, préfacé par Sophie Davant, une des fées télévisuelles du Téléthon. Et Jeanne a justement été marraine du Téléthon. En 2004, à l’âge de huit ans. Elle espérait alors qu’un « Docteur Saitout » trouve un remède magique à sa maladie diagnostiquée deux ans plus tôt. Un an après, Jeanne ne marchait plus. Aujourd’hui, la jeune fille de 19 ans est incapable de se débrouiller seule dans la vie quotidienne. Elle se bat contre la souffrance mais aussi et surtout contre l’exclusion du handicap.
Elle a ému la France entière et de nombreuses personnalités qui l’ont rejointe dans son combat : Sophie Davant bien sûr, Sandrine Kiberlain, Nagui… « Je veux que les portes s’ouvrent », écrit-elle dans son témoignage. Elle raconte dans ce livre pour la première fois la maladie qui a pris d’assaut son corps, les multiples opérations, sa vie de famille, amicale, et ses études. Elle donne à tous une formidable leçon d’humanité.
Mais Jeanne, vous l’avez peut-être vue sur scène, dans le rôle de Rosine. Rôle qu’elle a tenu dans un magnifique spectacle, véritable défi pour tous ceux qui y ont participé : En piste ! Les géants tournent.., joué à la salle Grand Sud de Lille en mars 2015.

affiche spectacle les géants site lmacassoQuelle émotion ! Tous ces enfants, ces ados, ces adultes en situation de handicap, relevant les périlleux défis du cirque et présentant, sous la houlette de Bernard Philippe, le plus émouvant et le plus beau chapiteau du monde de la différence ! Si vous avez raté ce moment magique, un DVD existe. Vous aurez l’occasion de vous réjouir deux fois : en le visionnant ; en participant financièrement à l’action pleine d’amour et d’humanité de LMAC. Le site de LMAC : ici.

LE WEEK END DU CŒUR

Pour découvrir LMAC et ses actions, prenez le temps d’un week end.

Le samedi 28 novembre, les amateurs de jeu et de convivialité sont attendus à Quesnoy sur Deûle, à partir de 15h au restaurant scolaire Saint Vincent, pour un méga Loto. Pour s’amuser. Pour rire. Pour jouer avec ce hasard qui parfois ne fait pas toujours bien les choses. Le samedi 28 novembre, tout le monde sera gagnant. 700 euros de lots. Le soutien de l’agglo et de 43 asso. Et la Présidente de LMAC, Audrey Boulfroy, au micro. Les communes de Lompret, Wambrechies, Pérenchies, Frelinghien, Comines, Premesque et Verlinghem ont en effet répondu présentes, avec générosité, à Isabelle Dessart, organisatrice de cet événement. Et Isabelle, en plus du moment ludique, a concocté une soirée gastronomique, à partir de 19h. Des petits plats dans les grands,  une cuisine du terroir et de qualité. Isabelle partagera ses fourneaux avec Frédéric Duthoit, traiteur à Quesnoy sur Deûle. Traiteur et webmaster : cet artisan, en plus, d’être un chef en cuisine, est un pro du web. Avec lui, la vente en ligne, c’est possible. Des infos, ici.  Et son site : .  Si vous êtes tentés, n’hésitez pas à réserver votre samedi : 07 86 64 68 67.

affiche événement fb

Le « téléthon » de LMAC, c’est toute l’année. Et c’est à travers le prisme d’événements artistiques, culturels, conviviaux. Au-delà des différences…

Le site de LMAC : ici.

La page Facebook de LMAC : .

image 1

image 2

image 3

QUI SE SOUCIE DU CONGO BRAZZAVILLE ?

Le Congo, kesako ? Qu’est-ce qui se passe ? On entend parler d’un référendum, de révoltes, d’ingérence de la France mais aussi d’indifférence, voire de mépris. On vous explique ici.

sassou

CHRONIQUE D’UNE DICTATURE ANNONCÉE

Le Président Denis SASSOU NGUESSO a proposé un référendum, dimanche 25 octobre 2015, pour que la population de son pays donne son avis (oui, bulletin vert / non, bulletin rouge) concernant une modification de la Constitution. Ceci lui permettrait de faire sauter les verrous lui interdisant de briguer d’autres mandats présidentiels et de se maintenir, ainsi, indéfiniment au pouvoir. Démarche, et cumul des mandats, que la Constitution du CONGO-Brazzaville ne permet actuellement pas.  Le Président Denis SASSOUS NGUESSO totalise 32 ans d’exercice de la fonction de Président de la République et plus de 41 ans en tant que membre du Gouvernement … Ça ressemble à un Coup d’État constitutionnel…

LA POSITION DE LA FRANCE

Elle est floue et mouvante. C’est le moins qu’on puisse dire… Voilà ce que déclarait le Président Hollande le vendredi 21 novembre 2014, lorsqu’il remettait le prix de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits, à la blogueuse et militante tunisienne des Droits de l’Homme, Amira Yahyaoui :

« L’Afrique, elle, a besoin aussi que l’on promeuve partout les valeurs démocratiques. Et encore ces derniers jours, la population du Burkina Faso a fait une belle démonstration qui doit, à mon avis, faire réfléchir ceux qui voudraient se maintenir au-delà du temps nécessaire à la tête de leur pays en violant l’ordre constitutionnel. Parce que ce qu’a fait la population du Burkina Faso, c’est tout simplement de faire respecter le droit et de permettre que l’on empêche de réviser une Constitution, une loi fondamentale pour une convenance personnelle ». Ça, c’était en 2014…

Quelques jours avant le référendum, en reconnaissant à son homologue congolais « le droit de consulter son peuple », François Hollande s’était attiré les foudres de la presse africaine francophone. Il a rectifié  depuis en disant souhaiter « que les Constitutions soient respectées et que les consultations électorales se tiennent dans des conditions de transparence incontestables ».

hollande

L’Union Européenne, tout comme la présidente de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, ont, quant à elles, appelé au respect de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Une charte qui interdit les changements constitutionnels à des fins personnelles…

LE VOTE

Pour le pouvoir congolais, la victoire est pourtant sans appel : 92,96 % des votants se sont prononcés en faveur de la nouvelle Loi fondamentale, qui permet au président, Denis Sassou-Nguesso, de se représenter en 2016. 72,44 % du corps électoral aurait participé au scrutin.

L’opposition, qui s’est empressée de dénoncer une « tricherie », a appelé à « la désobéissance civile » pour faire obstacle au texte. Tous les observateurs sur place ont en effet constaté que la population avait déserté les bureaux de vote. Le Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad), une des deux principales plates-formes de l’opposition, estimait lundi la participation à  10 % …

Le projet soumis au référendum fait sauter les deux verrous interdisant à Denis Sassou-Nguesso de briguer un troisième mandat présidentiel en 2016 : la limite d’âge et celle du nombre des mandats.

UN SOUTIEN QUI LAISSE PERPLEXE…

Le seul qui s’alarme de la dictature qui est en train de s’installer au Congo Brazaville, et qui doit sourire des tergiversations des partis républicains traditionnels, c’est …. Louis Aliot ! Député Français au Parlement Européen (Groupe ENL – Europe des Nations et des Libertés), élu de la circonscription Sud-Ouest (Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Aquitaine), Vice-Président du …. Front National !

Alors, Charybde ou Scylla ?

Pourquoi les Partis Républicains traditionnels, défenseurs de la démocratie, se taisent-ils ? Quel est l’intérêt du Président François Hollande à tergiverser et à ne pas se positionner efficacement ? Cautionne-t-il ? Pourquoi le Parti Socialiste, pour lequel de nombreux Africains ayant la nationalité française votent par conviction et par tradition, ne se prononce-t-il pas clairement ?

LA VOIX DU PEUPLE

Des morts, des blessés graves, des disparitions inexpliquées, des interrogatoires « musclés », pour ne pas dire des tortures… Voilà encore ce que les grands médias ne disent pas…

Pour conclure, laissons la parole à  un Congolais« Si les Congolais doivent mourir à cause de TOTAL, de Bolloré et autres intérêts de Mon-amie-la-France, alors, tant qu’à faire, les Congolais doivent mourir en vaillants combattants, en faisant très bien comprendre à  Mon-amie-la-France  que LA VIE HUMAINE EST PLUS SACRÉE QUE TOTAL, Bolloré et autres ». Marie-Louise ABIA, message diffusé le 28 octobre 2015, par www.congo-liberty.com

drapeau cu congo

Sources des informations : congo.liberty.com, RFI, le blog de La Voix du Peuple, Le Monde.fr

image 1

image 2

image 3

 

SOUTIFS : COUD’POUCE A PINK BRA BAZAAR

Octobre rose, vous connaissez ? Mois consacré à la prévention et à la lutte contre le cancer du sein. En France, des milliers d’actions, des plus sérieuses aux plus fantaisistes. Le but étant d’éveiller un maximum de consciences autour d’un mal qui touche 1 femme sur 8. Les chiffres sont effarants. Chaque jour qui passe, 130 femmes apprennent qu’elles sont atteintes de cette maladie qui cause encore 12000 décès par an… Coud’Pouce s’associe à la lutte : l’association solidaire de recyclage de linges en tous genres donne un coud’main à une autre association de lutte contre le cancer, Pink Bra Bazaar. On vous explique ici…

image à la une

JOUR 31 DE LA LUTTE

logo coud pouceRetenez cette date : samedi 31 octobre 2015, de 14h à 18h, rue Blanqui à Coudekerque Branche, Coud’Pouce récupère vos vieux soutiens gorge. Vous avez jeté vos vieux soutifs ? Vous êtes un homme ? Une urne géante en forme de machine à laver  récupère vos dons, en échange desquels vous recevrez un ruban rose, symbole de la lutte contre le cancer du sein. Mais ce n’est pas tout ! Coud’Pouce a voulu faire de cette opération un événement festif et familial : Calytso Vergult, esthéticienne et maquilleuse, bénévole de l’asso, maquillera vos enfants… pour Halloween par exemple ! Un autre bénévole, Kevin, vous propose ses services de photographe pour, gratuitement, immortaliser cet instant de lutte et de générosité.

AU MOULIN ROSE ? PINK BRA BAZAAR ? KESAKO ?

Le lien entre ces associations à but non lucratif, solidaire et généreux ? Céline Everaer, référente socio-professionnelle chez Coud’Pouce, qui est à l’origine du partenariat. Pink Bra Bazaar est une association parisienne qui lutte depuis quelque temps déjà contre le cancer du sein. Elle récupère de vieux soutifs, entre autres, les recycle avec originalité et esthétique.

soutien gorge recyclés

Elle veut relayer son action en province : Le Moulin Rose, association qui vend des produits coquins à domicile, répond à l’appel par l’intermédiaire de son antenne locale, et de Céline ! Le lien est créé. L’action peut commencer. Le plus de Coud’Pouce ? Se joindre à la lutte, offrir un lieu, créer des animations autour de l’événement, et proposer une recréation stylée à partir des soutiens gorge.

                          En exclusivité, cette nuisette made innuisette gros plan

                    nuisette coud'pouce   Cédric Neuville

et les couturières de talent

de Coud’Pouce …

 

DU LIEN ET DES LIENS

logo pinkTrois associations pour une bonne cause. Des liens qui se tissent autour du tissu, et par la générosité et le bon sens de bénévoles enthousiastes.  Donner une seconde vie aux soutiens gorge. Donner une seconde vie aux femmes touchées par le cancer du sein. Coud’chapeau à Pink Bra Bazaar. Coud’chapeau à Moulin Rose. Coud’chapeau à Laurent Vanrechem, Président de Coud’Pouce, à Pascal Rohart, son directeur, à Cédric Neuville, le styliste de talent, aux couturières géniales et aux nombreux autres bénévoles de l’association.

Des liens utiles, vers :

la page facebook de Pink Bra Bazaar : ici

la page facebook de Au Moulin Rose :

la page facebook de Coud’Pouce : par ici

site de l’opération Octobre Rose :

image 1

image 2

image 3

images 4 et 4bis : crédits photo Coud’Pouce

image 5

DU SANG DANS VOS PORTABLES

Téléphone portable, tablette, ordinateur, console de jeux… Tous ces objets sont fabriqués à l’aide de minerais précieux car rares : étain, tungstène, or et coltan. Coltan : contraction de colombite et de tantalite, pierre polymétallique contenant du fer, du manganèse, du tantale et du nobium. L’extraction et le commerce de ces minerais nient la dignité humaine. Doux euphémisme qui dévoile en réalité un esclavage moderne. Ils financent également des groupes armés qui font régner la terreur. Doux euphémisme qui pointe les terroristes. Mardi 27 octobre 2015, la France doit se prononcer sur un projet de règlement européen concernant l’importation de ces minerais provenant des zones de conflits. Plus qu’une prise de conscience : un acte fort s’impose.

COLTAN ET AUTRES PIERRES PRÉCIEUSES DES GEEKS

Le coltan est utilisé dans la fabrication de nos téléphones portables, tablettes et autres consoles de jeux.  Utilisé aussi dans la fabrication d’instruments de laboratoire, de condensateurs, de circuits électroniques divers, de systèmes de signalisation aérienne et ferroviaire. Entre autres. Quand on sait qu’aujourd’hui environ 60 téléphones portables se vendent chaque seconde dans le monde, on imagine bien la quantité astronomique de cette pierre précieuse nécessaire à l’industrie de ces nouvelles technologies. 1kg de coltan est vendu environ 50 euros par les familles, et leurs enfants, qui extraient ce minerai, aux «propriétaires» qui les font travailler. Sur le marché mondial, ce kilo se revend 50 000 euros. Ce sont les enfants de la République Démocratique du Congo qui sont les premières victimes de ce marché. Dans un téléphone standard, on trouve aussi de l’or, en quantité infime. Ce sont les enfants de Tanzanie qui risquent leur vie pour extraire le précieux métal. Lisez ou relisez cet article de Human Rights Watch d’août 2013.

EH ! MECS !

On les appelle comme ça quand ils sont adultes. Et vieux avant l’âge. EMEC : Enfants Mineurs Esclaves du Coltan. Ils sont 63 000 en RDC. Plus petits -ils ont entre 5 et 7 ans quand ils commencent à travailler- plus malléables, ils se faufilent plus facilement dans les galeries très étroites des mines. Mines peu étayées, soumises aux éboulements réguliers. Ils y passent leurs journées à respirer des gaz toxiques. Ils remontent chaque heure pour reprendre de l’oxygène.

image d'enfant du congo

L’ONU a déjà perçu le lien entre les guerres intestines en  RDC et l’exploitation du coltan : les chefs de guerre gagnent de l’argent avec la vente de cet or noir cher aux multinationales. Argent réinvesti dans l’achat d’armes…

Selon Amesty International, les Nations Unies ont très tôt identifié ce problème et ont déjà chiffré à 3,8 millions de morts, le nombre de personnes ayant péri à cause de ces groupes armés liés aux ressources naturelles dans la région des Grands Lacs. Ailleurs, en Colombie, Birmanie, des groupes armés tirent profit du commerce de ces minerais.

chef de guerre

En Colombie par exemple, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) tirent jusqu’à 20 % de leurs revenus du contrôle du commerce de l’or. D’autres groupes armés contrôlent des mines de tantale ou de wolframite (minerai constitué d’oxyde de tungstène). Jusqu’à présent, entre 4,7 et 5,7 millions de personnes ont été contraintes à des déplacements forcés et plus de 25 000 autres ont disparu.

enfant de colombie

Toujours selon Amnesty International, en 2013, l’Union Européenne était le deuxième  importateur mondial de téléphones mobiles et d’ordinateurs (240 millions de téléphones et plus de 100 millions d’ordinateurs). La France en est quant à elle le sixième importateur mondial.

téléphone portable

Il est grand temps de faire pression quand les ressources naturelles deviennent sources de conflits, de terrorisme, d’indignités, de mort. La France doit donc peser sur les discussions autour du projet présenté bientôt à Strasbourg.

Individuellement, nous pouvons aussi agir. En achetant par exemple un téléphone portable équitable. Une entreprise, Fairphone, basée à Amsterdam, en produit déjà depuis deux ans. Le « Fairphone 2 » est disponible…

image 1

image 2

image 3

image 4

 

 

 

SAY SOMETHING, CHARLIE WINSTON

Le chanteur britannique de 37 ans a rencontré les réfugiés. De Berlin. De la Jungle de Calais. De Grèce et de  Macédoine. Il leur apporte ce qu’il est. Son chapeau de travers. Sa guitare. Sa parole et sa voix d’artiste. Chanteur engagé. Il compose SAY SOMETHING, que l’on peut entendre depuis hier.

say something

JE SUIS CHARLIE

charlie winstonCLAP AU CLIP

L’artiste a reçu le soutien des Nations Unies, de AVAAZ.org et de La Croix Rouge Internationale, à laquelle tous les bénéfices seront reversés. D’autres artistes, dont certains apparaissent dans le clip, rejoignent Charlie Winston : Sting, Adriana Karembeu, Matthieu Chédid ou encore Peter Gabriel.

la page facebook de Charlie Winston : ici.

image 1

image 2

OFFENBACH A LA PISCINE

12 choristes enthousiastes, 2 musiciennes et 1 musicien virtuoses, 1 chef de chœur passionné, 2 chanteurs lyriques, des vrais ! 3 cousines, 1 vidéaste de talent, 6 comédiens survoltés, une metteure en scène déjantée, le tout dans un bocal culturel à presque 360° : cela donne un spectacle décoiffant. Viva Offenbach, une adaptation de La Périchole, à La Piscine de l’ULCO à Dunkerque. 21 et 22 octobre prochains. A vos agendas !

DE JACQUES OFFENBACH À AUDREY CHAPON

au cabaret

La Périchole est un opéra-bouffe de Jacques Offenbach, sur un livret de Ludovic Halévy et de Henri Meilhac inspiré d’une comédie de Prosper Mérimée, Le Carrosse du Saint-Sacrement, créé en octobre 1868 au Théâtre des Variétés dans une version en deux actes, puis dans une version remaniée en 3 actes et 4 tableaux quelques années plus tard. Hortense Schneider et José Dupuis tiennent les rôle titres  de la Périchole et de Piquillo. C’est une libre adaptation que propose Audrey Chapon, allant de l’œuvre à sa réception très mitigée par le public de l’époque. Public de l’époque lui-même partagé entre le désir de se cultiver au théâtre et l’envie de s’amuser. La gaieté contre l’ennui.

céline

UN MIROIR TENDU À NOTRE SOCIÉTÉ ?

Certes. Mais le sujet, si léger semble-t-il, met en lumière des questions terriblement sérieuses et tellement contemporaines : comment les grands de ce monde s’y prennent pour manipuler les peuples ; comment influencer l’opinion publique ; comment détourner la loi pour assouvir un désir personnel ; comment le politique avance quasiment toujours masqué ; comment réussir dans la vie tout en restant vertueux ; comment vivre décemment quand on est artiste… Nous sommes bien à la fin du XIXème siècle, et toute ressemblance avec des faits ou des personnalités politiques de notre époque etc etc etc…

bertrand et catherine

Le tout enrobé dans une mise en scène virevoltante, une musique virtuose, des chants dont certains sont devenus des morceaux d’anthologie de l’opéra comique : La Lettre, La Séguédille, Les Couplets de l’Espagnol, sans oublier l’extraordinaire Je suis grise. catherine en rouge

En attendant l’interprétation de Catherine Gosse et de Denis Mignien, voici La Séguédille de Roberto Alagna et de Roxana Constantinescu, histoire de vous mettre l’eau à la bouche…

On rit, on chante, on boit (beaucoup), on danse, on s’amuse. Éclats de rire et éclats de voix. Tout est bien qui finit. Nous sommes à l’opéra … comique !

C’est mercredi 21 et jeudi 22 octobre à 20h, à La Piscine, Rue du Gouvernement à Dunkerque.

Réservation souhaitée. 03 28 23 70 69

page facebook de La Piscine : ici.

le site de La Piscine : ici.

image 1

image 2

image 3

image 4

LA TETE HAUTE AU STUDIO 43 POUR LA P.J.J. DE DUNKERQUE

LUNDI 12 OCTOBRE 2015 à 19H30, le Studio 43 organise une  rencontre ayant pour thème : Jeunes et Justice. Une occasion pour ces jeunes de la P.J.J., aux parcours difficiles, de présenter les courts métrages qu’ils ont réalisés avec l’aide de l’association KOAN. Une occasion pour le public de voir ou de revoir le film d’Emmanuelle Bercot La Tête haute, réalisé en partie à Dunkerque. Une occasion de réfléchir aux responsabilités des parents et des institutions de notre pays face à la dérive de ces jeunes. Zoom sur le film et l’événement.

image 1

UNE MÈRE ENFANT

sara forestierOn ne peut que saluer la performance d’actrice de Sara Forestier. Elle incarne Sèverine, une femme enfant, une mère irresponsable, une adulte qui n’a pas su grandir. La première scène du film est parlante. Dans le bureau de la juge, alias Catherine Deneuve, on comprend tout de suite les erreurs commises par cette mère. Jambes écartées, un bébé qui pleure sur les bras qu’elle n’arrive pas à calmer tant elle le secoue et lui crie dessus. Propos vulgaires. Elle apparaît à bout. Elle ne sait plus comment élever Malony, le héros du film, qui n’a alors que 5 ou 6 ans (interprété par le petit Enzo Trouillet… craquant ! ). Elle le rejette par des paroles blessantes. Elle ne sait plus quoi faire de lui. Il est ingérable. «C’est un boulet pour tout le monde, ce gosse». Il est comme son père. Qui est mort peu de temps auparavant… Tout ça devant son petit garçon bien sûr. Elle pleure. Elle crie.  Elle craque. Elle déborde. Elle finit par déposer un sac avec les affaires de Malony sur le bureau de la juge en déclarant qu’elle ne veut plus s’en occuper. Un placement en famille d’accueil est décidé. Le regard du petit garçon est plein d’incompréhension. Déchirant. On la retrouve quelques années plus tard, dans une voiture volée, que conduit, dangereusement, Malony. La mère et le petit frère hilares à l’arrière. On a compris.  Sa relation au Malony devenu ado, alias Rod Paradot, est ambiguë : copine, confidente. Quand elle est veut endosser son rôle de mère, elle est violente : elle le frappe, lui crache dessus. À d’autres moments, on a l’impression, par son irresponsabilité (elle refuse d’aller chercher le petit frère à l’école déclarant qu’il va bien savoir se débrouiller), qu’elle est la « fille » de son fils. Irresponsabilité. C’est le mot.  Elle ne sait pas où est Malony, ce qu’il fait. Elle fume des joints devant son petit dernier et s’étonne ensuite qu’il soit placé. En même temps, elle ressent de l’amour pour ses enfants qu’elle veut réunir à Noël… On pense à ce très beau, et très dur, film de Maïwenn, Polisse, sorti en 2011. «C’est difficile d’élever un enfant. Un enfant, c’est pas un jouet». Ces paroles qu’elle prononce vers la fin du film paraissent cyniques, en tout cas déplacées. Manque total de recul. Aucune prise de conscience. Sara Forestier incarne une mère irresponsable comme on peut en croiser parfois… La ressemblance est criante de vérité…

DES INSTITUTIONS AVEUGLES ET SOURDES

dans le bureau de la jugeFace à cette irresponsabilité parentale, deux institutions. L’École d’abord. Elle exclut. Purement et simplement. Et puis quand Malony présente à une principale de collège sa lettre de motivation (qu’il a eu bien du mal à rédiger, lui qui ne sait même pas tenir correctement un stylo entre ses doigts !), elle ne voit que les exclusions précédentes et prévient qu’elle n’a «pas assez de personnel de surveillance pour faire la police». Pas mal comme prise de contact avec ce jeune qui tente une repentance… Institution prédominante du film : la Justice. Incarnée par Catherine Deneuve, juge des enfants. Froide, distante, dont le discours reste souvent inaccessible. Curieusement, une certaine « sympathie » se dégage de sa personnalité. Et une réelle affection se noue entre elle et Malony, qu’elle « suit » pendant plus de dix ans… La froideur de la Justice s’incarne aussi dans la personnalité du jeune procureur, alias Martin Loizillon. CEF, MDE, EPM, PJJ. Mesures éducatives. Mesures de réparation. Jargon judiciaire jargonnant.  Rappels à la Loi. Discours qui tournent à vide, tout le temps. À aucun moment, quelqu’un ne pense à dire tout simplement à la mère comment il faut faire, comment il faut s’y prendre. Personne ne pense à demander à Malony ce qu’il veut, de quoi il souffre, s’il est heureux, ce qui le rend malheureux. Non ingérence dans l’exercice de l’autorité parentale, aussi défectueux, et dramatique dans ses conséquences, soit-il ? Que faut-il faire et dire ? A t-on le droit de rappeler aux parents comment on éduque un enfant ?

UN PEU D’AMOUR

benoît magimelDe l’amour, il y en a dans ce film. Heureusement. De la part de Benoît Magimel, qui joue le rôle de Yann, l’éducateur qui suit Malony. De la part de sa mère, même s’il est « surprenant ». On pense à Mommy, de Xavier Dolan, sorti il y a quelques mois. De la part de quelques acteurs sociaux ou judiciaires qui traversent le film. Comme cette infirmière qui propose un massage au jeune garçon, lors d’une séance d’«estime de soi». De la part de Tess, alias Diane Rouxel, la petite amie. Attention douce,  gestes affectueux, sympathie. Ce qui manque finalement cruellement à ce jeune homme catalogué « délinquant ». Amour qu’il semble trouver dans son tout nouveau rôle de père. À la fin du film. Père à 18 ans… Espoir ? Ou promesse d’une répétition du drame de la parentalité non assumée ? Emmanuelle Bercot n’apporte pas de réponse. La question reste ouverte. Elle sera certainement débattue après la projection du film et des courts métrages réalisés par ces jeunes qui vivent le parcours de Malony.

 Studio 43 de Dunkerque. Lundi 12 octobre 2015, 19h30. En présence du réalisateur des courts métrages et des jeunes participant au projet. Tarif unique : 5€.

site de l’association KOAN : ici.

image 1

image 2

image 3

image 4

LA PEINE DE MORT : HUGO, BADINTER ET AMNESTY

image 1

10 octobre. Journée internationale de lutte contre la peine de mort. L’occasion de nous rappeler quelques figures fondatrices de la lutte. L’occasion de faire un petit tour d’horizon de l’état de cette peine dans la plupart des États.

UN VISIONNAIRE : VICTOR HUGO

C’est sans conteste son combat le plus fervent et le plus long. Toute une vie. Dès l’enfance, il est fortement troublé par le triste spectacle d’un prisonnier conduit à l’échafaud sur une place de Burgos. À l’adolescence, c’est la vision des préparatifs d’un bourreau en place de Grève qui le révolte. Sa lutte d’écrivain commence donc avec la publication d’un premier ouvrage en 1829 : Le denier Jour d’un condamné. Écrit à la première personne, ce récit frappe par l’angoisse qu’il suscite et libère son auteur du sentiment de culpabilité qui l’étreint chaque fois qu’il est confronté à ce douloureux problème. Devant la Chambre des Pairs, où il officie, il s’élève contre « les peines irréparables ».

le dernier jour d'un condamnéUn autre ouvrage important dans la lutte littéraire et politique de Victor Hugo : Claude Gueux, paru en 1834. L’histoire se base sur des faits réels. Claude Gueux, condamné pour avoir volé un pain. Poussé à bout par un surveillant qu’il finit par tuer dans un accès de colère, mû par le sentiment d’injustice. Claude Gueux préfigure le Jean Valjean des Misérables, qui paraîtra presque trente ans plus tard. Et toujours la même certitude qui hante Hugo : c’est la misère qui conduit au crime. La misère sociale.  Nous ajouterions aujourd’hui la misère affective, psychologique, culturelle. C’est toujours dans le désert de l’ignorance que pousse le crime. Et l’échafaud.

Cette tête de l’homme du peuple, cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la, fécondez-la, éclairez-la, moralisez-la utilisez-la ; vous n’aurez pas besoin de la couper.

BADINTER : UN MINISTRE ÉCLAIRÉ

Est-ce parce que son père est mort déporté au camp de concentration de Sobibor ? Robert Badinter a toujours défendu l’abolition de la peine de mort. Garde des Sceaux de Mitterand de 1981 à 1986, son discours en faveur de l’abolition du 17 septembre 1981, prononcé devant l’Assemblée marque un tournant pour la justice en France.

Il s’agit bien, en définitive, dans l’abolition, d’un choix fondamental, d’une certaine conception de l’homme et de la justice. Ceux qui veulent une justice qui tue, ceux-là sont animés par une double conviction : qu’il existe des hommes totalement coupables, c’est-à-dire des hommes totalement responsables de leurs actes, et qu’il peut y avoir une justice sûre de son infaillibilité au point de dire que celui-là peut vivre et que celui-là doit mourir.

A cet âge de ma vie, l’une et l’autre affirmations me paraissent également erronées. Aussi terribles, aussi odieux que soient leurs actes, il n’est point d’hommes en cette terre dont la culpabilité soit totale et dont il faille pour toujours désespérer totalement. Aussi prudente que soit la justice, aussi mesurés et angoissés que soient les femmes et les hommes qui jugent, la justice demeure humaine, donc faillible. (…)

Parce qu’aucun homme n’est totalement responsable, parce qu’aucune justice ne peut être absolument infaillible, la peine de mort est moralement inacceptable.

La peine de mort est abolie en France depuis octobre 1981.

TOUR D’HORIZON D’UN HORIZON ENCORE SOMBRE

Chine. Iran. Irak. Arabie Saoudite. États-Unis d’Amérique. Guinée. Mali. Sierra Leone. 58 pays pratiquent encore actuellement la peine de mort. 23 exécutions aux Étas-Unis en 2015. Ali Mohammed Al Nimr, âgé de 21 ans… Et bien d’autres dont vous trouverez la macabre liste sur le site d’Amnesty International et sur celui de La Peine de Mort dans le Monde.

Le 10 octobre est la journée internationale contre la peine de mort.

4513_DP_Stats_Top5_05

image 1

image 2

image 3

APPEL D’AIR POUR TERRE D’ERRANCE

résistance

DES PLANCHES…

Norrent Fontes. Petite commune du Pas de Calais. Au carrefour de Lille, Calais, Boulogne et Arras. Une église et une Pieta. Un cimetière. Trois cressonnières. 1500 âmes. Enfin, quelques dizaines de plus depuis qu’un camp de réfugiés s’y est implanté. Et puis des flammes. Qui ravagent tout. Le misérable campement part en fumée. Le 27 avril 2015. Des bénévoles de Terre d’Errance, et d’autres âmes généreuses, se mettent à l’œuvre. Avec les exilés, forts de leurs espoirs et de leur volonté d’une vie meilleure. Ils reconstruisent ensemble un camp de fortune. Des planches. De l’huile de coude. De la fraternité. Et encore des planches.

reconstruction

Et puis l’absurde s’invite sur le chantier : L’État dresse un procès verbal d’infraction pour construction sans autorisation. Le Maire signe un arrêté d’interruption des travaux pour absence de permis de construire. Deux membres de l’Association Terre d’Errance, convoqués à la gendarmerie le 16 septembre dernier, risquent jusqu’à 75 000 euros d’amende et 3 mois de prison avec sursis s’ils continuent leur opération de mise à l’abri. Absurdité, indifférence. Et surtout incohérence avec les discours officiels des dirigeants européens qui s’entendent pour accueillir les réfugiés…

…AUX PLANCHES

Une planche de salut pour Terre d’Errance et les réfugiés de ce camp ? Peut-être : l’association mobilise des artistes de renom et organise une manifestation artistique. Un appel à l’art pour un appel d’air. Quand la musique, la danse, le cirque, le chant viennent au secours de ceux qui ont tout perdu. Quand les artistes prêtent leurs projecteurs à ceux qui en ont besoin. Que l’on parle de cette inhumanité de l’administration et de ses rouages. Que l’on mobilise les talents, quels qu’ils soient, pour redonner leur dignité à ces hommes, ces femmes, ces enfants qui sont nos frères en humanité. Insensé qui croit que je ne suis pas toi a écrit Victor Hugo. Les misérables que notre monde moderne a enfantés sont à nos portes. Le samedi 10 octobre, à partir de 11h, c’est la fête de l’humain à Norrent Fontes : concerts, jeux, ateliers et auberge espagnole. À partir de 18h, la fête continue au complexe du Vert Feuillage, rue de l’Église, à Ham en Artois.

Aire Hip Hop entrera dans la danse. Et le Cirqu’ en Cavale. Notons la participation généreuse et talentueuse de HK et les Saltimbanks, chantres de l’exclusion sociale. Ils savent de quoi ils parlent… Une occasion de découvrir un style musical voguant entre le blues, le chaâbi et le reggae. Un beau voyage. Sans risques celui-là…

HK et les Saltimbanks

Page facebook de Terre d’Errance : ici.

image 1

image 2

image 3