COUDEKERQUE BRANCHE. 1918-2018 : LA JEUNESSE DES ECOLES REND HOMMAGE A UNE JEUNESSE SACRIFIEE

Quenau. Pagnol. Brassens. Millon. Chaplin. Courtois. Éluard. La Salle. Sacré Cœur. Tous les élèves de toutes les classes de CM2 de ces écoles primaires de Coudekerque Branche ont accompli leur devoir de mémoire, en participant à une exposition sur le centenaire de l’Armistice de 1918. Et c’est une grande émotion de croiser tous ces enfants, ce matin du 11 Novembre, lors de l’inauguration de la Maison de la Mémoire…

Maison de la Mémoire de Coudekerque Branche.

 

Des enfants qui ont appris ce que c’était que cette Guerre de tranchées, cette « boucherie » qui a sacrifié toute une jeunesse. Et c’est avec un mélange de fierté et de gravité qu’ils ont montré à leurs familles ce qu’ils retenaient, par leurs dessins, de cette Guerre qui devait être la Der des Ders…

Silhouettes de poilus, d’infirmières. Explosions de couleurs pour clamer le « plus jamais ça ! ». Mains qui se serrent pour vanter l’amitié entre les peuples. Colombes de la paix découpées dans des lettres de poilus. Les enfants des écoles ont mis des « mots sur des maux » qu’ils ne veulent pas vivre, comme les a vécus dans sa chair la jeunesse sacrifiée de 14-18…

images : Le Mag∂zoom

LES OUBLIES DE LA MER NOIRE. 1918-1919. UN RECIT ET UNE EXPO.

Mer Noire. C’est le titre d’un récit décapant de César  Fauxbras, alias Gaston Kléber Sterckeman, Rosendaëlien né à Dunkerque en 1899 et mort en 1961. Dans ce récit inspiré de son expérience de marin pendant la Première Guerre mondiale, le narrateur personnage Vignes se fait le porte parole de l’auteur qui raconte cette drôle de campagne en Mer noire de juillet 1918 à mai 1919. Il dénonce les actes barbares de ce drôle d’épilogue à la Guerre qui devait être la Der des der,  les mensonges de Clémenceau, les aberrations d’une alliance contractée entre la France et la Russie blanche de Nicolas II qui se traduit par une mission impossible : mater la Révolution russe des Bolcheviks entamée en 1917. Dans cet ultime épisode de la Première Guerre mondiale, méconnue du grand public, les soldats de la Marine Française sympathisent avec le petit peuple russe et osent se mutiner. Mer noire. À lire, et à voir. Les étudiants de  2ème année de DUT TC de l’ULCO, sous la houlette de leur professeure Justine Jotham,  se sont emparés de ce récit pour nous proposer une exposition interactive. Images et son : aux photos et autres vestiges visibles, témoins de cette victoire de la fraternité entre les peuples contre les intérêts financiers des dirigeants, s’ajoutent de nombreux extraits du texte de Fauxbras enregistrés par les étudiants eux-mêmes…

invitation expo

Et pour avoir un avant goût de ce qu’on pourra entendre, voici quelques extraits de ce récit incisif, lus par les étudiants…

Cet extrait, pour faire connaissance avec Vignes, et avec son insolence de soldat révolté par la mission qu’on leur a confiée, à lui et à ses frères d’armes :

 

 

Dans celui-ci, le récit de la mutinerie d’avril 1919…

 

Dans cet autre, on nous raconte comment l’amiral français envoie des troupes pour tirer sur ses propres hommes… :

 

Bilan de cette drôle de guerre…

 

« Camarades soldats français, vous êtes trompés par votre gouvernement impérialiste. Les bolcheviks ne sont pas des bandits, ils sont travailleurs, ouvriers, exactement vos frères de misère. Nous luttons contre la classe capitaliste qui est la cause des ennemis du peuple, aussi bien en Russie qu’en France. C’est à cette classe que votre gouvernement obéit, et quand vous combattez avec les volontaires qui sont la lie, la tourbe, les serviteurs de Nicolas deuxième, vous faites trahison à votre classe, la classe ouvrière. Vous devez, au contraire, aider la République des Soviets et la Révolution Rouge, elle vous délivrera de l’esclavage capitaliste. Nous vous disons, camarades soldats français prolétaires : Vive la Révolution Sociale, à bas les brigands capitalistes de toutes les Nations ! » Extrait de Mer Noire, César Fauxbras.

Un propos étrangement moderne, qui résonne avec encore beaucoup de justesse un siècle après…

Dunkerque, du 26 octobre au 22 novembre, découvrez l’exposition César Fauxbras : destination Mer noire. Vernissage le 5 novembre à  18h. 
Page facebook de la BULCO : ici.

 

GERARD DELIGNY. A L’ECOLE DE L’ART

Peintre, décorateur, auteur, chanteur, musicien. Cet enfant des Huttes de Gravelines est devenu un artiste accompli. Aux multiples talents. Personnage accessible et généreux, il vous raconte son parcours en toute simplicité, lui qui côtoie tant de vedettes du « show biz » ! Gérard Deligny expose quelques unes de ses œuvres à la Médiathèque d’Uxem, du 7 octobre au 26 novembre 2016. Suivez le guide…

LE PEINTRE

Gaufres "la dunkerquoise", dessin de Gérard Deligny
Gaufres « La Dunkerquoise », dessin de Gérard Deligny

Je suis sûre que vous connaissez les dessins qui ornent les boîtes de gaufres La Dunkerquoise… Et ce timbre commémoratif figurant le jeune et fringant Belmondo au sommet de son art dans Un Week end à Zuydcoote

Timbre commémoratif, dessin de Gérard Deligny
Timbre commémoratif, dessin de Gérard Deligny

Le créateur de ces dessins ? Gérard Deligny. Notre vedette locale. Avec un papa livreur de bière en charrette à cheval et une maman au foyer, le petit Gérard ne semblait pas prédestiné à une carrière d’artiste. Doué pour le dessin. Remarqué par ses institutrices. Exposé sur les murs de la classe ! Aujourd’hui, l’école d’Uxem porte son nom ! Il suit des études d’histoire de l’art à l’université de Lille et cultive ce don du ciel. Ses inspirateurs ? Picasso, Cézanne, Albert Marquet, Bernard Buffet. Après une première exposition dans une galerie du Vieux Lille, le petit étudiant boursier vient côtoyer les géants de l’art à Paris : la galerie de Christiane Vincent, Arches et Toiles à Montmartre, la Galerie Drouant. Rien que ça ! Affilié à la Maison des Artistes, repéré et soutenu par des mécènes de la région, il multiplie alors les expositions. Plus de 80 à travers l’Europe.

Ecole Gérard Deligny à Uxem
Ecole Gérard Deligny à Uxem

L’EXPO

Uxem sous la neige, Gérard Deligny
Uxem sous la neige, Gérard Deligny

Tons pastels. Tendresse du regard posé sur les paysages. Tendresse du regard posé sur nos paysages familiers : la plage de Malo, le carnaval, les remparts de Bergues, le Mont Cassel qui prend des airs de Montagne Sainte Victoire… La petite ville d’Uxem, sous la neige ou sous le soleil… Ses douces marines, qui font dire à Annie Cordy, une proche de Gérard, qu’elle retrouve un peu le goût de son enfance…

invitation

Page facebook de Gérard Deligny : ici.

images personnelles de Gérard Deligny (qu’il en soit remercié !) Reproduction interdite. Oeuvre protégée par les droits d’auteur (l’Adagp).

UNITED COLORS OF POUNKY LADY

Coloré, bucolique, utopique, rock and roll, et ténébreux. Voilà l’univers de Pounky Lady. Pounky Lady ? Belle comme une œuvre d’art vivante, qui semble tout droit sortie d’un film de Jeunet. Ou  de Tim Burton.  Qui a fait de son apparence la carte de visite de la vie qu’elle mène : joyeuse, enjouée, colorée, atypique, excentrique, chaleureuse. Et généreuse surtout. Peintre et plasticienne aux multiples talents, elle expose à Dunkerque. Jusqu’au 18 mars. Son portrait ici même. En couleurs, évidemment.

Une Lady chez une Miss.
Une Lady chez une Miss.

UNE LADY CHEZ UNE MISS

Pour Audrey's Cupcakes, Lady Pounky signe "JoAnne"
Pour Audrey’s Cupcakes, Lady Pounky signe « JoAnne »

Quand Miss Audrey’s Cupcakes rencontre Pounky Lady sur un salon de voitures anciennes, ça donne des envies et un projet. Celui d’exposer les œuvres de la Lady dans l’univers vintage et sucré de la Miss. Et ça fonctionne : l’Amérique des années 1950 prête son cadre léger aux explosions de couleurs et de lignes de l’univers de Pounky Lady

Cox, ska, rock, skull, Paris, Mexico
Cox, ska, rock, skull, Paris, Mexico

On retrouve dans les tourbillons de sa peinture les vagues de Hosukai, les contrastes de Diego Riviera ou de Van Gogh, les amoncellements engagés de Boltanski, le street art de Banksy, les prouesses lumineuses de Klimt, le chatoiement de Kehinde Wiley et la finesse féminine tout exotique de Frida Kahlo. Justement, le Mexique est une source d’inspiration. Notamment la façon dont les Mexicains fêtent leurs morts le 1er novembre de chaque année. Avec de la joie, de la couleur, des pique nique dans les cimetières, de la lumière et des chants. La Catrina, appelée à l’origine la Calavera Garbancera, figure populaire de la culture mexicaine, fascine Pounky Lady.  Et on retrouve un peu de ses traits dans les visages de femmes de la Lady. Squelette féminin, revêtu de riches atours et souvent chapeauté, ce personnage extraordinaire réconcilie les vivants avec l’étrangeté de la mort.

Skull Mexico.
Skull Mexico.

Étonnant pour une jeune femme pleine de vie et se réclamant du carpe diem des épicuriens ? Pas tellement. Pas du tout même, si on traverse un peu la toile, à la rencontre de l’intimité de Pounky Lady…

DE LADY À JOANNE

Des vampires, des monstres, des déclinaisons de Frankenstein, des squelettes et des crânes…. Des corps torturés à la Schiele ou à la Dürer dans son Apocalypse. Ce sont les vanités que Joanne Goudry, alias Pounky Lady, peint pour conjurer ou sublimer les angoisses de la mort. Celle de proches qu’elle a perdus au fil du temps. Celle des autres encore présents qu’elle aime et s’attend à perdre un jour. C’est peut-être ce qui fascine dans son univers : la représentation colorée et joyeuse d’images de notre finitude. Des vanités quoi. Rappelle-toi que tu es mortel, que tout a une fin. Et profite. Des êtres et de la vie. Elle cite volontiers Horace :

« Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain »

Carpe diem. Voilà ce que semblent nous dire sa Vampire Lady, Skull Mexico ou les amours sacrilèges de Frankenstein. Mais avec légèreté et couleurs. Car la peinture, les collages, les créations d’objets design, sacs, badges ou pièces de mobilier,  de Joanne ne sont absolument pas morbides. Bien au contraire. Ils invitent à la vie. À l’enthousiasme. Au sens premier du terme : à se laisser emporter par un souffle qui nous ravit (dans tous les sens du terme), celui qui a animé Joanne au moment de créer. Cette enfant de Brassens et des Pogues, orpheline de père, fille de la mer, de Malo, peint quand et où ça lui chante. Pas besoin d’atelier. Elle peint là où il y a de la place. Chez elle. Et trimbale son matériel. Acrylique, Canard enchaîné ou  Charlie Hebdo. Et crée quand ça lui chante. Parce que la musique est extrêmement présente dans sa vie. Jim Morrison, par exemple : son premier portrait. Le rock and roll que sa mère lui a appris à danser. Jimmy Hendrix. Et  Patti Smith, la marraine du mouvement punk. Et de Pounky Lady, sa digne descendante

guitare basse
Guitare basse « customisée ».

Joanne avoue qu’elle aurait aimé parler anglais couramment, comme une de ses sœurs qu’elle admire. Pour se fondre encore plus dans cette génération de poètes chanteurs peintres des années 1960-70 née aux États unis ? Pour coller à la langue de Andy Warhol qu’elle admire aussi ? Pas besoin. Le dessin, les lignes et les couleurs sont un langage universel, compréhensible par tous.

Je crois en l’humain. Je suis une personne positive. Et je fais tout ce que je peux pour aider autour de moi, à pette échelle.

Joanne à l'oeuvre
Lady Joanne.

Ce qu’elle enseigne aux élèves dont elle a chaque année la charge. De collège en lycée. De la Sorbonne aux arts floraux, elle a

Lady Joanne...
Lady Joanne…

acquis cette expérience d’artisan et d’artiste, cet art de l’humain qu’elle transmet aux plus jeunes, dans l’amour de la vie et la joie.

Jean Pierre Jeunet ou Tim Burton ?
Jean Pierre Jeunet ou Tim Burton ?

Exposition de ses œuvres chez Audrey’s Cupcakes, 4 rue Dampierre à Dunkerque, du 18 février au 18 mars. Vernissage  jeudi 18 février à 19h.

Page Facebook de Pounky Lady : ici.

Site de Pounky Lady : .

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images 6, 7 et 8 : photos personnelles aimablement et généreusement prêtées par l’artiste. Qu’elle en soit remerciée !

 

IL ETAIT UNE FOIS GERARD DELIGNY A ROSENDAEL

carnaval à Rosendael

Peintre, décorateur, auteur, chanteur, musicien. Cet enfant des Huttes de Gravelines est devenu un artiste accompli. Aux multiples talents. Personnage accessible et généreux, il vous raconte son parcours en toute simplicité, lui qui côtoie tant de vedettes du « show biz » ! Gérard Deligny expose quelques unes de ses œuvres à l’Hôtel de Ville de Rosendael, dans le cadre de l’exposition « Il était une fois Rosendael ». Suivez le guide …

LE PEINTRE

la dunkerquoiseJe suis sûre que vous connaissez les dessins qui ornent les boîtes de gaufres La Dunkerquoise… Et ce timbre commémoratif figurant le jeune et fringant Belmondo au sommet de son art dans Un Week end à Zuydcootele timbre

Le créateur de ces dessins ? Gérard Deligny. Notre vedette locale. Avec un papa livreur de bière en charrette à cheval et une maman au foyer, le petit Gérard ne semblait pas prédestiné à une carrière d’artiste. Doué pour le dessin. Remarqué par ses institutrices. Exposé sur les murs de la classe ! Aujourd’hui, l’école d’Uxem porte son nom ! Il suit des études d’histoire de l’art à l’université de Lille et cultive ce don du ciel. Ses inspirateurs ? Picasso, Cézanne, Albert Marquet, Bernard Buffet. Après une première exposition dans une galerie du Vieux Lille, le petit étudiant boursier vient côtoyer les géants de l’art à Paris : la galerie de Christiane Vincent, Arches et Toiles à Montmartre, la Galerie Drouant. Rien que ça ! Affilié à la Maison des Artistes, repéré et soutenu par des mécènes de la région, il multiplie alors les expositions. Plus de 80 à travers l’Europe.

le bar tabacs

L’EXPO

Tons pastels. Tendresse du regard posé sur les paysages. Tendresse du regard posé sur nos paysages familiers : la plage de Malo, le carnaval, les remparts de Bergues, le Mont Cassel qui prend des airs de Montagne Sainte Victoire… et Rosendael ! Si vous ne connaissez toujours pas son univers, allez flâner dans les salons de l’Hôtel de Ville de Rosendael du samedi 19 au dimanche 27 septembre 2015. Vous y rencontrerez aussi d’autres personnages du cru, qui mettent en lumière avec générosité et talent l’histoire et les richesses du patrimoine dunkerquois. L’Association Généalogie et Histoire du Dunkerquois (GHDk), présidée par Jean Claude Lagrou, organise en effet cette exposition dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine. Amoureux de Dunkerque et de son histoire, amateurs de cartes postales anciennes, de timbres et autres documents d’autrefois, vous serez comblés ! Pour rencontrer ces artisans du passé et ces artistes d’avenir, rendez-vous au vernissage !

invitation rosendaelPage facebook de Gérard Deligny : ici.

Site de l’Association HGDk : ici.

Mairie de Rosendael, Place des Martyrs de la Résistance, 03 28 26 27 77

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