QUAI DU PRELUDE : DU CINEMA DANS UNE PISCINE

Moteur demandé. Ça tourne au son. Ça tourne à l’image. Annonce. Quai du Prélude, séquence 20, plan 1, 1ère. Sileeeennnnce…. Action ! Et ça tourne. Dans tous les sens du terme. Sur le Môle 1. Dans les rues de la Citadelle. Dans les couloirs de l’ULCO – La Piscine. Dans l’espace cabaret aménagé près du bar. Sur la scène. Autour de Félix Létot, le réalisateur, pour poser câbles, combo et autre mandarine. Film noir. Quai de pluie, piano bar et tontons flingueurs. Quai du Prélude… Vous avez raté la projection d’avril. Novembre vous rattrape. Ambiance…

Quai du Prélude, mardi 22 novembre, 20h, La Piscine, Dunkerque.
Quai du Prélude, mardi 22 novembre, 20h, La Piscine, Dunkerque.

Régulièrement, l’Atelier culture de l’ULCO, La Piscine, offre la possibilité à des jeunes, et moins jeunes, passionnés de pratiques artistiques de travailler avec des professionnels sur un projet. Danse. Théâtre. Chant. Et cinéma, cette fois, avec Félix Létot, jeune réalisateur, pionnier de XILEF Productions.

Félix Létot, réalisateur.
Félix Létot, réalisateur.

Félix a réuni une trentaine d’étudiants autour d’un projet de film. QUAI DU PRÉLUDE. Un projet dans sa totalité : écriture du scénario, tournage, montage, mixage. Scénaristes, dialoguistes, décorateurs,   accessoiristes, costumiers, preneurs de son, preneurs d’images, intendance… Il en faut, du monde, sur un tournage… On comprend l’importance, et la longueur, du générique. Pierre et JC au son. Pablo, partout où il faut un technicien. Donc partout. Vincent le chef op. Et puis les premiers rôles, tenus par des acteurs professionnels : Maxence Cambron et Christophe Jean. Et tous les autres, amateurs, amoureux, invités dans l’aventure. Conscients de cette chance exceptionnelle d’être dirigés par des pros.

Tournage d'une scène au cabaret, sous la direction de Félix Létot.
Tournage d’une scène au cabaret, sous la direction de Félix Létot.
Pierre, au son.
Pierre, au son.
chef op
Vincent, le « chef op ».

Amateurs. Des vrais. Des amoureux. De la scène. De la toile. Du jeu. Du voyage devant et derrière la caméra. Entre octobre 2015 et mars 2016, entre écriture du scénario et tournage, ils se sont trouvés et retrouvés pour réaliser ce film : Quai du Prélude. Une production XILEF. Sous la houlette bienveillante, ingénieuse et pédagogue de Félix Létot.

Meurtres, infidélité, trahison, jalousie, fatalisme : voilà pour les ingrédients essentiels au genre. Ajoutez-y  un détective privé de second ordre, cynique et blasé, Alan Bogaerd, alias Christophe Jean, embauché pour une enquête dont les véritables implications lui sont cachées par son commanditaire, Conti, alias Maxence Cambron. Son enquête l’amène à rencontrer une femme fatale qui le manipule et quelques flics dépassés. Le tout dans une ambiance de cabaret, entre piano bar, whisky et numéros à plumes. Et ça donne Quai du Prélude

Quai du Prélude, Félix Létot, mardi 22 novembre, 20h, La Piscine, Dunkerque.
Quai du Prélude, Félix Létot, mardi 22 novembre, 20h, La Piscine, Dunkerque.

Le film sera projeté mardi 22 novembre à 20h, à La Piscine, rue du Gouvernement, Dunkerque.

La page Facebook de Quai du Prélude : ici.

Le site de Xilef Productions : .

Infos et réservation pour la projection : par ici.

Les photos sont de LAURENT WILLIART, photographe officiel de La Piscine. Qu’il soit remercié !

11 NOVEMBRE A COUDEKERQUE BRANCHE : DU DEVOIR DE MEMOIRE

Soleil et ciel bleu. Comme un clin d’œil chaleureux du temps qu’il fait au temps qui passe, pour accomplir le devoir de mémoire. Comme partout en France, la commune de Coudekerque Branche honore, en ce 11 novembre, ses morts. Morts pour la France. Ceux de Douaumont ou Verdun. Morts pour que nous puissions jouir pleinement de notre liberté. Beaucoup d’enfants et de jeunes associés à cette cérémonie. Parce que cent ans après, quand aucun survivant ne peut plus témoigner, transmettre est essentiel.

ADRIAM Charles, AERNOUT Théophile,  BASSIMON Georges, BATTEUR Gaston, BECAM Fernand DEMEESTER Auguste, DEMEULEMEESTER Gustave,  FONTAINE Maurice, MARTEAU Lucien MERCIER Arsène, VLASSEMAN Albert, WAESELYNCK Lucien, WASTIAUW Gabriel, WATBLED Marcel
WEEXSTEEN Robert, WILLAERT Charles … Tous Coudekerquois… Et des dizaines d’autres noms… Voilà ce qui reste de la grande boucherie. Une liste de noms, gravés dans la pierre de nos cimetières.

Monument aux Morts de Coudekerque Branche. Année 1916...
Monument aux Morts de Coudekerque Branche. Année 1916…

Qui se souvient d’eux ? Leurs descendants savent-ils seulement qu’ils ont existé, qu’ils ont été enfants, qu’ils ont aimé, qu’ils sont partis un jour de grand soleil, la fleur au fusil comme ils disent, et qu’ils ne sont jamais revenus. Jamais. Corps aimés et aimants engloutis par la terre de Verdun ou de Douaumont. Ou d’ailleurs sur l’immense champ de bataille de 14-18, labour des volontés et des enthousiasmes les plus acharnés. Pluie de mitrailles et d’obus. Rats nocturnes effrayants. Jeunesse sacrifiée dans la boue des puissances se partageant un monde en déliquescence. Relisez Dorgelès. Relisez Barbusse. Relisez Céline. Découvrez Au revoir là-haut de Lemaître. Lisez Cris de Gaudé. Ou parcourez simplement les archives de votre commune. Ils prendront alors un peu vie dans votre imagination, ces noms gravés dans la pierre. Elle prendra à nouveau chair, cette chair à canon, peuple d’hommes sacrifiés.

Explosion sur un champ de bataille, 14-18.
Explosion sur un champ de bataille, 14-18.

Lisez les lettres de ces poilus. À leurs mères. À leurs fiancées. À leurs femmes. À leurs enfants. Comme l’ont fait les filles et les garçons du Conseil Municipal des Jeunes de Coudekerque Branche. Avec le sérieux qui incombait à cette importante tâche.

28 juin 1916. Mon amour. Je t’écris ces lignes, peut-être les dernières, quelques heures avant de monter à l’assaut. Il s’agit de repousser les Allemands, au prix de n’importe quel sacrifice au-delà du village de Fleury (…) Ni ma main, ni mon cœur ne tremble. Tu sais combien je t’aime. Tous les battements de mon cœur sont à toi, ma tendrement chérie, à nos petits, à l’enfant attendu. Je voudrais vivre pour vous tous, mais si je devais tomber, Dieu pourvoirait à votre bonheur. Car je veux qu’ils vivent, mes enfants, pour honorer la mémoire de leur père, pour le continuer, s’il est besoin, à côté de leur petite mère dont ils sècheront les larmes à force de caresses, tous nos petits anges aimés, y compris celui que tu portes en toi, ma douce et tendre enfant. Reçois un baiser ardent, où je fais passer toute mon âme, toute ma puissance d’aimer, de celui qui n’a jamais, auprès de sa chérie, connu que la joie de vivre. Je pars réconforté et confiant (…) Je te confie et je confie nos petits, Jean, Pol, Bernard, celui ou celle qui naîtra demain, au bon Dieu. Et je demande à ma mère, à mes parents, de se souvenir que si ton mari est mort pour la France, celle qui porte son nom a droit à toute la pitié, ou plutôt toute la justice et à tout l’amour des siens. Armand. France.

Les jeunes du CMJ ont lu des textes touchants, lettres et témoignages de 14-18.
Les jeunes du CMJ ont lu des textes touchants, lettres et témoignages de 14-18.

Puis le drapeau de la commémoration du 1er conflit mondial fut transmis : d’un jeune du collège La Salle à un jeune du collège du Westhoek. Passation de la flamme. Du souvenir. Et puis les enfants de l’école élémentaire Pagnol ont chanté. La Marseillaise bien sûr. Mais aussi une émouvante chanson qui raconte le quotidien d’un poilu…

Passation du drapeau entre jeunes de deux collèges coudekerquois, sous l'œil attentif de M. David Bailleul.
Passation du drapeau entre jeunes de deux collèges coudekerquois, sous l’œil attentif de M. David Bailleul.

Ces jeunes-là, engagés dans la vie de leur cité, savent certainement la chance qu’ils ont de vivre dans un pays en paix. Ils savourent leur chance d’aller à l’école, librement, chaque jour. Ils mesurent leur chance de ne pas devoir quitter leur famille, fusil à l’épaule et fleur au fusil, pour aller disparaître corps et âme dans la boue d’un champ de bataille. Ces jeunes-là le savent certainement. Et ils montrent la voie à d’autres. Commémoration, mémoire. Champ mental du souvenir qui, intact, doit aider à envisager l’avenir pour que plus jamais n’existent les champs de bataille.

Photos du Mag@zoom, sauf image 2.

JULES VERNE ET TATI AU PAYS DE MERVEILLE

Ils sont 15 ado. De 11 à 15 ans. Et ils se sont emparés de l’univers de Jacques Tati avec une audace folle. Il faut dire qu’ils sont dirigés par la main expérimentée de Brigitte Mounier, directrice de La Cie des Mers du Nord. Et certains fréquentent l’atelier théâtre de leur professeure, Mme Tricot, depuis leur arrivée en 6ème, au collège. Jules Verne, de Grande Synthe. Pourquoi Jacques Tati ? Parce que la Galerie Robespierre propose jusqu’au 10 novembre une exposition haute en couleurs : Monsieur Hulot s’expose, de David Merveille, illustrateur, qui s’est emparé du petit monde cinématographique de Tati pour réaliser des œuvres uniques. Et c’est dans ce cadre, entre Jour de Fête et Les Vacances de Monsieur Hulot, que les élèves de l’Atelier Scène vont clôturer l’expo. Suivez le guide…

Monsieur Hulot s'expose, David Merveille, Galerie Robespierre, Grande Synthe.
Monsieur Hulot s’expose, David Merveille, Galerie Robespierre, Grande Synthe.

L’EXPO

David Merveille vit à Bruxelles. Il travaille principalement pour l’édition jeunesse, la publicité et la presse. Son univers graphique coloré, emprunt d’insolite et de fantaisie, s’exprime dans de nombreux albums pour enfants édités. Il a commis avec Zidrou, (auteur de l’élève Ducobu), plusieurs titres dont Le Nid (éd. du Rouergue), Sapristi (éd. Mijade) et avec Jean Van Hamme Un si petit Hippopotame (éd. Mijade).
Son goût pour le burlesque, l’observation et le souci du détail, le pousse tout naturellement vers l’univers de Jacques Tati, auquel il rend hommage en 2006 en réalisant  Le Jacquot de Monsieur Hulot  aux éditions du Rouergue, un superbe livre jeunesse sans texte, un petit bijou d’humour et de poésie.

Le Jacquot de M. Hulot, David Merveille.
Le Jacquot de M. Hulot, David Merveille.

Ce livre a reçu plusieurs récompenses dont le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles 2007. Parallèlement à son travail d’auteur-illustrateur, David Merveille enseigne depuis 1996 à l’Institut St Luc de Bruxelles. Son blog : ici.

Dessins de David Merveille
Dessins de David Merveille

Ce Bruxellois est un amoureux de l’univers de Tati. De son burlesque. De ces absurdités, entre monde moderne et monde ancien. Entre indifférence froide  et chaleur humaine. Tati, qu’on a pu considérer comme le Chaplin ou le Keaton français, a pointé les contradictions de notre monde contemporain. Et a imprimé pour l’éternité la silhouette de ce grand homme au chapeau et à la pipe vissée au coin de la bouche.

L’univers de Tati est extrêmement sonore. Celui de Merveille est muet : images, traits, couleurs… et pas de mots ! Alors, les élèves de l’Atelier Scène du Collège Jules Verne de Grande Synthe ont décidé de remplir de mots et de bruits, à l’instar du grand Tati, les images de Merveille…

 Jacques Tati et "son" Monsieur Hulot...
Jacques Tati et « son » Monsieur Hulot…

CECI EST UNE PIPE

Triptyque, cet « objet théâtral » reproduit d’abord la sphère cinématographique de Tati : personnages caricaturaux, chorégraphies gestuelles et sonores, dialogues inspirés de Mon Oncle ou de Jour de fête. La parole se démultiplie ensuite pour rappeler à quel point la bande son des films de Tati est la pierre angulaire de chacun de ses  films. Et les apprentis comédiens, bruiteurs et doubleurs le prouvent enfin, dans une démonstration « artisanale » et ludique…

Séance de répétition à la Galerie Robespierre de l'Atelier Scène, octobre 2016.
Séance de répétition à la Galerie Robespierre de l’Atelier Scène, octobre 2016.

Pour passer de l’autre côté du miroir, et rencontrer Merveille, Tati et Jules Verne, rendez-vous le jeudi 10 novembre 2016, à 18h30, à La Galerie Robespierre, Place de L’Europe à Grande Synthe.

Les infos...
Les infos…

Entrée libre. Réservation souhaitée au 03 28  28 90 20

Page Facebook de David Merveille : ici.

Page Facebook de La Cie des Mers du Nord : là.

Site de la Cie des Mers du Nord : ici.

Site de la Galerie Robespierre : là.

image 1image 2image 3images 4, 5, 6 et 7image 8 – images 9 et 10 : Le Mag@zoom

A LA MODE DE CHEZ EUX

Ils sont nés dans de drôles de choux. À la mode de chez eux, on a entre 2 et 25 ans, et on souffre. De toutes sortes de handicaps et des troubles associés. On fréquente un IEM. Ou pas… On est suivi par un service de soins spécialisés. Et on rêve de vivre avec tout le monde. Comme tout le monde. Alors, pour planter là les indifférents ou les cyniques, tous ces jeunes participent à un événement atypique et exceptionnel : un défilé de mode « hors normes », le 21 janvier 2017, à 18h, au Grand Sud, à Lille. Chacun fait as mode. Défilé hors normes. Défilé énorme.

Chacun fait as mode. Un défilé spectacle énorme.
Chacun fait as mode. Un défilé spectacle énorme.

Chacun fait as mode : voyez dans l’inversion du déterminant peut-être un clin d’œil langagier à la touche toute régionale de cet événement… Ce sont en effet des enfants et des jeunes de l’IEM Jules Ferry de Lille et de l’IEM Dabbadie, à Villeneuve d’Ascq ;  des enfants et des jeunes des Services d’éducation et de soins spécialisés à domicile, les SESSD Jean Grafteaux, Les Près, Marc Sautelet basés à Villeneuve d’Ascq encore ; enfin, des enfants et des jeunes venus de tous les coins des Hauts  de France, qui sont sollicités pour créer des costumes et les présenter au public. Être créateur et mannequin d’un jour…

Chacun fait as mode : rendez-vous le 21 janvier...
Chacun fait as mode : rendez-vous le 21 janvier…

Pour de rire. Pour jouer. Car le défilé est un prétexte. Pas une handi fashion, comme il en existe déjà, qui présente des vêtements adaptés aux handicaps. Non. Une excuse pour créer un grand spectacle. Et LMAC (Lille Métropole Arts et Culture), avec à sa tête Audrey Boulfroy, et Le Rêve de Norinia, asso présidée par Catherine Faidherbe, organisent cet événement atypique. Bernard Philippe, fondateur de LMAC, est l’homme orchestre du projet. Ils ont fait appel à d’autres partenaires de jeu pour inscrire ce défilé énorme dans un chouette show tout chaud :  Michel Picavet, le compagnon acteur de toujours, qui participait déjà dans les années 1980-1990 aux spectacles de cirque montés à l’époque par les jeunes de feu le foyer Jean Grafteaux, initiés par Bernard Santraine. Père fondateur de la culture et des pratiques artistiques comme vecteurs d’intégration et d’épanouissement des personnes en situation de handicap. Autres partenaires de création : La Compagnie théâtrale La Folle AvoineDanse qui veut, compagnie de danse handivalide présidée par Cathy Marin ; le Centre Social et Culturel de L’Arbrisseau ;  et les Ambassadeurs de la ville de Lille. Et une invitée surprise : Théodora Marais, miss euro région, qui prendra part au défilé…

Etre créateur et mannequin d'un jour...
Etre créateur et mannequin d’un jour…
lmac
Lille Métropole Arts et Culture, à l’initiative du projet.
Le Rêve de Norinia, partenaire du projet.
Le Rêve de Norinia, partenaire du projet.

Et ce projet, chapeauté de main de maître par Bernard Philippe, successeur et disciple de Bernard Santraine, est rendu possible par des mécènes et soutiens qui ont compris l’importance de rendre visibles les différences : les Villes de Lille et de Villeneuve d’Ascq,  Don de Soie (association qui recycle les vêtements ; par ici le site), la  Banque Populaire du Nord, le Crédit Agricole; citons encore les Maisons de Mode (implantées à Lille et à Roubaix autour d’une même ambition : développer la création textile en offrant des services et des lieux dédiés aux jeunes créateurs de mode afin que ceux-ci participent au renouveau textile du Nord ; le site : ) ; et enfin, InformaTif ( École privée de coiffure et d’esthétique ; le site : ici. ).

Etre créateur et mannequin d'un jour...
Etre créateur et mannequin d’un jour…

Et pour  vous donner une idée du talent de tous ces jeunes, voici un extrait vidéo qui revient sur les prestations artistiques précédentes :

Chacun as mode. AS, c’est aussi une inversion, comme une traversée du miroir volontaire. Miroir. Qui renvoie une image parfois tellement trompeuse de ce que nous sommes vraiment. Une image qui voudrait coller aux normes imposées par la société. Et c’est justement contre ces normes, dans l’énorme, que ce défilé s’inscrit. Pour faire exploser les canons traditionnels de la mode. Pour que chacun, chacune, non pas « malgré » mais « avec » ses différences, puisse trouver sa place sur le podium. 40 duos, valide-non valide, constitués pour montrer la diversité dans l’harmonie, pour favoriser la mixité sociale et générationnelle, pour répondre aux besoins d’estime de soi et de reconnaissance des personnes en situation de handicap. 40 duos dont s’occupe Annie Fovette, art thérapeute, conceptrice des costumes et associée enthousiaste de Bernard Philippe dans cette aventure. 40 duos dont les images seront immortalisées par des photographes et des  vidéastes, dont Virginie Rooses et François Dehaene. 40 duos qui sont la preuve encore, après le succès du précédent spectacle En Piste : les géants tournent de 2015, que l’enthousiasme créatif donnent des ailes à ceux et celles qui ne sont pas nés dans les mêmes choux…

Blog de LMAC : ici.

Page Facebook de LMAC : là.

Site de Le Rêve de Norinia : par ici.

Page Facebook de Le Rêve de Norinia : là.

Page Facebook de la salle Le Grand Sud à Lille : ici.

Page Facebook de Virginie Rooses, photographe : .

Page Facebook de François Dehaene, photographe : ici.

Photographies fournies, avec l’aimable et enthousiaste autorisation, par Bernard Philippe. Qu’il en soit remercié !

 

10 OCTOBRE. OCTOBRE GRIS.

10 octobre. Journée internationale de lutte contre la peine de mort. L’occasion de nous rappeler quelques figures fondatrices de la lutte. L’occasion de faire un petit tour d’horizon de l’état de cette peine dans la plupart des États.

UN VISIONNAIRE : VICTOR HUGO

C’est sans conteste son combat le plus fervent et le plus long. Toute une vie. Dès l’enfance, il est fortement troublé par le triste spectacle d’un prisonnier conduit à l’échafaud sur une place de Burgos. À l’adolescence, c’est la vision des préparatifs d’un bourreau en place de Grève qui le révolte. Sa lutte d’écrivain commence donc avec la publication d’un premier ouvrage en 1829 : Le denier Jour d’un condamné. Écrit à la première personne, ce récit frappe par l’angoisse qu’il suscite et libère son auteur du sentiment de culpabilité qui l’étreint chaque fois qu’il est confronté à ce douloureux problème. Devant la Chambre des Pairs, où il officie, il s’élève contre « les peines irréparables ».

Claude Gueux et Le dernier Jour d'un condamné, Victor Hugo
Claude Gueux et Le dernier Jour d’un condamné, Victor Hugo

Un autre ouvrage important dans la lutte littéraire et politique de Victor Hugo : Claude Gueux, paru en 1834. L’histoire se base sur des faits réels. Claude Gueux, condamné pour avoir volé un pain. Poussé à bout par un surveillant qu’il finit par tuer dans un accès de colère, mû par le sentiment d’injustice. Claude Gueux préfigure le Jean Valjean des Misérables, qui paraîtra presque trente ans plus tard. Et toujours la même certitude qui hante Hugo : c’est la misère qui conduit au crime. La misère sociale.  Nous ajouterions aujourd’hui la misère affective, psychologique, culturelle. C’est toujours dans le désert de l’ignorance que pousse le crime. Et l’échafaud.

Cette tête de l’homme du peuple, cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la, fécondez-la, éclairez-la, moralisez-la utilisez-la ; vous n’aurez pas besoin de la couper. Claude Gueux.

BADINTER : UN MINISTRE ÉCLAIRÉ

Est-ce parce que son père est mort déporté au camp de concentration de Sobibor ? Robert Badinter a toujours défendu l’abolition de la peine de mort. Garde des Sceaux de Mitterand de 1981 à 1986, son discours en faveur de l’abolition du 17 septembre 1981, prononcé devant l’Assemblée marque un tournant pour la justice en France.

Il s’agit bien, en définitive, dans l’abolition, d’un choix fondamental, d’une certaine conception de l’homme et de la justice. Ceux qui veulent une justice qui tue, ceux-là sont animés par une double conviction : qu’il existe des hommes totalement coupables, c’est-à-dire des hommes totalement responsables de leurs actes, et qu’il peut y avoir une justice sûre de son infaillibilité au point de dire que celui-là peut vivre et que celui-là doit mourir.

A cet âge de ma vie, l’une et l’autre affirmations me paraissent également erronées. Aussi terribles, aussi odieux que soient leurs actes, il n’est point d’hommes en cette terre dont la culpabilité soit totale et dont il faille pour toujours désespérer totalement. Aussi prudente que soit la justice, aussi mesurés et angoissés que soient les femmes et les hommes qui jugent, la justice demeure humaine, donc faillible. (…)

Parce qu’aucun homme n’est totalement responsable, parce qu’aucune justice ne peut être absolument infaillible, la peine de mort est moralement inacceptable.

Le ministre de la Justice Robert Badinter est assis dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 17 septembre 1981 à Paris, lors de l'examen de son projet de loi sur l'abolition de la peine de mort. La peine de mort fut définitivement abolie en France le 09 octobre 1981. AFP PHOTO MICHEL CLEMENT
Le ministre de la Justice Robert Badinter est assis dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, le 17 septembre 1981 à Paris, lors de l’examen de son projet de loi sur l’abolition de la peine de mort. La peine de mort fut définitivement abolie en France le 09 octobre 1981. AFP PHOTO MICHEL CLEMENT

La peine de mort est abolie en France depuis octobre 1981.

TOUR D’HORIZON ENCORE SOMBRE

Lorsqu’Amnesty International a démarré sa campagne mondiale contre la peine de mort il y a 35 ans, le monde comptait une minorité d’États abolitionnistes, au nombre de 16. Aujourd’hui 140 pays sont désormais abolitionnistes en droit ou dans la pratique, et ce sont les États qui s’accrochent à la peine capitale qui sont l’exception. La République Dominicaine vient d’adhérer, le 21 septembre dernier, au traité de l’ONU visant à abolir la peine de mort. Mais combien sont-ils encore à pratiquer cet acte irréversible ?

Affiche de campagne pour l'abolition de la peine de mort d'Amnesty International
Affiche de campagne pour l’abolition de la peine de mort d’Amnesty International

Chine. Iran. Irak. Arabie Saoudite. États-Unis d’Amérique. Guinée. Mali. Sierra Leone. 58 pays pratiquent encore actuellement la peine de mort. 23 exécutions aux Étas-Unis en 2015. La dernière en date a eu lieu le 6 octobre dernier au Texas… Et bien d’autres dont vous trouverez la macabre liste sur le site d’Amnesty International et sur celui de La Peine de Mort dans le Monde.

Le 10 octobre est la journée internationale contre la peine de mort.

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GERARD DELIGNY. A L’ECOLE DE L’ART

Peintre, décorateur, auteur, chanteur, musicien. Cet enfant des Huttes de Gravelines est devenu un artiste accompli. Aux multiples talents. Personnage accessible et généreux, il vous raconte son parcours en toute simplicité, lui qui côtoie tant de vedettes du « show biz » ! Gérard Deligny expose quelques unes de ses œuvres à la Médiathèque d’Uxem, du 7 octobre au 26 novembre 2016. Suivez le guide…

LE PEINTRE

Gaufres "la dunkerquoise", dessin de Gérard Deligny
Gaufres « La Dunkerquoise », dessin de Gérard Deligny

Je suis sûre que vous connaissez les dessins qui ornent les boîtes de gaufres La Dunkerquoise… Et ce timbre commémoratif figurant le jeune et fringant Belmondo au sommet de son art dans Un Week end à Zuydcoote

Timbre commémoratif, dessin de Gérard Deligny
Timbre commémoratif, dessin de Gérard Deligny

Le créateur de ces dessins ? Gérard Deligny. Notre vedette locale. Avec un papa livreur de bière en charrette à cheval et une maman au foyer, le petit Gérard ne semblait pas prédestiné à une carrière d’artiste. Doué pour le dessin. Remarqué par ses institutrices. Exposé sur les murs de la classe ! Aujourd’hui, l’école d’Uxem porte son nom ! Il suit des études d’histoire de l’art à l’université de Lille et cultive ce don du ciel. Ses inspirateurs ? Picasso, Cézanne, Albert Marquet, Bernard Buffet. Après une première exposition dans une galerie du Vieux Lille, le petit étudiant boursier vient côtoyer les géants de l’art à Paris : la galerie de Christiane Vincent, Arches et Toiles à Montmartre, la Galerie Drouant. Rien que ça ! Affilié à la Maison des Artistes, repéré et soutenu par des mécènes de la région, il multiplie alors les expositions. Plus de 80 à travers l’Europe.

Ecole Gérard Deligny à Uxem
Ecole Gérard Deligny à Uxem

L’EXPO

Uxem sous la neige, Gérard Deligny
Uxem sous la neige, Gérard Deligny

Tons pastels. Tendresse du regard posé sur les paysages. Tendresse du regard posé sur nos paysages familiers : la plage de Malo, le carnaval, les remparts de Bergues, le Mont Cassel qui prend des airs de Montagne Sainte Victoire… La petite ville d’Uxem, sous la neige ou sous le soleil… Ses douces marines, qui font dire à Annie Cordy, une proche de Gérard, qu’elle retrouve un peu le goût de son enfance…

invitation

Page facebook de Gérard Deligny : ici.

images personnelles de Gérard Deligny (qu’il en soit remercié !) Reproduction interdite. Oeuvre protégée par les droits d’auteur (l’Adagp).

FIN DE LA PROMENADE…

Voici la réponse à la question 29… Qui a prononcé ces mots :

Ecoute aujourd’hui, jeunesse de France, ce qui fut pour nous le Chant du Malheur. C’est la marche funèbre des cendres que voici. A côté de celles de Carnot avec les soldats de l’an II, de celles de Victor Hugo avec les Misérables, de celles de Jaurès veillées par la Justice, qu’elles reposent avec leur long cortège d’ombres défigurées. Aujourd’hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n’avaient pas parlé ; ce jour-là, elle était le visage de la France…

C’est André Malraux qui prononce ces paroles, célèbres pour leur beauté et leur profondeur, le 19 décembre 1964, lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon. Le document, gardé précieusement par l’INA :

Notre article à ce sujet :  là.

30ème jour… Le mois anniversaire du Mag@zoom se termine. La promenade au cœur des articles s’arrête … mais pas la tâche entreprise : portraits de personnalités qui valent la peine d’être connues, mise en valeur de projets, d’événements, d’associations qui œuvrent pour le bien de l’humanité… La mission du Mag@zoom est loin d’être achevée… Merci pour votre soutien, et à bientôt pour d’autres articles…

DU POISSON AU TELEPHERIQUE DE TABLE

Voici la réponse à l’énigme 20…

Comme le début de l’année coïncidait donc autrefois avec le printemps (grosso modo mars avril), les gens avaient l’habitude de s’offrir des petits cadeaux, comme nous le faisons encore parfois, et qu’on nomme étrennes. Cette tradition des petits cadeaux a perduré, mais c’était « pour rire ». Et la farce ou le canular est un geste traditionnel ancien : les Romains avaient leurs hilaria, fêtes fixées aux alentours du 25 mars… En Occident, et en Amérique du Nord encore aujourd’hui, cette période correspond à la « fête des fous » qui remonte au Moyen Âge. C’est le «April Fool’s day» (jour des fous d’avril) ou «All Fool’s day» (jour de tous les fous).

Pour en savoir plus sur cette tradition, relisez notre article : ici.

Ichthus : signe de reconnaissance des premiers chrétiens.
Ichthus : signe de reconnaissance des premiers chrétiens.

Et voici l’énigme 21…

Qui est le génial inventeur du vélo rural d’appartement ? Du  ball trap d’intérieur ? Du  grille pain solaire ? Du kit pour vie trépidante ? Du dispositif pour randonnées sereines (en deux modèles : luxe et allégé) ? Du  téléphérique de table ?

Un indice : ici.

La réponse… demain ! Amusez-vous !

DU 1er JANVIER AU 1er AVRIL…

Voici la réponse à l’énigme 19 :

Notre calendrier, celui qui rythme nos jours, nos semaines, nos mois et nos années, a été établi en 1582, par le pape Grégoire XIII. D’où son nom : calendrier grégorien. L’an zéro : la naissance de Jésus Christ. Le calendrier grégorien reprend, en grande partie, les divisions du calendrier julien. Mais la grande innovation, c’est l’introduction des années bissextiles. Qui permettent de caler le temps des hommes sur la course du soleil. Qui permettent au printemps de toujours tomber un 21 mars. Qui permettent aux hommes de ne plus perdre leur temps… Ainsi, le calendrier grégorien est officiellement mis en place le vendredi 15 octobre 1582, le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 ! Cette année-là, on passa du 4 au 15 en une nuit !

Pour en savoir plus sur les calendriers qui rythment le temps, notre seul maître, c’est par ici…

Exemple de calendrier grégorien du XIXème siècle.
Exemple de calendrier grégorien du XIXème siècle.

Et voici l’énigme 20 …

Pourquoi fête-t-on le 1er avril par de petites blagues, et pour quoi tant de poissons ?

Un indice : ici.