LA FETE DES MAIRES…

C’est une fillette très intimidée. C’est un homme très occupé. Elle porte pour l’occasion une jolie robe noire et une veste grise. Lui est en costume, fonction oblige. Elle a bientôt onze ans. Lui en a un peu plus de quarante. Et ils ont deux points communs : ils sont fans de Tintin. Et ils sont maires ! Lui de la commune de Coudekerque Branche. Elle du Conseil Municipal des Jeunes de cette même ville. Cette interview à deux, c’est un peu un jour de fête pour eux. Portraits croisés.

Louise Minne et David Bailleul, devant la fresque "façon Tintin" du bureau de M. le Maire.
Louise Minne et David Bailleul, devant la fresque « façon Tintin » du bureau de M. le Maire.

Elle est en CM2 à l’école Queneau. Lui a fréquenté jadis l’école Millon. Le Vieux Coudekerque. Il a grandi dans ce quartier. Elle, elle aime son quartier de Sainte Germaine. Elle y a ses copines, les ami(e)s de la famille ; ce n’est pas très loin de l’école de musique qu’elle fréquente. Pas très loin non plus de la maison de quartier du Vieux Coudekerque où ont lieu les réunions du CMJ, qu’elle préside en tant que maire. Sous la houlette bienveillante de M. Decreton, qui s’occupe avec beaucoup d’attention de ces jeunes élus. Conseillers municipaux et adjoints en herbe.

En attendant le rendez-vous avec son aîné...
En attendant le rendez-vous avec son aîné…

Lui se souvient de son grand-père. C’est cet homme-là, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, qui lui a transmis le goût de l’engagement. Et les valeurs républicaines. C’est cet homme-là qu’il a en mémoire quand il entre à Sciences Po Lille puis entame des études d’Histoire Politique à Lille III. Il affectionne aussi les engagements de Victor Hugo et de Jules Ferry. L’histoire politique et de la politique, c’est son thème de prédilection. Et puis tout naturellement, il entre au service de la Cité. Celle de Lille, aux côtés de Pierre Mauroy. Autre mentor. Modèle. Grand homme parmi d’autres  grands hommes. Il cite volontiers Gandhi et son idéal de paix. C’est d’ailleurs ce très beau texte du libérateur pacifiste qui est choisi pour illustrer le Parvis des Justes devant la mairie :

Si tu veux la paix dans le monde,
il faut la paix dans ton pays.

Si tu veux la paix dans ton pays,
il faut la paix dans ta région.

Si tu veux la paix dans ta région,
il faut la paix dans ta ville.

Si tu veux la paix dans ta ville,
il faut la paix dans ta rue.

Si tu veux la paix dans ta rue,
il faut la paix dans ta maison. 

Si tu veux la paix dans ta maison,
il faut la paix dans ton cœur.

Elle, elle dévore les récits de La Bibliothèque Rose et de La Bibliothèque Verte. Elle lit aussi ce qui lui tombe sous la main, au hasard des rayonnages de la bibliothèque de la maison : les Fables de La Fontaine ou Le petit Prince de Saint Exupéry. Lui se souvient avoir eu une passion pour les romans de Jules Verne, quand il avait son âge. Les romans d’aventures le transportaient… Et puis un héros de cinéma aussi : Rocky Balboa, alias Sylvester Stallone. Un héros positif… Partir de pas grand-chose, être de condition modeste. Et par le sport, mais surtout par le travail et la volonté, se hisser vers le succès. Et, sur le ring, lever les bras en signe de victoire. Elle, elle a vu pas mal de films d’animation déjà : les mangas japonais, tous les Walt Disney. Elle a adoré les adaptations de Harry Potter. Tiens, un autre point commun : ce magicien né de la plume de J.K. Rolling. D’ailleurs, lui, nous confie un scoop : la Fête de la Flandre et de la Nature, cette année, sera sous le signe de la magie…

C’est une rencontre émouvante, et on n’y parle pas que de souvenirs d’école ou de passions artistiques. On y parle aussi valeurs. Et de politique. Au sens premier, noble, du terme. Être maire, pour elle, c’est s’occuper de la ville, organiser des activités pour les adultes, mais aussi pour les enfants. C’est promouvoir la solidarité, préserver l’environnement, être à l’écoute des gens et des jeunes. Définition qu’il partage complètement. S’occuper d’une ville, c’est la construire, en définir les cadres. Mais ça ne veut rien dire si on ne pense pas à la population qui y vit ! Être maire, c’est s’occuper de ses concitoyens. Petite leçon de vocabulaire pour sa cadette : «les concitoyens, on partage leurs préoccupations». Autre petite leçon quand il s’agit d’évoquer la laïcité. Car elle entend parler souvent d’«école laïque». Sans savoir trop ce que ça veut dire. Monsieur le Maire vient à sa rescousse : ça veut dire que tout le monde peut exercer et vivre sa foi, mais dans la sphère privée. Pour préserver la sérénité du vivre ensemble. La fraternité, elle sait ce que ça signifie : elle a deux petits frères et une grande sœur. Elle veut considérer les autres comme des frères aussi. Lui va plus loin : la fraternité est la condition même de la paix. Dans une ville, dans un pays, dans le monde.  Quant à la liberté, ils partagent l’adage connu que «la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres». Et elle mesure sa chance de vivre dans un pays de libertés : de parole, de presse, d’action. «C’est la base même de la démocratie», renchérit son aîné. La liberté, c’est la possibilité exceptionnelle du choix, et notamment du choix des représentants élus. Nous avons la chance de pouvoir choisir, contrairement à d’autres populations du monde. Et tous les deux d’évoquer Louis XVI, l’«affreux jojo» qui maintenait prisonnière dans des catégories figées la population française de l’Ancien Régime. Mais la liberté induit aussi un devoir : nous sommes responsables des choix que nous formulons, ou pas… Aborder la question de l’égalité, autre valeur de la République défendue par nos deux maires, est difficile : tous deux reconnaissent que l’égalité de tous existe devant la loi. Mais que les inégalités sociales ou de naissance ou de parcours subsistent. Et que l’éternel combat est de les corriger. République. Le mot est lâché. Elle, sait qu’elle vit dans une République, et pressent bien que c’est une chance. Elle en cite d’ailleurs quelques symboles : Marianne, les couleurs du drapeau. Lui, précise que c’est un régime politique qui garantit justement liberté, égalité et fraternité. Et que même si ce n’est pas le régime le plus parfait, en France, on n’a pas trouvé mieux !

Lors de l'élection de la maire du CMJ, en décembre 2015.
Lors de l’élection de la maire du CMJ, en décembre 2015.

L’entretien touche à sa fin… Petit moment de fête pour ces deux-là que seules les années séparent. Fête des maires. Fête des mères. C’est bientôt…. M. le Maire enchaîne les rendez-vous cet après-midi là… Juste le temps d’évoquer rapidement ce moment. Le cadeau pour Martine, sa maman à lui, est déjà acheté. Pour elle, c’est fait aussi… Un au revoir en forme de précepte :

Reste toi-même. Pense toujours que tout ce que tu veux entreprendre est réalisable. Il ne faut pas partir défaitiste : à force de volonté et de travail, on y arrive. Il faut tenter sa chance et y travailler.

Partir de pas grand-chose et lever les bras en signe de victoire, sur le ring de la vie…

Photographies : Le Mag@zoom.

 

LOUISE SERA EPONINE…

60 musiciens, presqu’autant de danseuses, 1 danseur, une cinquantaine de choristes, 10 solistes. Et une grande fille de presque 11 ans, Louise Minne, qui tiendra un des rôles principaux : Éponine. Cosette, Jean Valjean, Fantine, les Thénardier, Gavroche, Marius, Éponine… Vous avez deviné de quelle œuvre on parle ? Les Misérables, bien sûr ! Victor Hugo, évidemment. Tout ce petit monde, fréquentant assidûment l’École Municipale de Musique et de Danse de Coudekerque Branche, répète depuis septembre pour présenter la comédie musicale inspirée de ce monument de la littérature française : Misérables ! Et Louise sera Éponine

Louise Minne en Eponine.
Louise Minne en Eponine.

Éponine… C’est peut-être un des personnages les moins connus et pourtant un des plus émouvants du roman de Victor Hugo. Et du spectacle musical inspiré de l’œuvre du grand homme. Fille des Thénardier, elle est élevée avec la petite Cosette. Dans l’ombre même de l’«Alouette», comme l’appelle Hugo, qui incarne à elle-seule l’enfance bafouée. Éponine ne devient visible dans le récit que bien plus tard, en 1832, à Paris, quand tous les protagonistes se retrouvent sur les barricades. Les années ont passé. Cosette et Éponine ont grandi. Éponine est amoureuse du beau Marius, étudiant idéaliste, membre des amis de l’ABC, un club révolutionnaire. Ils se retrouvent sur la barricade. Mais Marius aime Cosette, qu’il a croisée au jardin du Luxembourg. Trio amoureux tragique. Hugo se souvient de Racine. Et Éponine sacrifie son amour pour permettre à Cosette et à Marius de vivre le leur.

Louise a compris le drame du personnage qu’elle incarne. Voici ce qu’elle en dit :

Éponine, c’est la fille des Thénardier, mais elle n’est pas méchante comme ses parents. C’est la sœur d’Azelma et de Gavroche. Quand elle grandit, elle tombe amoureuse de Marius ; mais lui préfère Cosette ; alors elle se sacrifie pour eux. Elle meurt même sur la barricade en protégeant Marius d’une balle. J’aime beaucoup mon personnage. Il est émouvant. Il est généreux.

Louise interprète Éponine dans trois chansons. Elle intervient aussi dans un autre tableau où elle joue le rôle d’une ouvrière qui fera renvoyer Fantine.

Avec tout ça, je ne sais pas encore si je pourrais jouer avec l’orchestre… Je crois que je ne pourrai pas : je dois changer de costumes ; j’interviens dans plusieurs tableaux…

Car si Louise fréquente l’École Municipale de Musique et de Danse depuis l’âge de 6 ans, c’est pour y apprendre la flûte traversière.

Elena Cilli, c’est ma prof de flûte. Elle est très sympa. Elle m’apprend toujours beaucoup. Elle sera Madame Thénardier dans le spectacle. Elle joue très bien son rôle ! Mon prof de solfège, c’est Cyril Carbonne. Lui, il va jouer dans l’orchestre. D’ailleurs, il dirige un ensemble de clarinettes sur un très beau tableau avec Cosette petite, Une Poupée dans la vitrine. En fait, c’est bien de travailler avec les gens qu’on connaît. Et qu’on aime bien.

Louise dit encore avoir appris à interpréter et à chanter, à écouter les directives d’un metteur en scène, à être synchro avec les danseuses dirigées par Julie Delvart.

Louise sera Eponine.
Louise sera Eponine.

À l’école, Louise aime le français, surtout la littérature, et les arts plastiques. Elle espère que ses deux maîtresses du CM2 de Queneau, Mme Revret et Mme Hamon, viendront la voir. Et ses copines aussi !

Il faut venir écouter, regarder et chanter avec nous la belle comédie musicale Misérables ! Ça vaut le coup !

Misérables ! samedi 18 juin 18h, dimanche 19 juin 16h, espace Jean Vilar à Coudekerque Branche.

Réservations : 06 77 07 40 68

images : photographies prises et confiées par Amandine Plancke, photographe de la ville de Coudekerque Branche. Qu’elle en soit remerciée !

LES ENFANTS DU BOLERO

1 seul mouvement. 340 mesures. 19 sections. Une unique cellule rythmique de 2 mesures, sur laquelle viennent se greffer 2 mélodies de 16 mesures chacune. Un thème A. Un contre-thème B. 12 mn pour la version la plus courte. 18 mn pour la plus longue. Des violons. Beaucoup. 1 harpe. 1 piccolo. 2 flûtes. 2 hautbois. 1 cor anglais. 3 clarinettes. 2 bassons. 1 contre basson. 2 saxophones. 4 trompettes. 3 trombones. 1 tuba. 2 tambours. 3 timbales. 1 grosse caisse. 2 cymbales. 1 tamtam. 1 célesta. Instruments qui s’ajoutent de manière progressive. Et LA  caisse claire qui tient LE rythme tout au long de la partition. Et ça donne un morceau mondialement connu. Que tout le monde connaît. Que tout le monde sifflotte. Que beaucoup ont réorchestré. Quelques uns des enfants du Boléro de Ravel dans cet article.

Thème A du Boléro. Partie de flûte.
Thème A du Boléro. Partie de flûte.

Le musicologue Émile Vuillermoz affirme, à propos de l’une de ces dernières œuvres de Ravel :

L’homme de la rue se donne la satisfaction de siffler les premières mesures du Boléro, mais bien peu de musiciens professionnels sont capables de reproduire de mémoire, sans une faute de solfège, la phrase entière qui obéit à de sournoises et savantes coquetteries.

LA GENÈSE

Ravel répond à une commande de son amie Ida Rubinstein, danseuse russe, qui voulait « un ballet de caractère espagnol ». Sur une chorégraphie de Bronislava Nijinska, le Boléro est créé le 22 novembre 1928 à l’Opéra Garnier. En 1930, Ravel arrange une version pour orchestre. Œuvre testamentaire (Ravel meurt en 1937), elle sera jouée d’abord dans les capitales européennes. La partition originale, 31 pages manuscrites au crayon, est propriété de l’État Français depuis 1992 et est conservée à la Bibliothèque Nationale de France.

LA LÉGENDE

Jamais musique n’a été reprise autant et de façons si diverses. Si Ravel n’a pas eu d’enfants naturels, ses fils spirituels sont légion… Voici quelques unes des plus belles adaptations du Boléro.

Frank Zappa, guitariste, compositeur américain, propose une  version reggae du Boléro de Ravel, sortie en 1991 sur l’album The Best Band You Never Heard In Your Life :

 

Jean Félix Lalanne, immense guitariste, compose et joue une version du Boléro pour… une seule guitare ! Époustouflant !

Le chœur basque Oldarra, créé en 1945, composé de voix masculines, a sa version… « virile » :

Jacques Loussier, pianiste, compositeur français, spécialiste de Bach, propose une version légèrement jazzy du Boléro en 1999 :

 

Le chanteur et compositeur souriant de Don’t worry, be happy, Bobby McFerrin, propose sa version, plutôt joyeuse, du Boléro, pour un chanteur et un public :

 

Tout le monde se souvient de la fin grandiose du film de Claude Lelouch, Les Uns et les autres. 1979. Maurice Béjart. Jorge Donn. Un régal…

Et enfin, une version exotique, magnifique, africaine…  Angelique Kidjo :

 

Ravel a dit : « Je dois dire que le Boléro est rarement dirigé comme je pense qu’il devrait l’être.» C’est vrai qu’on reconnaissait à ce compositeur rigoureux cette exigence du tempo. Gageons qu’il aurait quand même apprécié toutes ces versions de son BoléroComme autant d’hommages à la simplicité de sa magistrale partition. Et les artistes savent que « simplicité » n’est pas synonyme de « facilité »…

image

LEA DANSE POUR LES MISERABLES …

Elle a bientôt 16 ans. Elle a cette éternelle beauté de la jeunesse et de la discipline que s’imposent les danseurs. Et quand elle danse, elle en impose par sa présence. Cette année, Léa DeVille répète d’arrache pied, avec ses camarades de l’École Municipale de Musique et de Danse, les chorégraphies du spectacle Misérables ! Rendez-vous en juin prochain à Coudekerque Branche pour la découvrir sur la scène de Jean Vilar. Ou ici, et maintenant, à travers ce portrait…

Léa DeVille
Léa DeVille

Comme la plupart des filles de son âge, Léa a des copines. Va voir des films au cinéma. Pour se distraire. Passer des bons moments. Comme la plupart des filles de son âge, elle craque sur Dirty Dancing et rêve de s’envoler comme Jennifer Grey dans les bras d’un Patrick Swayze. Comme la plupart des filles de son âge, Léa chante et danse sur Rihanna. Sur Beyoncé aussi. Mais pas comme la plupart des filles de son âge… Car Léa danse. Bien. Vraiment bien. Elle sait danser. La danse, c’est sa vie. À quatre ans, elle faisait ses premiers pas au cours de danse classique de Julie Delvart, professeure et chorégraphe à l’École Municipale de Danse de Coudekerque Branche. Julie ? Voilà ce qu’elle en dit :

Julie m’a tout appris. C’est comme une deuxième maman pour moi. Ou comme une grande sœur. Elle est adorable. Elle sait ce qu’elle veut. Il y a beaucoup de complicité entre elle et nous, ses « filles » comme elle nous appelle. Mon apprentissage, c’est à Julie que je le dois. Et depuis 12 ans qu’elle me fait travailler et danser, mon parcours suit une belle évolution.

Julie Delvart, chorégraphe (à gauche) et quelques danseuses, lors d'une répétition de Misérables !
Julie Delvart, chorégraphe (à gauche) et quelques danseuses, lors d’une répétition de Misérables !

Et Julie a emmené Léa jusqu’à une 3ème place à un concours régional de danse, l’année dernière, organisé par la ville d’Anzin. Julie a permis à Léa de découvrir d’autres pratiques en la mettant en relation avec d’autres danseurs, d’autres horizons, d’autres gestes. Le Contemporain. Le Modern Jazz. Le mélange de toutes ces danses aussi. Inès Vandamme, que Léa découvre lors d’un stage,  devient une icône, un modèle à suivre. Et on peut comprendre l’engouement de notre jeune danseuse pour cette étoile du Nord qui côtoie les plus grands artistes sur toutes les scènes :

Une autre idole ? Yanis Marshall qui danse avec des talons, mieux que certaines filles !

 Voilà l’univers dansé de Léa. Ce qui la fait s’échapper un peu des exigences du lycée. Elle sera bientôt en 1ère STSS au lycée Angellier de Dunkerque. Elle aime beaucoup les cours de français de M. Maillet. Et elle adore son cours d’Art Danse avec Mme Annequin. Évidemment. Ce qu’elle y apprécie ? Une certaine liberté.

Notre professeure nous donne un thème, et nous devons proposer une chorégraphie. En fonction des bases que nous avons et/ou qu’elle nous enseigne. J’adore travailler de cette façon. Je travaille toujours avec la même copine. Elle, c’est le contemporain. Moi, le classique. À nous deux on crée forcément quelque chose d’original…

Bizarrement, l’idée de participer cette année, non pas à un gala comme d’habitude, mais à une comédie musicale ne l’a pas emballée…

J’ai fait ma petite peste ! J’avais peur qu’on n’ait pas assez de place sur scène pour nous exprimer. Et puis, Les Misérables, ça faisait vieux livre poussiéreux et spectacle poussif. Quand Julie nous a fait écouter les premières musiques et nous a montré les choré, j’ai complètement changé d’avis. Et puis, c’est un beau défi de raconter une belle histoire, avec des chanteurs et un vrai orchestre. Même si ça chamboule un peu nos repères. Mais finalement je suis très contente.

Quand on demande à Léa quel rôle elle aurait aimé interpréter, elle répond sans hésitation :

Fantine. J’adore ce rôle. Il me parle vraiment. Cette femme, qui se bat pour sa fille, Cosette. Qui connaît tellement d’épreuves et qui se relève… je me reconnais un peu… Mais bon, je préfère danser que chanter !

Nul doute que sa première fan à elle, sa mamie Viviane, et son papa, Stéphane, seront fiers de voir cette belle jeune fille danser avec assurance et grâce sur Dans ma vie ou Mon histoire.

Léa, au premier plan, lors d'un gala de danse classique.
Léa, au premier plan, lors d’un gala de danse classique.

Et vous ? Rendez-vous samedi 18 juin à 18h et dimanche 19 juin à 16h, à la salle Jean Vilar de Coudekerque Branche, pour voir danser Léa et tous les autres Misérables !

Autre rendez-vous : mercredi 15 juin à 18h30, gala de danse classique, à Jean Vilar.

images 1 et 3 : photographies  personnelles de Léa DeVille.

image 2 : photographie réalisée par Amandine Plancke, photographe de la ville de Coudekerque Branche.

Qu’elles en soient remerciées toutes les deux !

EMY SERA COSETTE

60 musiciens, presqu’autant de danseuses, 1 danseur, une cinquantaine de choristes, 10 solistes. Et une petite fille de 6 ans, Emy Allebée, qui tiendra un des rôles principaux : Cosette. Cosette, Jean Valjean, Fantine, les Thénardier, Gavroche, Marius, Éponine… Vous avez deviné de quelle œuvre on parle ? Les Misérables, bien sûr ! Victor Hugo, évidemment. Tout ce petit monde, fréquentant assidûment l’École Municipale de Musique et de Danse de Coudekerque Branche, répète depuis septembre pour présenter la comédie musicale inspirée de ce monument de la littérature française : Misérables ! Et Emy sera Cosette…

Emy, à l'affiche du spectacle Misérables !
Emy, à l’affiche du spectacle Misérables !

Les enfants et leurs professeurs travaillent inlassablement, chaque semaine,  pour mettre sur pied une adaptation du spectacle musical digne d’un opéra, créé en 1980 par Robert Hossein et coécrit par Alain Boublil et Claude Michel Schönberg. Depuis sa création, cette comédie musicale a été représentée  par 64 compagnies professionnelles dans le monde entier, et jouée à Londres ou à New York. Les paroles ont été traduites dans 21 langues et le spectacle représenté dans 38 pays. C’est donc à un morceau de choix que s’est attaquée toute cette petite troupe d’enfants de Coudekerque Branche, sous les houlettes bienveillantes  d’adultes enthousiastes. Ludovic Minne, chef d’orchestre, a adapté les prestigieuses partitions. Julie Delvart a imaginé les chorégraphies qui accompagnent les solistes. Sébastien Blanquart dirige la chorale. Marjorie Tricot met en scène, rassemblant toutes les pièces de ce puzzle géant.

Emy et sa maman, Stéphanie, sur la gauche, lors d'une répétition.
Emy et sa maman, Stéphanie, sur la gauche, lors d’une répétition.

Emy, nullement impressionnée par cette foule d’acteurs, de danseurs et de chanteurs en herbe, joue ses partitions au violon dans l’orchestre de jeunes et connaît par chœur ses textes de chansons. Elle au CP, à l’école élémentaire Queneau. Elle aime beaucoup sa maîtresse, Mme Degans. Ce qu’elle préfère à l’école ? Les dictées et le sport. « Il y a des enfants pas sages, nous confie-t-elle. Ils font beaucoup de bêtises et ils disent même des gros mots ». Mais Emy est une enfant sage, attentive, attendrissante, une petite fille émouvante. Un regard malicieux sous une chevelure d’ange. Elle colle parfaitement au rôle de Cosette, personnage emblématique du roman de Victor Hugo, qui incarne à lui-seul l’enfance bafouée. C’est ce qu’a pressenti « Monsieur Minne », comme elle l’appelle toujours, quand il a repéré ce petit talent l’année dernière lors des examens de violon de l’école de musique.

Emy, un tempérament d'artiste...
Emy, un tempérament d’artiste…

Cette année, pour les auditions qui se sont tenues en mars, elle a interprété L’Été, de Vivaldi. Sa professeure, Hélène Jonneskindt, n’était pas peu fière. Et sa maman donc ! Stéphanie, aide à domicile, participe à toutes les répétitions et veille sur les progrès d’Emy. Sébastien, son papa ne peut pas toujours être présent. Il aura une belle surprise les 18 et 19 juin prochains… Surtout que, dans la famille, le grand frère sera aussi sur scène. Paul, élève de la classe de tambours et percussions de Sébastien Courti, et élève de Sébastien Blanquart dans la chorale, participera au spectacle. Quand on interroge la maman, Stéphanie, sur la participations de ses deux enfants à ce beau projet, voilà ce qu’elle dit :

Je suis contente pour tous les deux. Ce que je ressens ? De la fierté, de la joie. Et puis je trouve intéressante cette façon de présenter l’œuvre de Victor Hugo. Les Misérables, tourné autrement. C’est plus accessible, plus vivant.

Quant à Emy, voilà ce qu’elle dit à propos de son rôle, Cosette, et du spectacle :

Cosette, elle est pauvre. Elle aimerait bien avoir une poupée. Fantine, c’est sa maman. Elle est morte et ne peut pas s’occuper d’elle. Alors Cosette vit avec les Thénardier. Et ils sont  très méchants… J’aime bien participer à ce spectacle : ça demande de la concentration. Et puis j’aime bien chanter et jouer du violon… Il faut venir voir le spectacle : vous allez vous amuser et vous éclater !

Car il s’agit bien d’un spectacle vivant. Chant, musique, danse. Et les surprises de la mise en scène…

Quand ? Samedi 18 juin, 18h et dimanche 19 juin 16h.

Où ? À l’Espace Jean Vilar de Coudekerque Branche.

Les places sont en vente dès le 9 mai 2016 à l’École Municipale de Musique et de Danse. 2.50 euros.

Réservations : 06 77 07 40 68.

Le Mag@zoom soutient l’événement. Voir notre précédent article sur le sujet : ici.

image 1, l’affiche du spectacle et image 2, photo d’une répétition : prises de vue réalisées par Amandine Plancke, photographe de la ville de Coudekerque Branche.

image 2 : photo personnelle. Merci à Stéphanie Allebée !

SASSOU ASSASSIN. FRANCE A FRIC COMPLICE.

Titre d’article qui en dit long sur une colère. Ou une exaspération. Ou un sentiment d’impuissance face à une politique mondiale assujettie aux lois de la finance. Politique occidentale qui ne voit que ses intérêts. Financiers bien évidemment. Au mépris de vies humaines. Au mépris des Droits de l’Homme que ce même Occident veut transmettre de façon universelle aux pays du monde entier. Quel cynisme ! Après les Panama Papers, voici la Brazzaville Terreur. Avec une France à fric complice. On se calme, et on vous explique…

Carte du Congo Brazzaville.
Carte du Congo Brazzaville.
Drapeau du Congo Brazzaville.
Drapeau du Congo Brazzaville.

PRÉSIDENT DIDACTEUR, RETOUR SUR UN COUP D’ÉTAT CONSTITUTIONNEL

Denis Sassou Nguesso, Président du Congo Brazzaville depuis plus de 32 ans maintenant, organise en octobre dernier un référendum pour consulter la population sur une modification de la Constitution du pays. Ceci malgré  la mise en garde  de la présidente de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, qui avait appelé au respect de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Charte qui interdit les changements constitutionnels à des fins personnelles… La modification est évidemment votée et entérinée, à l’issue de ce suffrage aux allures de mascarade. Et personne ne proteste. Nulle part. Sassou Nguesso fait ainsi  sauter les deux verrous lui interdisant de briguer un troisième mandat présidentiel en 2016 : la limite d’âge et celle du nombre des mandats. (relire notre article à ce sujet : ici).

PRÉSIDENT SANGUINAIRE

Les élections présidentielles ont donc eu lieu en mars 2016. Autre mascarade électorale. Sassou est élu, évidemment. Les candidats de l’opposition, comme le Général du peuple, Jean-Marie Michel MOKOKO (originaire du nord comme Sassou-Nguesso), dont la candidature à la présidentielle a rencontré l’adhésion d’une partie importante dans le sud du pays, contestent les résultats. Ils sont nombreux à appeler à des mouvements de «désobéissance civile». Sorte de « Nuit debout » à la congolaise. Sauf que là-bas, Sassou ne plaisante pas. Il fait massacrer toute une partie de la population du sud de Brazzaville. Des scènes de tueries à Pointe Noire aussi. Afin de terroriser la population bien sûr. Afin de créer le chaos dans le pays. Et transformer ces luttes électorales en un véritable conflit Nord Sud au cœur du pays. Voire un conflit ethnique…

Les citadins fuient les quartiers éloignés pour se réfugier dans les campagnes.
Les citadins fuient les quartiers éloignés pour se réfugier dans les campagnes.

Cela ne vous rappelle pas de vieux souvenirs ? Des milices armées jusqu’aux dents, précédées par des hélicoptères (pilotés par des Blancs…) tirent sur tout ce qui bouge. Les populations, hommes femmes, enfants, se réfugient où ils peuvent. Et sont massacrés sur place… Ci-dessous la manifestation de la diaspora congolaise de France à Paris, dimanche 10 avril 2016 :

LA FRANCE À FRIC COMPLICE

Pas d’autoflagellation mal placée. Juste un constat : la République Française a tergiversé longtemps lors du référendum sur la modification de la Constitution. Arguant du « Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », ou quelque chose d’approchant… Quel cynisme… En effet, François Hollande déclarait, félicitant en passant la population du Burkina Faso d’avoir empêché un coup d’État en 2014, qu’il fallait « faire respecter le droit et permettre que l’on empêche de réviser une Constitution, une loi fondamentale pour une convenance personnelle ». Ça, c’était en 2014… Quelques jours avant le référendum d’octobre 2015, en reconnaissant à son homologue congolais « le droit de consulter son peuple », François Hollande s’était attiré les foudres de la presse africaine francophone. Il a rectifié  ensuite en disant souhaiter « que les Constitutions soient respectées et que les consultations électorales se tiennent dans des conditions de transparence incontestables ». N’empêche que par son indécision et son manque de courage, la France ne dit rien. Elle ne fait qu’encourager une dictature. Et continue à se servir au passage. Ah si ! elle fait quand même quelque chose : elle met quand même en garde les ressortissants Français du Congo Brazzaville. Voici le communiqué du Quai d’Orsay, daté du 4 avril 2016 :

Après l’incursion cette nuit d’éléments armés au sud de Brazzaville, des opérations sont en cours dans la capitale. A Pointe Noire, des heurts ont actuellement lieu en périphérie de la ville avec la Police. A Brazzaville, il est demandé à tous les ressortissants français de demeurer confinés à leur domicile, en particulier dans les quartiers Sud. Le lycée Saint Exupéry et l’Institut français sont fermés. A Pointe Noire, il est fortement recommandé d’éviter les quartiers périphériques ainsi que les déplacements non indispensables. Il convient de se tenir éloigné des lieux de rassemblement et de garder la plus grande vigilance. Source : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/congo/

La France a plutôt intérêt à être amie ami avec Sassou. Voici un article, datant de août 2015 publié sur le site de l’Ambassade de France à Brazzaville, sous l’égide du Ministère des Affaires Étrangères :

Les entreprises françaises jouent un rôle de premier plan dans l’économie congolaise. Le groupe pétrolier Total a investi plus de deux milliards d’euros dans les trois dernières années et investira vraisemblablement autant dans les trois prochaines années. Le groupe Bolloré s’est engagé à aménager le terminal conteneurs de Pointe Noire ce qui représente un investissement de 570 millions d’euros. L’ensemble de ces chantiers induisent à leur tour des investissements de fournisseurs et sous-traitants et majorent de 50% les chiffres précédents. (…) la France bénéficie à plein des investissements en cours pour reconstruire le pays et développer ses ressources. Les entreprises françaises disposent de près de 120 implantations dont la moitié sous forme de filiales qui emploient plus d’un millier d’expatriés – dont nombre de double nationaux – en premier lieu à Pointe Noire où réside plus de la moitié d’entre eux. (…) les statistiques internationales (balances des paiements des banques centrales) continuent de placer la France en tête des pays investisseurs (en stock comme en flux). La France demeure également le premier fournisseur du pays. Les exportations françaises ont doublé en quatre ans à 456 millions d’euros en 2009. Elles sont tirées autant par une poignée de grands contrats d’équipement pétroliers ou d’infrastructures, que par de nombreuses petits courants d’affaires. Elles bénéficient de l’antériorité d’une communauté française en croissance, de 5500 personnes. (voir la totalité de l’article ici.)

Le ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, et Sassou Nguesso, lors de la COP 21 (en partie financée par le dictateur...)
Le ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, et Sassou Nguesso, lors de la COP 21 (en partie financée par le dictateur…)

Et pour achever ce tableau cynique d’une France qui ferme les yeux sur un génocide balbutiant pour continuer son commerce, voici un autre exemple, édifiant aussi, relaté par L’OBS du 30 mars 2016. Anne Gravoin, l’épouse du Premier Ministre Emmanuel Valls, est depuis 2013 à la tête d’un orchestre, l’Alma Chamber Orchestra, qui dit vouloir « diffuser un message de paix et de fraternité« . Il s’est déjà produit au Maghreb, en Afrique du Sud, au Moyen-Orient, et le 8 janvier dernier, à la Philharmonie de Paris. Anne Gravoin en est le premier violon et la directrice artistique. L’OBS révèle les noms de ceux qui ont permis à la presque première dame de se hisser à la tête de cette formation et lui organisent des concerts à travers le monde. On y trouve, entre autres, Jean-Yves Ollivier, figure de la Françafriquehomme de confiance du président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso ;  il a aidé à l’organisation de la tournée de l’Alma Chamber Orchestra en Afrique du Sud, en avril 2015. Avec la Fondation Brazzaville, qu’il préside, il a aussi parrainé le concert de l’orchestre à la Philharmonie de Paris. Il a reçu les insignes d’officier de la Légion d’honneur des mains de Manuel Valls en juin 2015, deux mois après la tournée sud-africaine… Un éclairage sur ce personnage, ici.

Jean Yves Ollivier. Pour en savoir plus sur cet étrange personnage : https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/281113/sassou-nguesso-et-jean-yves-ollivier-en-mal-de-propagande
Jean Yves Ollivier, conseiller de Sassou Nguesso.

On y trouve aussi Ivor Ichikowitz, président de Paramount, le plus important groupe d’armement en Afrique, principal fournisseur d’armes (blindés, avions de combat) de Denis Sassou Nguesso. Sa Fondation Ichikowitz, partenaire de l’Alma Chamber Orchestra, a pris en charge la logistique et la promotion des concerts donnés à Johannesburg, à Durban et à Soweto.  Sassou et Mme Valls. Quel étonnant duo… La totalité de l’article publié par L’OBS : .

Voilà pourquoi tant de colère… Le politique n’est-il donc jamais vertueux ? La complaisance est-elle toujours l’alliée du pouvoir ? Un homme politique peut-il fermer les yeux sur ses intérêts financiers et sur un pouvoir étendu plutôt que de fermer les yeux sur les tragédies dont il se retrouve complice ?

Sources : page Facebook de Zenga Mambu Congo-Brazzaville ainsi que www.congo-liberty.com 

image 1

image 2

image 3

image 4

image 5

 

EMILE SUR SCENE ET SUR SEINE

Vous ne connaissez pas encore Émile ? Émile Liéatoux ? Bienfaiteur de l’humanité….  Ni chef religieux, encore moins politique. Bienfaiteur de l’humanité tout court. Et c’est déjà beaucoup ! Illustre héritier d’une non moins illustre famille d’inventeurs. Après avoir sillonné les rues et les scènes des villes et villages de France, de bas en Hauts et d’est en ouest, Émile pose sa valise, ses inventions, solutions universelles et conseils pour une vie meilleure au Théâtre du Gouvernail, à Paris. La Capitale. Qui frémit déjà d’aise. On vous en dit un peu plus ici…

9 + 7, spectacle d'Emile Liéatoux, bienfaiteur de l'humanité.
9 + 7, spectacle d’Emile Liéatoux, bienfaiteur de l’humanité.

INVENTEUR

Vélo rural d’appartement. Ball trap d’intérieur. Grille pain solaire. Kit pour vie trépidante. Dispositif pour randonnées sereines (en deux modèles : luxe et allégé). Téléphérique de table. Et j’en passe. Les inventions d’Émile Liéatoux sont pléthore. Pléthore de rire, bien entendu. Mais trêve de plaisanterie, l’œuvre de ce génial inventeur est destinée à l’humanité tout entière. Et comme le note la préface de l’ouvrage, qui les répertorie et vous présente même les schémas qui vous permettront de construire vous-mêmes ces inventions qui révolutionneront votre existence, le rêve d’Émile Liéatoux est de « faciliter la vie de ses contemporains ». Vie souvent pleine de difficultés, de tracas et de tourments. Et il s’en donne du mal, Émile, pour faciliter le quotidien de ses congénères. Depuis tout petit. Né dans les années 1950 et dans une famille de ferrailleurs, il se passionne pour les inventions de son grand-père, Émile. (Heu… oui, dans la famille Liéatoux, on s’appelle Émile de père en fils, à condition d’avoir l’invention et la générosité dans le sang. Le frère d’Émile, par exemple, ne s’appelle pas Émile car il n’a pas hérité de ce don pour les inventions révolutionnaires et bienfaitrices de l’humanité. Il s’appelle Jacques. Frère Jacques, donc…).

Emile Liéatoux, génial inventeur et bienfaiteur de l'humanité.
Emile Liéatoux, génial inventeur et bienfaiteur de l’humanité.

CONSEILLEUR

Il perfectionne par exemple une trouvaille géniale de son grand-père : le premier walk man, ou baladeur, de mobylette. Pour écouter la radio en deux roues. Son père suivra les traces du fondateur. Et c’est tout naturellement Émile, troisième génération, qui reprend le flambeau de cette illustre maison. Inventeur. Et conseilleur. Voici quelques uns de ses sages préceptes :

En vacances, essayez de vous ennuyer un maximum : cela vous semblera plus long.

Ne dites jamais « ici » à votre chien tout en marchant.

Ne tondez jamais la pelouse avant de servir des épinards : personne ne croira que c’est une coïncidence.

Émile Liéatoux vous propose des clés pour améliorer votre quotidien et gagner du temps, cette denrée si précieuse. Dans ce recueil. Et sur scène ! Un échantillon de sa prestation ici :

ACTEUR

C’est Nicolas Marchand qui se cache derrière Émile Liéatoux. À moins que ce ne soit le contraire…. Formé au théâtre du Prato de Lille, à l’école de mime d’Hervez Luc, à l’école de la vie, des planches et des macadams en tous genres, ce touche à tout a inventé son personnage il y a une bonne dizaine d’années. Personnage né d’une rencontre sur le chemin d’Avignon entre Nicolas Marchand et Patrick Guionnet. Ils coécrivent. Patrick met en scène. Nicolas puise dans sa vie personnelle. Et aussi dans ses modèles : Buster Keaton, Gustave Parking, Grock ou François Rollin. Il se nourrit de jolies rencontres : avec Clara Davoust, philosophe praticienne, qui lui transmet la rigueur du raisonnement et de l’écriture. Avec Karine Lyachenko, comédienne et créatrice de one woman shows « glumour », comparse de Laurent Baffie et de Michèle Bernier. Avec Isabelle Mergault, femme de théâtre et de cinéma qu’on ne présente plus.

Emile Liéatoux, alias Nicolas Marchand. Et vice versa...
Emile Liéatoux, alias Nicolas Marchand. Et vice versa…

Touche à tout. Ou artisan. Membre éminent de la Cie Articho. Nicolas taille, peaufine, lisse autant les tournées d’Émile que ses pensées sur la vie. Elles ont été publiées dans un joli recueil, Toute Vie commence par la faim. Ou les Émois d’Émile, joliment illustré par Adèle Bontoux, plasticienne. Éditions Balivernes de Poulpe. Ces aphorismes ont un temps fleuri sur les murs du métro de Lille. Souvenez-vous :

J’ai planté un nain dans mon jardin. Ça pousse pas vite…

Dès le vendredi je m’habille en dimanche : ça me fait de longs week ends.

L’ascenseur social est en panne. J’ai pris l’escalier, mais c’est plus long…

Toute vie commence par la faim, recueil d'aphorismes illustrés.
Toute vie commence par la faim, recueil d’aphorismes illustrés.

Vous l’avez compris : l’univers de Nicolas Marchand est plein de poésie, d’humour, de vérité. Et le grand horloger de cet univers, Émile Liéatoux, vous attend chaque mardi à 19h, du 12 avril au 31 mai au Théâtre du Gouvernail,  5 Passage de Thionville  à Paris. 01 48 03 49 92.

Pour aider la petite entreprise d’Émile, cliquez ici.

Page Facebook d’Émile Liéatoux : par .

Page Facebook de Nicolas Marchand : par ici.

image 1

image 2

image 3

image 4

 

SAMUEL DUMEY, 11 ANS, 1ER ADJOINT À LA VILLE DE COUDEKERQUE BRANCHE

Mercredi après-midi. À l’heure où certains enfants répètent leurs gammes en école de musique. Ou slaloment entre des cônes de couleur, ballon de foot au pied. Ou s’égayent dans des aires de jeux avec les copains. D’autres, se réunissent et réfléchissent à des solutions pour améliorer la vie de leurs concitoyens. Ils sont élus au Conseil Municipal des Jeunes de Coudekerque Branche. Et sous la houlette bienveillante et la moustache bien gauloise de Jean-Luc Decreton, ils travaillent. Leur 1er Adjoint ? Samuel Dumey. Son portrait, ici…

Photo àla une
Samuel Dumey, 1er Adjoint au Conseil Municipal des Jeunes de Coudekerque Branche.

Il a 11 ans depuis peu. Il est élève de CM2 de l’École Brassens. Sa maîtresse, Mme Grumellon, est plutôt gentille me dit-il. Il aime les maths. Le calcul, c’est son point fort. Peut-être un futur adjoint aux Finances de la ville ? Ou à la Culture : il aime la chanson (il ne rate pas The Voice ! ). Il aime la peinture aussi. Surtout celle de Kandinsky. Saint Georges contre le dragon par exemple ? Un peu David contre Goliath. Jeune garçon luttant contre les injustices pour le bien de sa ville. Ça lui ressemble un peu, à Samuel. Avec son regard clair plein de détermination et d’enthousiasme.

Wassily Kandinsky, Saint Georges contre le dragon.
Wassily Kandinsky, Saint Georges contre le dragon.

Tient-il cela de ses parents ? Fabrice, commerçant, réparateur, au service des autres… Delphine, éducatrice, au service des enfants…. Peut-être bien une fibre familiale : se rendre utile. L’enthousiasme et l’énergie sont entretenus pas le sport. Le badminton plus précisément. Samuel est un vrai fan. De ses deux frères d’abord, tous les deux champions de bad. Du sport en lui-même : Samuel s’entraîne régulièrement. Et dispute des tournois, au niveau départemental s’il-vous-plaît ! Fan de l’équipe de Badminton de Grande Synthe. Fan de deux icônes aussi : Lee Chong Wei, champion malaisien, et  le chinois Dan Lin, champion du monde en titre depuis 2013. Ses yeux pétillent quand il parle de ces deux stars du badminton.

Quand on évoque son engagement pour la ville de Coudekerque Branche, Samuel affirme que cela lui semble naturel. Il s’est présenté aux élections, en novembre 2015, de sa propre initiative. Il a été élu représentant de son école au CMJ, puis 1er adjoint. Notons déjà un certain don tactique et stratégique : J’ai su convaincre les conseillers élus de mon école de voter pour moi. Les élus de son école ? Nicolas Dumetz, adjoint. Et les conseillers : Rose Lutsen, Lucas Boffa, Killian Dequidt, Ilyès Benali. Il dit bien s’entendre avec la Maire du CMJ, Louise Minne. Ils ont des projets et s’investissent dans les 3 commissions : Sports et Loisirs, Solidarité et Citoyenneté, Environnement et Cadre de vie. Comment définit-il la Liberté, l’Égalité, la Fraternité et la Laïcité ?

La Liberté, c’est ce qu’on peut faire, mais dans le respect de la liberté des autres. On ne peut pas faire ce qu’on veut… Tous les gens ont les mêmes droits : c’est ça l’Égalité. La Fraternité, c’est se considérer les uns et les autres comme frères et sœurs. La Laïcité, c’est ne pas se moquer des gens qui sont différents, qui n’ont pas la même couleur, la même religion. Et c’est ne pas mettre en avant une religion.

Samuel, 1er Adjoint, une belle âme d’enfant au CMJ.

image 1 : photo LeMag@zoom.

image 2

MICHEL DE L’HOSPITAL : LA TOLERANCE COMME PREMIERE DES VERTUS

Touche à tout de la Renaissance, écrivain et poète, juriste, garde des Sceaux, sorte de Super Premier Ministre de Catherine de Médicis, Michel de L’Hospital est un personnage qui mérite d’être connu. Il est mort un 13 mars, de l’année 1573. L’occasion de découvrir ou de redécouvrir cette figure de la modération en matières politique et religieuse. L’occasion aussi de se demander si la tolérance est bien  « la première des vertus », comme il l’affirmait lui-même…

LE SAGE ET LES FOUS

Portrait de Michel de L'Hospital, réalisé au XVIème siècle.
Portrait de Michel de L’Hospital, réalisé au XVIème siècle.

1560. Un tiers de la noblesse française est réformée. C’est-à-dire protestante. Elle suit la doctrine religieuse du réformateur Calvin. Elle soutient les Condé, maison qui donnera naissance au futur Henri IV, protestant qui deviendra roi de France comme chacun sait. Mais la maison royale demeure catholique. Le tout jeune roi de France, François II (15 ans) vient d’épouser Marie Stuart (tout aussi adolescente). Et tous deux sont soutenus par les Guise, farouches catholiques. Le contexte, vous le reconnaissez : c’est celui, tragiquement historique, des Guerres de Religions, qui déchirent la France depuis les années 1520, et qui ne s’achèvent qu’avec ce siècle, vers 1598. Michel de L’Hospital a donc fort à faire. Huguenot lui-même, il réussit d’abord à empêcher que l’Inquisition ne revienne en force pour poursuivre les « hérétiques ». Puis, il prononce le célèbre Discours de tolérance devant les états généraux d’Orléans, le 13 décembre 1560, dans le vain espoir de rapprocher les Français :  « Tu dis que ta religion est meilleure. Je défends la mienne. Lequel est le plus raisonnable : que je suive ton opinion ou toi la mienne ? Ou qui en jugera si ce n’est un saint concile ? Ôtons ces mots diaboliques, noms de partis, factions et séditions, luthériens, huguenots, papistes, ne changeons le nom de chrétiens ! ». Comprenez : gardons notre désignation commune de « chrétiens », sans distinction. Quelle noble intention ! Malheureusement, notre humaniste, par sa position raisonnable et modérée, ne parvient qu’à échauffer davantage les enragés de pouvoir. Les fous de Dieu. Il échappe de peu aux massacres de la Saint Barthélémy. 24  août 1572. Le jour le plus sanglant de ces guerres de religions. Le jour emblématique du fanatisme à l’œuvre. Michel de L’Hospital en réchappe, donc. Mais son humanisme est meurtri au plus intime. Il se retire des affaires politiques. Il se retire du monde. Il s’éteint quelques mois plus tard.

Statue de Michel de L'Hospital devant le Palais Bourbon.
Statue de Michel de L’Hospital devant le Palais Bourbon.

LA TOLÉRANCE : UNE VERTU ?

Le grand Voltaire désignait  Michel de L’Hospital comme   « le plus grand homme de France, si ce titre est dû au génie, à la science et à la probité réunies. » Essai sur les mœurs et l’esprit des nations.

Voltaire s’est certainement inspiré du Discours de Tolérance de Michel de L’Hospital pour rédiger son Traité sur la Tolérance, paru  1763. Ce texte fondamental, dans l’histoire de la tolérance et dans l’invention de la laïcité en France, vise la réhabilitation de Jean Calas. Ce protestant avait été, à tort, accusé d’avoir assassiné son fils afin d’éviter que ce dernier ne se convertisse au catholicisme. Il fut exécuté malgré l’intervention véhémente, et risquée, de Voltaire.

Dans ce Traité sur la Tolérance, Voltaire invite  lui aussi à la tolérance entre les religions et prend pour cible le fanatisme religieux. Lutte du philosophe contre les « fous de dieu », toujours actifs au Siècle des Lumières … :

Mais en bonne foi, parce que notre Religion est divine, doit elle régner par la haine, par les fureurs, par les exils, par l’enlèvement des biens, les prisons, les tortures, les meurtres, et par les actions de grâces rendues à Dieu pour ces meurtres ? Plus la Religion Chrétienne est divine, moins il appartient à l’homme de la commander.

Et Voltaire de citer d’illustres prédécesseurs pour argumenter son propos :

C’est une impiété d’ôter, en matière de Religion, la liberté aux hommes, d’empêcher qu’ils ne fassent choix d’une Divinité ; aucun homme, aucun Dieu ne voudrait d’un service forcé. (Apologétique, ch. 24.)

Persécuterons-nous ceux que Dieu tolère ? Saint Augustin

Et Voltaire de conclure :

Quand nos actions démentent notre morale, c’est que nous croyons qu’il y a quelque avantage pour nous à faire le contraire de ce que nous enseignons ; mais certainement il n’y a aucun avantage à persécuter ceux qui ne sont pas de notre avis, et à nous en faire haïr. Il y a donc, encore une fois, de l’absurdité dans l’intolérance. Fin du ch. 15 du Traité sur la Tolérance.

Traité sur la Tolérance, Voltaire, 1763.
Traité sur la Tolérance, Voltaire, 1763.

Le Traité sur la tolérance est vraisemblablement toujours d’actualité. En effet, en janvier 2015, à la suite de l’attentat contre Charlie Hebdo, l’ouvrage de Voltaire se place au sommet des ventes des librairies un peu partout dans le monde. Ses ventes en France passent de 11 500 en 2014 à 185 000 exemplaires fin 2015…

La tolérance : force des faibles ou faiblesse des forts ? Michel de L’Hospital, Voltaire ont ouvert la voie d’un combat qui paraît sans fin…

image 1

image 2

image 3

MONTAIGNE ET SES ESSAIS : DE LA SAGESSE AU QUOTIDIEN

Montaigne est né un 28 février, et c’est un 1er mars, de l’année 1580, qu’il publie ses Essais. L’occasion de revisiter l’œuvre majeure de cet auteur et homme d’action qui a marqué la Renaissance. Indépendant, engagé, l’un des illustres magistrats de Bordeaux formule des préceptes étrangement modernes. Au point que se les répéter régulièrement nous permettrait de traverser le siècle, le nôtre, sans trop d’encombres et d’économiser des dépenses de coach ou de psy… Parce que Chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition… A découvrir ou redécouvrir ici…

Edition des Essais de Montaigne et annotations de son auteur.
Edition des Essais de Montaigne et annotations de son auteur.

DE LA MORT ET DE LA LIBERTÉ

Montaigne s’inspire du précepte de Cicéron : « Philosopher c’est apprendre à mourir. » Et la mort, il l’a vue de près, et plus d’une fois dans sa vie : la mort de La Boétie, son meilleur ami, écrivain et humaniste comme lui, mort à 33 ans… Vous vous souvenez :  « Parce que c’était lui, parce que c’était moi. ». La mort de son père, qu’il vénérait. La mort de 5 de ses 6 enfants (une fille seulement, Léonor, survécut !). La mort qu’il frôle lui-même lors d’un accident de cheval survenu autour de la trentaine. La mort qui le brûle à petit feu, sous la forme de  calculs rénaux douloureux à partir de 50 ans… Survivre à l’amour et à la perte. Comment ? En s’oubliant soi-même. En se détachant de l’ego. Et de tout ce qui « englue » le moi. En se libérant. Stefan Zweig,  (1881-1942), écrivain, dramaturge, journaliste et biographe autrichien, lecteur de Montaigne, paraphrase et résume huit « commandements » qui permettent à l’homme de  garder son humanité  et de gagner sa liberté : être libre de la vanité et de l’orgueil ; être libre de la croyance et de la superstition ; être libre des convictions et des partis ; être libre des habitudes ; être libre des ambitions et de toute forme d’avidité ; être libre de la famille et des amitiés ; être libre du fanatisme ; être libre devant le destin ; être libre devant la mort…donc… Montaigne avait inscrit ces formules sur une des poutres de sa « librairie ». Nous pourrions les faire figurer nous aussi… sur le frigo par exemple… :

« Seule certitude : rien n’est certain. Et rien n’est plus misérable ni orgueilleux que l’homme. » Pline l’Ancien (écrivain et naturaliste romain du Ier siècle)

« Quel homme peut-il avoir de lui-même grande estime, quand le premier incident venu le réduit à néant ? » Euripide (dramaturge du Vème siècle avant JC)

Montaigne inscrit des préceptes en grec et en latin sur les poutres de sa bibliothèque. Une seul est en français : "Que sais-je?"
Montaigne inscrit des préceptes en grec et en latin sur les poutres de sa bibliothèque. Une seule est en français : « Que sais-je? »

DE L’ÉDUCATION COMME MANUEL DE SURVIE

Montaigne souligne l’importance d’«être né» comme on disait à son époque. C’est à dire d’avoir une éducation. Par les parents bien sûr, qui sont les premiers vecteurs. Mais aussi par la connaissance des Anciens. Seule ce bagage peut apporter un esprit critique. Vous vous rappelez cet idéal humaniste de la Renaissance :  une tête bien faite plutôt que bien pleineMontaigne appréciait les philosophes qui proposaient une morale pragmatique : comment faire face à la mort d’un ami ? Comment s’armer de courage ? Comment se tirer de situations épineuses ? Il se tourne donc volontiers vers les philosophies antiques pour trouver des réponses. Les 3 plus importantes.

Le stoïcisme, école philosophique de la Grèce antique, fondée par Zénon en 301 av. J.-C. Cicéron, Sénèque, Épictète, Marc Aurèle le diffuseront. Cette philosophie exhorte à la pratique d’exercices de méditation conduisant à vivre en accord avec la nature et la raison, pour atteindre la sagesse et le bonheur envisagés comme ataraxie. Ataraxie, comprenez = absence de troubles, quiétude intérieure, absence de passions qui prend la forme d’une absence de souffrance. Ataraxie, plus de passion… peinard !

L’épicurisme,  école philosophique fondée à Athènes par Épicure en 306 av. J.-C., axée sur la recherche d’un bonheur et d’une sagesse dont le but est la tranquillité de l’âme. Le but de l’épicurisme est d’arriver à un état de bonheur constant, une sérénité de l’esprit, tout en bannissant toute forme de plaisir non utile.  Pour éviter la souffrance, il faut éviter les sources de plaisir qui ne sont ni naturelles ni nécessaires. Le dernier smartphone procure-t-il un plaisir naturel et nécessaire ? L’épicurisme ne prône donc nullement la recherche effrénée du plaisir, comme beaucoup le pensent à tort…

Le scepticisme, doctrine fondée par Pyrrhon, selon laquelle la pensée humaine ne peut déterminer une vérité avec certitude. Il ne s’agit pas de rejeter la recherche, mais au contraire de ne jamais l’interrompre en prétendant être parvenu à une vérité absolue. Son principal objectif n’est pas de nous faire éviter l’erreur, mais de nous faire parvenir à la quiétude, loin des conflits de dogmes et de la douleur que l’on peut ressentir lorsqu’on découvre de l’incohérence dans ses certitudes. Comme disait Jean Gabin (qu’était philosophe finalement : je sais que je ne sais rien !).

Je vous propose donc d’ajouter cette maxime du  stoïcien Epictète sur votre réfrigérateur :

« Ne cherche pas à ce que les événements soient comme tu veux, mais veuille que les événements soient comme ils sont et tu seras dans la sérénité ».

Bibliothèque de Montaigne.
Bibliothèque de Montaigne.

DE L’HUMILITÉ

Enfin, dernier conseils pratiques de survie dans un monde féroce prodigués par ce génial Montaigne : ne philosopher que par accident, c’est à dire au hasard des rencontres, de façon naturelle…Réfléchir à tout et ne rien regretter. Vivre avec tempérance. On dirait aujourd’hui avec modération et modestie :

 « il n’est rien si beau et légitime, que de faire bien l’homme et dûment. Ni science si ardue que de bien savoir vivre cette vie. Et de nos maladies la plus sauvage, c’est mépriser notre être. »

Se ménager des moments de retrait, de solitude, de réflexion, pour ensuite affronter le monde avec plus d’énergie. Et donc savoir être convivial. Savoir vivre avec les autres. S’arracher au sommeil de l’habitudeHalte à la routine !

Et puis surtout : laisser la vie répondre d’elle-même.

« La vie doit être elle-même à soi sa visée, son dessein (= son objectif). »

image 1

image 2

image 3