FENETRE SUR COUR. QUAND CAMBRON REGARDE PROUST QUI REGARDE LES HOMMES

Cabaret Catleya. L’Étranger dans la maison. Les Souliers de la Duchesse. Et aujourd’hui : Fenêtre sur cour. 4ème opus proustien pour Maxence Cambron et la Cie des Arpenteurs. Cet arpentage-ci nous propose de nous mettre à la fenêtre et d’observer, comme le narrateur de La Recherche du Temps perdu, les allées et venues de tous les barons de Charlus qui peuplent notre humanité…

Évidemment, avec un titre pareil, on se figure immédiatement James Stewart coincé dans son appartement de Greenwich Village à cause d’une jambe cassée et témoin-enquêteur des drôles d’histoires qui agitent ses voisins d’en face. Les seuls points communs entre le film d’Hitchcock et cette création qui s’imprègne de Sodome et Gomorrhe, 4ème tome de La Recherche, c’est la position de voyeur du narrateur. Et les fenêtres, aussi. Évidemment. Celles-ci sont figurées par une douzaine de stores vénitiens, qui invitent aux différents points de vue…. Celui du narrateur  sur le Baron de Charlus. Celui de Charlus sur Jupien, giletier « qui n’aime que les vieux messieurs ». Celui du vieux baron sur le narrateur lui-même. Celui de Maxence Cambron sur ces 30 pages d’une œuvre qui en compte près de 2000. Celui des spectateurs sur le monde de l’homosexualité et sur les relations humaines plus généralement. Celui du public sur la création en cours. Celui des acteurs sur les spectateurs… Mise en abîme, de fenêtre en fenêtre… Dans ce spectacle,  l’éveil du regard et la notion de point de vue sont essentiels, vous l’aurez compris.

 

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Fenêtre sur cour, d’après Sodome et Gomorrhe de Marcel Proust

 

Regard et point de vue de l’individu sur l’autre. Maxence Cambron explore les zones d’ombre de l’être humain, entre les lignes de  Proust. La jalousie, l’infidélité dans Cabaret Catleya. L’antisémitisme, l’hypocrisie, la méchanceté dans L’Étranger dans la maison. L’antisémitisme, encore, la vanité, le cynisme, dans Les Souliers de la Duchesse. L’autre, cet inconnu qui fait peur. Parce qu’il est homosexuel, par exemple. Parce que sa sexualité est différente. Fenêtre sur cour. Il s’agit bien sûr de la cour de l’Hôtel de Guermantes, dans laquelle les trajets de Charlus sont épiés. Il s’agit aussi de la cour « galante » à laquelle l’ homme mûr se livre pour séduire de jeunes hommes. Cour, ou parade amoureuse, rendue sensible par une métaphore parlante : le bourdon butinant l’orchidée, par extension tout insecte butinant une fleur… 

 

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Fenêtre sur cour, Maxence Cambron, Cie des Arpenteurs, mars 2018.

 

Et la création vidéo de Félix Létot porte cette métaphore tout au long du spectacle. Les stores deviennent alors écran. Écran qui montre. Écran qui cache. Comme le souvenir écran freudien, qui montre des oiseaux, des insectes et des fleurs, la parade amoureuse et la sexualité de la nature … pour montrer en fait la nature de notre sexualité. Des indices sont aussi ostensiblement placés sur l’espace scénique conçu comme une installation à laquelle le spectateur est convié : oiseaux, orchidée en pot, ouvrages sur la faune et la flore,  ouvrages critiques sur Proust, et un livre sur Fra Angelico… « le peintre des anges » … Les anges n’ont pas de sexe… Ou sont androgynes, comme l’apparaît Simon Capelle, prodigieux interprète du Narrateur de La Recherche, troublant de féminité dans sa nudité d’homme…

Et quel tour de force pour l’acteur de mémoriser non seulement le texte proustien, mais aussi la phrase la plus longue de La Recherche, qui se trouve justement dans cette partie. 847 mots… Pour la lire dans son intégralité, cliquez ici.

Il y est question de dissimulation du « vice », mot qui désigne à l’époque de Proust les pratiques, notamment sexuelles, qui ne sont pas jugées morales ou normales. Il y est question de signes de reconnaissance des individus s’adonnant à ce « vice ». Il y est question de « races » au sens d’espèces naturelles particulières d’êtres humains, qui s’opposent par leurs pratiques. Il y est question d’hypocrisie, de haine de celui qui vit autrement, de comédie qu’on se joue, à soi-même autant qu’aux autres... Il y est question finalement de rejet de l’autre qui est différent. Ce qui résonne évidemment aujourd’hui, aussi fort qu’en ce début de XXème siècle proustien… 

Et pour résumer la Recherche de Maxence Cambron, théâtrale, depuis plus de 15 ans, ces quelques vers d‘Edmond Jabès,  qui commencent la Chanson de l’étranger :

Je suis à la recherche
d’un homme que je ne connais pas,
qui jamais ne fut tant moi-même
que depuis que je le cherche.

Ou du même Jabès, cet aphorisme tiré de Un étranger avec, sous le bras, un livre de petit format : 

L’étranger te permet d’être toi-même, en faisant, de toi, un étranger.  

Pour découvrir le travail d’imprégnation que nous offrent les Arpenteurs, l’intelligence de la mise en scène de Maxence Cambron, la finesse et la force d’interprétation de Simon Capelle, les images puissantes de Félix Létot, le tout mis en lumières par Pablo Rançon, c’est à l’Atelier Culture La Piscine, rue du Gouvernement à Dunkerque, mercredi 14 et jeudi 15 mars prochains. Réservation souhaitée au : 03 28 23 70 69 / lapiscine@univ-littoral.fr

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DUNKERQUE-MALO. BAIN DES GIVRES 2018 : QUI OSERA SE METTRE A L’EAU ?

Lundi 1er janvier 2018. On prévoit entre 7 et 9 degrés sur la plage de Malo. Un vent faible à 25km/h. De petites averses éparses possibles. On prévoit de la soupe à l’oignon et de la bière en abondance au Maloin, 66 bis Avenue de la Mer à Malo. On prévoit une affluence de touristes curieux et hilares aux alentours de 11h30 sur le sable. On prévoit un départ  tonitruant et enthousiasmé en bande bigarrée et joyeuse à 12h pile. On prévoit un moment de bonne humeur extraordinaire, inédit, vivifiant, comme seuls Dunkerque et ses carnavaleux savent offrir. Comme ça. Pour le plaisir de se retrouver. De rire ensemble. De se sentir vivants. Alors, qui osera se mettre à l’eau ? 

Un avant goût, en images, grâce au talent et à l’œil de génie du photographe Jean Jepi. Qu’il soit remercié pour avoir immortalisé ces beaux et bons moments !

 

 

SAINT MARTIN : DE L’INDIGNATION A L’AMOUR

En ce moment, ne demandez pas aux enfants ce qui se passe le 11 novembre. Ils vous rétorqueront que ce n’est pas le 11 novembre qui compte, mais le 10 ! La Saint Martin. Fête populaire dans le dunkerquois, certes, mais aussi un peu partout en Europe du Nord. Pourquoi un tel engouement ? Qu’est-ce qui dans la vie du personnage a retenu l’attention du temps et des hommes pour que la figure historique devienne légendaire ?

DU GLAIVE À LA CROSSE

Saint Martin, tout le monde le connaît… ou croit le connaître. En soutane épiscopale pourpre ou mauve, coiffé de sa mitre et tenant sa crosse, on le voit chaque dixième jour de novembre arpenter les rues de nos communes du nord du Nord, accompagné de son inénarrable âne. Et distribuant, pour le bonheur des enfants, croquendoules et folaerts, ou volaeren. Au son de la musique et  des chants que tous reprennent en chœur : « Saint Martin, boit du vin, dans la rue des Capucins ». Voilà la figure pittoresque que le folklore populaire a gardé en mémoire et met en scène chaque année depuis le XIXème siècle.

Mais Martin, dont la vie rocambolesque est racontée par Sulpice Sévère en 395, est un homme, avant tout, et un homme extraordinaire. Aujourd’hui, le Pape François, lui qui rejette les ors et les fastes de l’Église, en aurait fait son conseiller. Et nul doute, que Martin serait l’ami de Pierre Rabhi ou soutiendrait la cause des Indignés. En effet, ce soldat de l’Empire romain finissant (sa vie se déroule sur le IVème siècle), adopte la cause des pauvres et des déshérités par un geste qui en fait un saint avant même sa canonisation :

la cape de Martin

il partage sa cape avec un indigent qui est en train de mourir, littéralement, de froid. Vous me direz, il aurait pu lui filer la cape en entier. Sauf que Martin ne rigolait pas avec le règlement. Et la règle militaire à l’époque voulait que la moitié de l’habit appartînt à l’armée, l’autre au légionnaire. N’empêche qu’il donne, par cette moitié, la totalité de ce qui lui appartient… Pour la petite histoire, le bout de cape en question aurait été acheminé plus tard à la chapelle palatine d’Aix la Chapelle… Ce qui aurait donné d’ailleurs le nom « chapelle » (lieu où l’on garde la c/h/ape du Saint). De  même, Martin donneur de cape aurait été choisi comme patron protecteur des … Capé/tiens.

L’ÉVÊQUE DES PAUVRES

Il épouse alors l’église catholique, balbutiante encore, à cette époque où cultes romains et paganisme font bon ménage dans les campagnes françaises. Il s’entoure du clergé régulier (les moines, qui vivent selon des règles drastiques et dans la pauvreté, comprennent son combat). Le clergé séculier, celui des villes notamment, a trop tendance, à son goût, à s’installer dans le confort…. L’événement majeur pour lui, et pour la légende dorée qui naîtra ensuite, c’est sa nomination comme évêque de Tours. Quel chemin pour cet homme né en Hongrie et amené à présider le lourd évêché de Tours. Et quelle surprise pour les instances religieuses de Tours quand elles constatent que le nouvel évêque est un homme d’action, qui veut revenir à l’esprit de l’Évangile. Pauvreté et générosité. La loi d’amour quoi. Il se met alors en route. On le croise sur les routes de campagne, visitant les plus humbles, leur apportant la bonne parole. Ça ne vous rappelle pas quelqu’un ? Sauf que là, l’évêque Martin veut amener à cette loi d’amour des populations rustres, qui pratiquent encore des cultes païens et adhèrent à des croyances superstitieuses. Il arpente ainsi son évêché, mais pas que. Il sillonne les routes du nord, de la France et de l’Europe. Le culte de Saint Martin est très vivace en Belgique et en Allemagne. Comme le prouve cette sculpture contemporaine de Saint Martin, à Mayence, en Allemagne.

Saint Martin à Mayence L’évêque des pauvres n’est d’ailleurs pas mort sur son siège épiscopal. Il est mort en pleine mission d’évangélisation, à Candes, près de Tours.

UNE TRADITION DUNKERQUOISE

Et c’est au cours d’une de ses nombreuses campagnes d’évangélisation qu’il se serait retrouvé à …Dunkerque. Et là, vous connaissez la légende. Son âne, le cheval du pauvre comme chacun sait, se serait égaré dans les dunes. Les enfants, figures de l’innocence que Martin voulait raviver dans le culte chrétien, l’aident à retrouver la bête. En récompense de leur persévérance à avancer dans l’obscurité guidés par la lumière (celle de la foi ? de l’amour?), l’homme pieux accomplit un miracle : il transforme les crottes de l’humble animal en petits pains… Observez bien le cortège qui suit Saint Martin : bien souvent, il est emmené par 4 porteurs de flambeaux… Symboles des 4 Evangiles que voulait répandre autrefois l’homme saint et qui le guidaient dans les ténèbres de l’ignorance… ?

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ENTRE OMBRE ET LUMIÈRE

Une fête de la lumière. Aussi. Vaincre l’obscurité naissante de l’hiver qui s’approche en cheminant, lanterne à la main. C’est un avant goût du solstice d’hiver, au mitant de l’année, qui annonce le retour progressif de la lumière. La Saint Martin serait comme une répétition générale de ce grand spectacle. Alors, le 10 novembre, au cœur du cortège de lampions, de betteraves et des enfants illuminés de joie, souvenons-nous un peu de cet homme qui, avant d’être un frère de Saint Nicolas et un vieil oncle du père Noël, fut un homme d’amour qui savait s’indigner…

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Ah ! C’est heRVé : LA RELEVE DES PROUT…

 Doofy, Tijo, Bout’, L’Étoilé, R Max, Géo, Kode, Le Belge et Mit’ch : les Ah ! C’est Hervé, c’est eux. Deux groupes de copains carnavaleux qui ne font plus qu’un. 6 ACR et le Club des V. ACRV. Ah ! C’est Hervé. Et ça y est, le groupe est créé. LeMag@zoom les avait rencontrés l’année dernière. Au risque d’en NRV plus d’un, les ACRV prennent du galon et s’offrent les Prout en seconde partie au Kursaal, le samedi 21 janvier prochain… Pour en savoir plus, suivez la clique…

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AH ! C’EST QUOI ?

Un groupe qui tourne depuis quatre ans maintenant. Des titres originaux,  travaillés et retravaillés. Mit’ch et Doofy, paroliers,  au stylo et au papier. Tout le monde pour le style et le tempo. Un groupe est né. Un vrai. Qui partage la bonne humeur et l’humour autant que la musique. L’ année 2015 pour composer et faire exister les 6 titres de leur album. Financement ?  Ah, c’est Ulule, plateforme de financement participatif. Arrangement et écriture des partitions ? Ah, c’est Ludovic Minne. Enregistrement et mixage ? Ah, c’est Pierre Thouvenot, de Orion Productions.  Ah !  Y a un album alors ? Ah ! bien oui : et on le trouve chez tous les amoureux du carnaval…
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AH ! C’EST QUI ?

On ne veut pas gagner d’argent. D’ailleurs, on a créé une association qui reversera tous les bénéfices sous forme de dons. On veut juste s’amuser, et partager le plaisir du carnaval.

C’est RMax, la tête pensante du groupe, qui l’affirme. Et tous sont d’accord : ce qu’ils aiment dans le carnaval, c’est la bonne ambiance, l’hospitalité, l’accueil, le partage, la fête. C’est ce qu’ils veulent transmettre à travers leurs chansons de chapelles.

Leur inspiration ? Ah, c’est Sert’che et Pierrot des Blues Zoulous bien sûr. Et Les Prout, évidemment ! D’ailleurs, ils ont confié que leur chanson préférée, sur les six que contient l’album, est celle qu’ils dédient aux Prout. Comme un hommage à ceux qui leur ont donné envie de chanter. Ah ! C’est Hervé en première partie des Prout ? Et pourquoi pas les Prout en première partie des Ah ! C’est Hervé… La relève et l’humour sont assurés ! Et leur vœu exaucé, puisqu’ils assureront la première partie du concert des Prout, samedi 21 janvier 2017 au Kursaal de Dunkerque.

Le groupe, sans maquillage et sans clet'che...
Le groupe, sans maquillage et sans clet’che…

Voilà le bel esprit de cette fine équipe. Dans le civil, ils sont kiné, policier ou travaillent dans l’industrie. Mais on trouve aussi un « gastronome goûteur de plats du Dyck et finisseur de plats ». Et ils sont tous buveurs de bière, évidemment… Et ils ont tous l’œil qui pétille, le rire facile et l’humour  qui pointe comme les tet’ches d’une matante.

Musiciens ? À Dunkerque, on est tous musiciens !  Même si Cyril, alias L’Étoilé, a « doublé 5 fois sa deuxième année de solfège », ils sont tous plus ou moins tombés dans la marmite des fifres et des tromblons : un père cornemuseux pour l’un, une mère chanteuse pour l’autre, un père « chanteur syndicaliste de manif » pour un autre encore… Et des potes musiciens piliers de la clique en renfort. Pour l’enregistrement de l’album, la clique de Ludovic Minne. Pour les concerts « en live », la Bandas des Flandres : entre autres Mathieu Loisel et les 10 autres  musiciens qui joindront leur talent à celui des ACRV. Sans oublier Dondon à l’accordéon…

En attendant de les découvrir sur scène, un avant goût, comme une avant bande… :

 

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QUAI DU PRELUDE : DU CINEMA DANS UNE PISCINE

Moteur demandé. Ça tourne au son. Ça tourne à l’image. Annonce. Quai du Prélude, séquence 20, plan 1, 1ère. Sileeeennnnce…. Action ! Et ça tourne. Dans tous les sens du terme. Sur le Môle 1. Dans les rues de la Citadelle. Dans les couloirs de l’ULCO – La Piscine. Dans l’espace cabaret aménagé près du bar. Sur la scène. Autour de Félix Létot, le réalisateur, pour poser câbles, combo et autre mandarine. Film noir. Quai de pluie, piano bar et tontons flingueurs. Quai du Prélude… Vous avez raté la projection d’avril. Novembre vous rattrape. Ambiance…

Quai du Prélude, mardi 22 novembre, 20h, La Piscine, Dunkerque.
Quai du Prélude, mardi 22 novembre, 20h, La Piscine, Dunkerque.

Régulièrement, l’Atelier culture de l’ULCO, La Piscine, offre la possibilité à des jeunes, et moins jeunes, passionnés de pratiques artistiques de travailler avec des professionnels sur un projet. Danse. Théâtre. Chant. Et cinéma, cette fois, avec Félix Létot, jeune réalisateur, pionnier de XILEF Productions.

Félix Létot, réalisateur.
Félix Létot, réalisateur.

Félix a réuni une trentaine d’étudiants autour d’un projet de film. QUAI DU PRÉLUDE. Un projet dans sa totalité : écriture du scénario, tournage, montage, mixage. Scénaristes, dialoguistes, décorateurs,   accessoiristes, costumiers, preneurs de son, preneurs d’images, intendance… Il en faut, du monde, sur un tournage… On comprend l’importance, et la longueur, du générique. Pierre et JC au son. Pablo, partout où il faut un technicien. Donc partout. Vincent le chef op. Et puis les premiers rôles, tenus par des acteurs professionnels : Maxence Cambron et Christophe Jean. Et tous les autres, amateurs, amoureux, invités dans l’aventure. Conscients de cette chance exceptionnelle d’être dirigés par des pros.

Tournage d'une scène au cabaret, sous la direction de Félix Létot.
Tournage d’une scène au cabaret, sous la direction de Félix Létot.
Pierre, au son.
Pierre, au son.
chef op
Vincent, le « chef op ».

Amateurs. Des vrais. Des amoureux. De la scène. De la toile. Du jeu. Du voyage devant et derrière la caméra. Entre octobre 2015 et mars 2016, entre écriture du scénario et tournage, ils se sont trouvés et retrouvés pour réaliser ce film : Quai du Prélude. Une production XILEF. Sous la houlette bienveillante, ingénieuse et pédagogue de Félix Létot.

Meurtres, infidélité, trahison, jalousie, fatalisme : voilà pour les ingrédients essentiels au genre. Ajoutez-y  un détective privé de second ordre, cynique et blasé, Alan Bogaerd, alias Christophe Jean, embauché pour une enquête dont les véritables implications lui sont cachées par son commanditaire, Conti, alias Maxence Cambron. Son enquête l’amène à rencontrer une femme fatale qui le manipule et quelques flics dépassés. Le tout dans une ambiance de cabaret, entre piano bar, whisky et numéros à plumes. Et ça donne Quai du Prélude

Quai du Prélude, Félix Létot, mardi 22 novembre, 20h, La Piscine, Dunkerque.
Quai du Prélude, Félix Létot, mardi 22 novembre, 20h, La Piscine, Dunkerque.

Le film sera projeté mardi 22 novembre à 20h, à La Piscine, rue du Gouvernement, Dunkerque.

La page Facebook de Quai du Prélude : ici.

Le site de Xilef Productions : .

Infos et réservation pour la projection : par ici.

Les photos sont de LAURENT WILLIART, photographe officiel de La Piscine. Qu’il soit remercié !

DU CINEMA DANS UNE PISCINE…

Moteur demandé. Ça tourne au son. Ça tourne à l’image. Annonce. Quai du Prélude, séquence 20, plan 1, 1ère. Sileeeennnnce…. Action ! Et ça tourne. Dans tous les sens du terme. Dans les bureaux. Dans le couloir. Dans l’espace cabaret aménagé près du bar. Sur la scène de La Piscine. Autour de Félix Létot, le réalisateur. Depuis octobre ça tourne. Ça s’active. Ça écrit. Ça prend le son. Ça  joue. Ça  monte. Et ça sort. Bientôt. Tout bientôt. A vos agendas.

Tournage d'une scène de cabaret, sous la direction de Félix Létot.
Tournage d’une scène au cabaret, sous la direction de Félix Létot.

POUR L’AMOUR DE L’ART, DU 7ème ART

7 pro du métier. Et presque 40 amateurs.

Bernard et Pascal, deux amateurs amoureux de cinéma.
Bernard et Pascal, deux amateurs amoureux de cinéma.

Des vrais. Des amoureux. De la scène. De la toile. Du jeu. Du voyage devant et derrière la caméra. Entre octobre et mars, entre écriture du scénario et tournage, ils se sont trouvés et retrouvés pour réaliser un film : Quai du Prélude. Une production XILEF. Sous la houlette bienveillante, ingénieuse et pédagogue de Félix Létot, jeune réalisateur lillois.

UN FILM NOIR

Meurtres, infidélité, trahison, jalousie, fatalisme : voilà pour les ingrédients essentiels au genre. Ajoutez-y  un détective privé de second ordre, cynique et blasé, Alan Bogaerd, alias Christophe Jean, embauché pour une enquête dont les véritables implications lui sont cachées par son commanditaire, Conti, alias Maxence Cambron. Son enquête l’amène à rencontrer une femme fatale qui le manipule et quelques flics dépassés. Le tout dans une ambiance de cabaret, entre piano bar, whisky et numéros à plumes. Et ça donne Quai du Prélude

Maxence Cambron et Christophe Jean sur le tournage.
Maxence Cambron et Christophe Jean.

Le film sera projeté mercredi 27 et jeudi 28 avril à 20h, à La Piscine, rue du Gouvernement, Dunkerque.

Le site de Xilef Productions : .

Infos et réservation pour la projection : par ici.

Les photos sont de LAURENT WILLIART, photographe officiel de La Piscine. Qu’il soit remercié !

 

programme film

 

QUAI DU PRELUDE… ACTION !

Moteur demandé. Ça tourne au son. Ça tourne à l’image. Annonce. Quai du Prélude, séquence 20, plan 1, 1ère. Sileeeennnnce…. Action ! Et ça tourne. Dans tous les sens du terme. Dans le bureau d’Olga. Dans le couloir. Dans l’espace cabaret aménagé près du bar. Sur la scène de La Piscine. Autour de Félix Létot, le réalisateur, pour poser câbles, combo et autre mandarine. Film noir. Quai de pluie, piano bar et tontons flingueurs. Quai du Prélude… Atmosphère…

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Régulièrement, l’Atelier culture de l’ULCO, La Piscine, offre la possibilité à des jeunes, et moins jeunes, passionés de pratiques artistiques de travailler avec des professionnels sur un projet. Danse. Théâtre. Chant. Et cinéma, cette fois, avec Félix Létot, jeune réalisateur, pionnier de XILEF Productions. Vous avez vu Vent de Folie ? Son premier long métrage ? Oui ? Non ?! Tant pis pour vous… Y aura peut-être rattrapage, avec la sortie d’un DVD… Pour l’heure, Félix a réuni une trentaine d’étudiants autour d’un projet de film. QUAI DU PRÉLUDE. Un projet dans sa totalité : écriture du scénario, tournage, montage, mixage. Scénaristes, dialoguistes, décorateurs,   accessoiristes, costumiers, preneurs de son, preneurs d’images, intendance… Il en faut, du monde, sur un tournage… On comprend l’importance, et la longueur, du générique. Pierre et JC au son. Pablo, partout où il faut un technicien. Donc partout. Vincent le chef op. Et puis les premiers rôles, tenus par des acteurs professionnels : Maxence Cambron et Christophe Jean. Et tous les autres, invités dans l’aventure. Conscients de cette chance exceptionnelle d’être dirigés par des pros.

Félix Létot, réalisateur.
Félix Létot, réalisateur.

Il y a dans le tournage quelque chose qui s’apparente à la vie dans une fourmilière. Un rituel bien huilé qui se répète à l’infini.

chef op
Vincent, chef opérateur.

Il faut d’abord préparer la scène : câblage pour les projos et les micros. Et puis, les acteurs répètent. Et puis on prend la lumière. On voit comme tout ça rend à l’image. On fait une « méca »… Comprenez une « mécanique » : on joue la scène et on vérifie que tout est ok : son, image, placement des acteurs dans le cadre. Et puis … ça tourne. Une prise. Une 2ème parce qu’y a un couac  au son. Une 3ème parce que le chef op a remarqué une ombre. On change la place d’un comédien. 4ème… 5ème… 6ème… 12ème  prise. Et c’est bon pour le réalisateur. Et pour tout le monde. Alors, on fait une « sécu ». Comprenez une « sécurité ». On assure une dernière prise. Pour être sûr de passer proprement à la postérité. Ici, l’artiste est aussi et d’abord  artisan. La technique est au service de l’esthétique.

Pierre au son
Pierre, ingénieur son.

Au bout d’une journée, tout le monde est vanné. Normal. On comprend. Et le lendemain, on recommence… Le tournage de Quai du Prélude a duré une semaine. Temps record. Défi au temps. D’autant qu’il a fallu faire avec une météo capricieuse.

tournage sur le môle

Le Môle 1 sous la pluie et dans le vent, c’est rude… Une semaine de tournage. Et puis maintenant, la tâche se poursuit : dérushage, montage, mixage… Autre travail de fourmi. Autour de Félix Létot et de ses apprentis réalisateurs de l’ULCO. Là encore un défi au temps. La projection aura lieu mercredi 27 et jeudi 28 avril 2016, à La Piscine.

Mais au fait, on ne vous a pas fait le pitch ? Le voici : ici.

Le site de Xilef Productions : .

Infos et réservation pour la projection : par ici.

images 1, 3, 4 et 5 : photographies réalisées par Laurent WILLIART. Qu’il soit remercié !

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SALT AND PEPPER : ET LE ROCK N’A PLUS D’AGE…

Ils sont 46. D’une jeunesse exceptionnelle. Et pourtant la moyenne d’âge est de 66 ans. Le point commun entre la doyenne, 85 ans, et la cadette, 57 ans ? L’envie de chanter. Et pas des cantiques. Du rock. Du lourd. Du vrai. Du qui vous donne la pêche et vous donne envie de danser. Dynamisés par une chef de chœur enthousiaste et généreuse, la pétillante Nathalie Manceau, les dignes enfants des Beatles et de Jean Bart enflamment la scène partout où ils passent. Salt and Pepper ou  la rock and roll attitude. Portraits…

DU ROCK AND ROLL POUR NE PAS VIEILLIR

Des succès du groupe rock français Téléphone, en passant par Help des Beatles, High way to hell des ACDC, The Show must go on de Queen, Antisocial de Trust, Le Vent nous portera des Noir Désir ou d’autres titres de Led Zeppelin, leur répertoire est plutôt musclé. Chaque mardi soir, ils le peaufinent, le travaillent, l’enrichissent dans une salle des Glacis prêtée par la Mairie de Dunkerque. Et sous la houlette de leur chef de chœur au grand cœur, Nathalie Manceau, ils s’adonnent à leur passion. Ils sont parfois rejoints par Fatherless Child, DJ qui redimensionne leur rock. « Du rock and roll pour ne pas vieillir ». C’est leur devise.

Le groupe Salt and Pepper en concert.
Le groupe Salt and Pepper en concert.

ROCK AND ROLL IS NOT DEAD

José et son bandeau rouge, Dominique alias Dom, Jacqueline la Bruxelloise, Bernard, Christiane alias Cricri, Francine, Annie ou Dolly… Chacun, chacune ose la scène. Chacun, chacune brave sa timidité et sa fatigue. Chacun, chacune a trouvé dans ce groupe vocal un second souffle. Une seconde jeunesse. Des passages télé à foison ! Sur WEO. Sur Opal’TV. Sur France 3 Régions. Chez Mireille Dumas ou chez Sophie DavantToute une histoire et C’est au programme. Dans le 66 Minutes et le 100% Mag de M6. Dans un Grand Reportage de TF1. Les « Rockers du Nord » comptent plus d’une cinquantaine de concerts à leur actif, déjà, depuis la création du groupe en janvier 2010. À l’époque, c’est la scène dunkerquoise des 4 Écluses qui s’occupe d’eux. Et Virginie Scherrens surtout. Responsable des actions culturelles aux 4 Écluses. Nathalie Manceau se souvient avec émotion de leur prestation inoubliable au Grand Mix de Tourcoing, devant les responsables de la DRAC.  Elle se souvient aussi du premier morceau travaillé : l’incontournable Stand by me de Ben E.King. A capella. Un bijou. Elle se souvient aussi d’une erreur de jeunesse : donner des partitions à des chanteurs qui se fient à leur oreille et à leur cœur. Le rock, c’est simple, c’est brut. C’est l’énergie qui compte. Et la justesse bien sûr. Et la précision rythmique. Les morceaux sont travaillés comme des pièces d’orfèvrerie. Parfois, une ancienne prof d’anglais rectifie l’accent. Pas de partition. Du travail et de l’émotion. De l’émotion aussi pour le public. En particulier celle des publics un peu oubliés de notre société. Celui des maisons d’arrêt. Celui des maisons de quartier. Celui des foyers. Celui des retraités. Salt and Pepper assaisonne et redonne du goût à la vie affadie de ces publics parfois en marge. Franck Manceau à la batterie électronique. Et au son. Antonin Carette à la basse. Jonathan Nosalik à la guitare. Nathalie Manceau à la baguette magique. Du live. Du vivant quoi…

MONEY

Depuis 2012, le groupe vole de ses propres ailes. Une association s’est créée. Son président ? Philippe Lanoote. Qui porte bien son nom…

J’ai appris à chanter. J’ai appris à présider. J’ai appris à entrer en contact avec le monde de la scène et de la télévision. Si j’avais su le bonheur que c’est, j’aurais appris à chanter avant ! Nous produire sur scène, à nos âges, redonne confiance en soi. Nous apprenons à vaincre notre timidité, et nos fatigues. Et voir des jeunes chanter et danser sur nos morceaux, c’est une satisfaction énorme ! Le rock and roll est connu de toutes les générations !

Salt and Pepper, c’est du bon rock and roll. C’est du partage. De la générosité. De l’intergénérationnel comme on dit. De l’humain. Ce qui leur manque ? Des mécènes ! Rien que pour financer le transport de 46 chanteurs… avec le matériel.. C’est pas rien. Même si la Mairie de Dunkerque subventionne. Même si l’asso est reconnue d’«intérêt général» et peut donc recevoir des dons. Même si le crowfundig d’Ulule et les cotisations des membres mettent du beurre dans les épinards. Salt and Pepper a besoin d’un chauffeur. Pas de salle. Pas besoin, ils savent enflammer le public. Non, un budget pour leurs déplacements. À bon entendeur…

LA BAGUETTE MAGIQUE

Nathalie Manceau. Chanteuse professionnelle. Tombée dans la musique quand elle était petite. Numéro treize d’une fratrie où on joue de la trompette et où on chante en se levant dès le matin. Elle est le piment des Salt and Pepper. « Elle nous dynamise. Nous réveille. Chanter sous sa direction, c’est un grand bonheur. C’est une pro », nous confie Philippe Lanoote le Président. 

Nathalie Manceau dirige les Salt and Pepper.
Nathalie Manceau dirige les Salt and Pepper.

Ça fait plus de quinze ans qu’elle chante. Du rock, bien sûr. Du jazz aussi. Elle a fait la première partie du Tixier Quartet au Jazz Club de Dunkerque. Elle a commencé avec son partenaire à la vie comme à la scène, comme on dit, Franck Manceau. Leur duo s’appelait Double Je. Aujourd’hui, elle se produit dans plusieurs formations. Moon, quartet pop-jazz, avec Franck bien sûr,  François Tourneur à la guitare et Serge Samyn à la basse.  Man-Za Trio, pop-électro, avec Franck toujours et le guitariste Jonathan Nosalik. Duel Duets, duo rock-jazz-impro, avec François Tourneur à nouveau. Plus d’info sur le duo : ici. Elle participe à des projets de sensibilisation à la musique dans l’univers scolaire. Elle se produit régulièrement lors des Jam Sessions du Jazz Club de Dunkerque.

Nathalie Manceau sur la scène du Jazz Club de Dunkerque.
Nathalie Manceau sur la scène du Jazz Club de Dunkerque.

On laisse le mot de la fin à la fée des Salt and Pepper :

La devise des Salt and Pepper : « Du rock and roll pour ne pas vieillir ». Vieillir… ce serait ne plus avoir envie. Oublier ses rêves. Oublier son âme d’enfant. Ne plus chanter. Oui, ce serait ça, vieillir…

La page Facebook des Salt and Pepper : ici.

Le site des Salt and Pepper : .

La page Facebook de Nathalie Manceau : par ici.

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DUNKERQUE. UN SOIR AU JAZZ CLUB…

21h30. Thierry pianote déjà. Thomas chauffe tranquillement la basse. Et Sébastien donne le ton à la batterie. Françoise Devienne est au premier rang. À la droite de la reine mère du jazz à Dunkerque siège Emma, de Chti Jazz. Les habitués ont déjà troqué leur ticket d’entrée contre une bonne bière pression bien fraîche. C’est vrai que la chaleur est douce dans ce petit écrin de la musique. On aperçoit David Langlet. Sa trompette n’est pas loin. Et Fabrice Devienne aussi. La salle est pleine comme un œuf. Les premiers amateurs de jazz -au sens premier du terme : « qui aiment »- se préparent, instrument ou paroles de standards en main. La jam peut commencer…

Une jam session
Une jam session.

Du dunlerquois. De Bordeaux. De Montpellier. De Belgique. Ils viennent de partout. Pour oser la scène. Affronter le public. Et interpréter les fondamentaux du jazz. The Girl from Ipanema. Le vieux chanteur au chapeau laisse bientôt la place à une jeune interprète rousse. Et puis un sax alto s’invite. Puis un sax ténor. Et le vieux crooner revient pour conclure. On enchaîne sur Les Feuilles mortes. Les trois sax sont toujours là et rivalisent de virtuosité. Le tapis de feuilles est balayé par Charlie Parker. Et puis, on a envie de pleurer de bonheur quand un tout jeune garçon de 14 ans entame Amstrong, bien campé sur scène, comme s’il chantait dans sa cuisine. Un trémolo prometteur. À l’aise. Et généreux. Devant plus de 150 personnes. À 22h, sa prof de chant de collège, le tire par la manche pour rentrer : demain y a école… La musique traverse la nuit et les âmes, et fait oublier l’heure. Les talents qui investissent la scène aussi.  Les doigts de Fabrice Devienne et les touches du piano se confondent. D’autres musiciens enquillent. Sax, violon, guitare, un autre sax, un autre violon. Et la trompette de David Langlet. Et des chanteurs. Un autre chapeau : celui de Jean, qui rend hommage à Nathalie Cole. Une autre voix, exceptionnelle, venue de Belgique : Sandrine. Un groove à tomber par terre. Summertime. Sunny. Le temps est aboli. Il n’y a plus que la musique. Et la virtuosité généreuse des musiciens qui se succèdent. Générosité. C’est ça qui frappe et émeut : chacun saisit le rond de lumière en même temps que la mesure qui se propose. Puis s’efface. Pour laisser l’autre prendre sa place aussi dans l’édifice qui est en train de se construire. On passe même sa partoche au partenaire du moment, qui découvre, et partage. Et on s’efface à nouveau. Ce qui compte, c’est l’œuvre qui est en train de naître, dans l’improvisation contrôlée. Et pas l’ouvrier. Qui a la modestie de s’effacer quand il a posé sa pierre. Quel bonheur ! Quelles valeurs sont là transmises, dans le bonheur de la musique. Générosité. Humilité. Harmonie. Écoute. Partage. Et quel travail pour parvenir à un tel degré de maîtrise de l’instrument !

D’autres sont tombés sous le charme il y a longtemps déjà …

« Lieu mythique, le club de Jazz est bien sûr un lieu privilégié. Tout à la fois laboratoire pour les musiciens, par l’absence de contraintes, cadre privilégié de la rencontre avec un public idéalement proche, espace de convivialité sans façon (boissons, discussions, exclamations…) pour une musique inséparable du cadre de vie. Le club de Jazz est un peu de la « place du village » qui nous manque tant. »
Pascal ANQUETIL, Officier des Arts et des Lettres, spécialiste de Jazz.

La Page Facebook du Jazz Club : ici.

Le Jazz club de Dunkerque ? Une école de l’humanité en même temps qu’un lieu convivial et de culture accessible. Pour en savoir plus, c’est là.

Le Jazz Club de Dunkerque ? Une histoire d’amour entre Françoise Devienne, la musique Jazz et Dunkerque. La suite : ici.

Le Jazz Club de Dunkerque ? Une programmation et des spectacles  exceptionnels. Le planning : ici.

Le Jazz club de Dunkerque et sa généreuse jam session ? Unforgettable…

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BAIN DES GIVRES A MALO : QUI OSERA SE METTRE A L’EAU ?

Un petit air de carnaval dunkerquois envahit la plage de Malo chaque 1er janvier depuis 15 ans déjà. Coutume colorée et joyeuse qui habille l’hiver de rires et de chaleur. Vendredi 1er janvier 2016, vers midi, il fera entre 6 et 8 degrés sur la plage, avec un vent de 18km/h environ. Et l’eau sera à 11 degrés. Qui osera se mouiller ?

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1ER JANVIER : CARNAMALO

Voici l’invitation de La Sirène, personnage phare de cet événement :

Le départ de cet amusant rendez-vous aura lieu à midi pile, sur la plage de Malo les bains face au « Malouin ». Et cette année encore, un ptit bol de soupe, un ptit certificat de taux de pénétration dans l’eau et des ptites surprises (en fonction de l’imagination disponible), seront offerts aux radieux baigneurs.

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UNE BRÈVE HISTOIRE DU BAIN DE MER

L’usage curatif des bains de mer est attesté dès le XIVème siècle. Mais c’est le seul cas où on ose se baigner. La mer, la plage, et les plaisirs qui y sont liés n’existent que depuis la fin du XIXème siècle. Avant cette date, la mer est considérée comme un élément plutôt hostile, sauvage. On ne s’y baigne pas. Encore, ose-t-on s’y promener, de loin.

C’est l’Angleterre qui invente la baignade, à la fin du XVIIème siècle. Le bain, prescription médicale, prend progressivement des allures d’opération commerciale. En 1753, le docteur Charles Russel publie Les effets des bains de mer sur les glandes, conseillant de boire l’eau de mer et s’y baigner pour des raisons médicales mais aussi religieuses. La Révolution Industrielle permet ensuite à la bourgeoisie et à la haute bourgeoisie anglaises, de s’adonner à ce loisir nouveau et considéré comme luxueux.

La France est touchée par cette nouvelle vague à la fin du XVIIIe : en 1785, Cléry de Bécourt fonde à Boulogne-sur-Mer le plus ancien établissement français de bains de mer chauds.    Dieppe, Le Croisic, La Rochelle, puis Cherbourg voient s’ouvrir des établissement de balnéothérapie. Le développement des transports ferroviaires, puis de l’automobile, va favoriser ce nouveau mode de villégiature. Réservé quand même à la haute société. C’est 1936, le Front populaire et les congés payés qui permettront à une plus large population de « partir à la mer ».

La plage de Malo les Bains suit la même évolution. Détachée de la commune de Rosendaël en 1891 et fusionnée avec Dunkerque en 1969, dont elle constitue aujourd’hui l’un des quartiers, Malo voit fleurir sa plage de touristes à partir de la fin du XIXème siècle.

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Malo-les-Bains est officiellement classée  « Station balnéaire et Touristique » en 1989.

Les costumes de bain ont, eux aussi, évolué… À la fin du XIXème siècle, et jusque dans les années 1930, les baigneurs sont couverts des pieds à la tête.

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La pudeur interdit encore de dévoiler le corps. Les cabines de plage permettent aux dames d’être transportées jusqu’au bord de l’eau, puis d’être ramenées sur la digue, sans atteinte aux bonnes mœurs…

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Vendredi 1er janvier 2016, midi, plage de Malo, les costumes de bain auront une autre allure… Alors, qui osera se mouiller ?

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