MISERABLES ! PREMIERE ET PREMIERES IMAGES…

Samedi 18 juin 2016. 18h. Coudekerque Branche. L’Espace Jean Vilar est plein comme un œuf. Les 150 enfants de l’École Municipale de Musique et de Danse sont prêts. Danseuses, musiciens, choristes, solistes interprètent Misérables ! d’après l’œuvre de Victor Hugo. Retour en images sur cette première…

A la volonté du peuple (Orion P.)
A la volonté du peuple (Orion P.)
A la volonté du peuple, chorale, côté jardin...
A la volonté du peuple, chorale, côté jardin…
A la volonté du peuple, chorale, côté cour...
A la volonté du peuple, chorale, côté cour…

Cosette Philippine

Cosette et Léa

Louise Minne, Eponine, et les danseuses.
Louise Minne, Eponine, et les danseuses.

Mon histoire danseuses

Louis Fichelle, Marius.
Louis Fichelle, Marius.
Mme Thénardier, Elena Cilli.
Mme Thénardier, Elena Cilli et les danseuses.
Margot Minne est Fantine (ABC)
Margot Minne, Fantine.
Margot Minne, Fantine, et les danseuses.
Margot Minne, Fantine, et les danseuses.
Emy et Rosie.
Emy et Rosie.
La mort de Gavroche, Tristan Spicht.
La mort de Gavroche, Tristan Spicht.
Final : le PDI et Alain Fenet.
Final : le PDI et Alain Fenet.

Toutes les photos et toutes les vidéos du spectacle seront bientôt en ligne sur le site de la ville de Coudekerque Branche.

Photo 1 : Orion Productions (merci à Pierre Thouvenot !)

Autres photos : AndelBorneCompagny (merci à Bernard Borne !)

 

 

TRISTAN SERA GAVROCHE

60 musiciens, presqu’autant de danseuses, 1 danseur, une cinquantaine de choristes, 10 solistes. Et un grand garçon de tout juste 10 ans, Tristan Spicht, qui tiendra un des rôles principaux : Gavroche. Cosette, Jean Valjean, Fantine, les Thénardier, Gavroche, Marius, Éponine… Vous avez deviné de quelle œuvre on parle ? Les Misérables, bien sûr ! Victor Hugo, évidemment. Tout ce petit monde, fréquentant assidûment l’École Municipale de Musique et de Danse de Coudekerque Branche, répète depuis septembre pour présenter la comédie musicale inspirée de ce monument de la littérature française : Misérables ! Et Tristan sera Gavroche…

Tristan Spicht sera Gavroche.
Tristan Spicht sera Gavroche.

Un regard et un ton déterminés. Qui cachent mal une certaine timidité. Tristan est un enfant comme les autres, ou presque. Il fréquente l’école élémentaire Georges Brassens de Coudekerque Branche, et termine son année de CM2. Il aime bien sa maîtresse, Mme Deram. Ce qu’il préfère à l’école ? Le sport. Il a adoré le cycle consacré à la piscine. C’est même dommage que ce soit si vite fini… Et les arts plastiques aussi. Il a adoré fabriquer des oiseaux, avec de la paille, du bois et autres  matériaux de récupération. Il a eu un coup de foudre pour Claude Monet. Impression Soleil levant, bien sûr. Un enfant comme les autres, donc…

Quoique… Tristan est aussi corniste… depuis trois ans. C’est déjà moins courant. Il suit les cours de Hervé Marescaux, professeur de cor à l’École Municipale de Musique et de Danse de Coudekerque Branche. Il fait donc maintenant partie de l’orchestre de jeunes de l’école. Moins courant encore. Et il a été repéré pour interpréter le rôle de Gavroche, dans le spectacle musical sur lequel les professeurs et les élèves travaillent depuis septembre. Et ça, c’est unique.

Ludovic Minne avait repéré la voix de Tristan. Il en parle à la maman, Amandine. Qui convainc, sans trop de difficulté, un Tristan enthousiaste !

Au début, j’avais le trac quand même. Et puis, dès la première séance de travail avec les danseuses, sur Bonjour Paris, je me suis senti plus à l’aise.

Et Tristan voyage. Beaucoup. D’une répétition à une autre. De l’espace Aragon pour répéter avec les petits du PDI (Parcours de Découverte Instrumentale), à l’Ancienne Mairie pour les répétitions avec l’orchestre. En passant de temps en temps au Maître de Poste. Pour répéter avec les danseuses de Julie Delvart.

Tristan répète avec les petits du PDI, et leur professeur Alain Fenet.
Tristan répète avec les petits du PDI, et leur professeur Alain Fenet.
Alain Fenet accompagnera Tristan et les enfants du PDI pour La Faute à Voltaire...
Alain Fenet accompagnera Tristan et les enfants du PDI pour La Faute à Voltaire…

Il a conscience d’avoir un rôle important. Qu’il travaille avec beaucoup de sérieux et de concentration. Gavroche ? Il l’aime bien.

Il y a encore quelque temps, je ne connaissais rien des Misérables. Je ne connaissais pas l’histoire. Je ne connaissais pas Gavroche. C’est un petit garçon espiègle, qui fait des farces. Il aime bien taquiner les autres. Comme il est pauvre, il est obligé de voler. Et donc, il est poursuivi par les gendarmes.

En effet, on peut dire qu’il connaît bien le personnage qu’il interprète ! Même s’il ne comprend pas encore vraiment pourquoi Hugo en fait un martyre.

C’est vrai, c’est triste que Gavroche meure sur la barriacade. Mais c’est pour nous rappeler que toutes les choses ont une fin, et qu’un jour ou l’autre on doit mourir…

Tristan sera Gavroche.
Tristan sera Gavroche.

Quelle maturité… Pas courant non plus. Un autre personnage le touche : Cosette bien sûr. D’ailleurs, il aurait bien aimé interpréter ce rôle. S’il avait été une fille évidemment !

Elle a de la chance. Le rôle principal, c’est elle. Et puis elle a le temps, que Gavroche n’a pas, car elle vit plus longtemps…

Amandine et Vincent, ses parents, peuvent être fiers… Et ils seront certainement émus en découvrant les qualités de chanteur et d’acteur de Tristan. Et de tous les autres ! Car ils seront nombreux sur la scène de Jean Vilar pour interpréter Misérables !

Tristan, Baptiste, et beaucoup d'autres chanteront Misérables !
Tristan, Baptiste, et beaucoup d’autres chanteront Misérables !

Samedi 18 juin, 18h et dimanche 19 juin, 16h, à l’Espace Jean Vilar de Coudekerque Branche.

Photographies de Amandine Plancke, photographe de la Ville de Coudekerque Branche. Qu’elle en soit remerciée !

LA FETE DES MAIRES…

C’est une fillette très intimidée. C’est un homme très occupé. Elle porte pour l’occasion une jolie robe noire et une veste grise. Lui est en costume, fonction oblige. Elle a bientôt onze ans. Lui en a un peu plus de quarante. Et ils ont deux points communs : ils sont fans de Tintin. Et ils sont maires ! Lui de la commune de Coudekerque Branche. Elle du Conseil Municipal des Jeunes de cette même ville. Cette interview à deux, c’est un peu un jour de fête pour eux. Portraits croisés.

Louise Minne et David Bailleul, devant la fresque "façon Tintin" du bureau de M. le Maire.
Louise Minne et David Bailleul, devant la fresque « façon Tintin » du bureau de M. le Maire.

Elle est en CM2 à l’école Queneau. Lui a fréquenté jadis l’école Millon. Le Vieux Coudekerque. Il a grandi dans ce quartier. Elle, elle aime son quartier de Sainte Germaine. Elle y a ses copines, les ami(e)s de la famille ; ce n’est pas très loin de l’école de musique qu’elle fréquente. Pas très loin non plus de la maison de quartier du Vieux Coudekerque où ont lieu les réunions du CMJ, qu’elle préside en tant que maire. Sous la houlette bienveillante de M. Decreton, qui s’occupe avec beaucoup d’attention de ces jeunes élus. Conseillers municipaux et adjoints en herbe.

En attendant le rendez-vous avec son aîné...
En attendant le rendez-vous avec son aîné…

Lui se souvient de son grand-père. C’est cet homme-là, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, qui lui a transmis le goût de l’engagement. Et les valeurs républicaines. C’est cet homme-là qu’il a en mémoire quand il entre à Sciences Po Lille puis entame des études d’Histoire Politique à Lille III. Il affectionne aussi les engagements de Victor Hugo et de Jules Ferry. L’histoire politique et de la politique, c’est son thème de prédilection. Et puis tout naturellement, il entre au service de la Cité. Celle de Lille, aux côtés de Pierre Mauroy. Autre mentor. Modèle. Grand homme parmi d’autres  grands hommes. Il cite volontiers Gandhi et son idéal de paix. C’est d’ailleurs ce très beau texte du libérateur pacifiste qui est choisi pour illustrer le Parvis des Justes devant la mairie :

Si tu veux la paix dans le monde,
il faut la paix dans ton pays.

Si tu veux la paix dans ton pays,
il faut la paix dans ta région.

Si tu veux la paix dans ta région,
il faut la paix dans ta ville.

Si tu veux la paix dans ta ville,
il faut la paix dans ta rue.

Si tu veux la paix dans ta rue,
il faut la paix dans ta maison. 

Si tu veux la paix dans ta maison,
il faut la paix dans ton cœur.

Elle, elle dévore les récits de La Bibliothèque Rose et de La Bibliothèque Verte. Elle lit aussi ce qui lui tombe sous la main, au hasard des rayonnages de la bibliothèque de la maison : les Fables de La Fontaine ou Le petit Prince de Saint Exupéry. Lui se souvient avoir eu une passion pour les romans de Jules Verne, quand il avait son âge. Les romans d’aventures le transportaient… Et puis un héros de cinéma aussi : Rocky Balboa, alias Sylvester Stallone. Un héros positif… Partir de pas grand-chose, être de condition modeste. Et par le sport, mais surtout par le travail et la volonté, se hisser vers le succès. Et, sur le ring, lever les bras en signe de victoire. Elle, elle a vu pas mal de films d’animation déjà : les mangas japonais, tous les Walt Disney. Elle a adoré les adaptations de Harry Potter. Tiens, un autre point commun : ce magicien né de la plume de J.K. Rolling. D’ailleurs, lui, nous confie un scoop : la Fête de la Flandre et de la Nature, cette année, sera sous le signe de la magie…

C’est une rencontre émouvante, et on n’y parle pas que de souvenirs d’école ou de passions artistiques. On y parle aussi valeurs. Et de politique. Au sens premier, noble, du terme. Être maire, pour elle, c’est s’occuper de la ville, organiser des activités pour les adultes, mais aussi pour les enfants. C’est promouvoir la solidarité, préserver l’environnement, être à l’écoute des gens et des jeunes. Définition qu’il partage complètement. S’occuper d’une ville, c’est la construire, en définir les cadres. Mais ça ne veut rien dire si on ne pense pas à la population qui y vit ! Être maire, c’est s’occuper de ses concitoyens. Petite leçon de vocabulaire pour sa cadette : «les concitoyens, on partage leurs préoccupations». Autre petite leçon quand il s’agit d’évoquer la laïcité. Car elle entend parler souvent d’«école laïque». Sans savoir trop ce que ça veut dire. Monsieur le Maire vient à sa rescousse : ça veut dire que tout le monde peut exercer et vivre sa foi, mais dans la sphère privée. Pour préserver la sérénité du vivre ensemble. La fraternité, elle sait ce que ça signifie : elle a deux petits frères et une grande sœur. Elle veut considérer les autres comme des frères aussi. Lui va plus loin : la fraternité est la condition même de la paix. Dans une ville, dans un pays, dans le monde.  Quant à la liberté, ils partagent l’adage connu que «la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres». Et elle mesure sa chance de vivre dans un pays de libertés : de parole, de presse, d’action. «C’est la base même de la démocratie», renchérit son aîné. La liberté, c’est la possibilité exceptionnelle du choix, et notamment du choix des représentants élus. Nous avons la chance de pouvoir choisir, contrairement à d’autres populations du monde. Et tous les deux d’évoquer Louis XVI, l’«affreux jojo» qui maintenait prisonnière dans des catégories figées la population française de l’Ancien Régime. Mais la liberté induit aussi un devoir : nous sommes responsables des choix que nous formulons, ou pas… Aborder la question de l’égalité, autre valeur de la République défendue par nos deux maires, est difficile : tous deux reconnaissent que l’égalité de tous existe devant la loi. Mais que les inégalités sociales ou de naissance ou de parcours subsistent. Et que l’éternel combat est de les corriger. République. Le mot est lâché. Elle, sait qu’elle vit dans une République, et pressent bien que c’est une chance. Elle en cite d’ailleurs quelques symboles : Marianne, les couleurs du drapeau. Lui, précise que c’est un régime politique qui garantit justement liberté, égalité et fraternité. Et que même si ce n’est pas le régime le plus parfait, en France, on n’a pas trouvé mieux !

Lors de l'élection de la maire du CMJ, en décembre 2015.
Lors de l’élection de la maire du CMJ, en décembre 2015.

L’entretien touche à sa fin… Petit moment de fête pour ces deux-là que seules les années séparent. Fête des maires. Fête des mères. C’est bientôt…. M. le Maire enchaîne les rendez-vous cet après-midi là… Juste le temps d’évoquer rapidement ce moment. Le cadeau pour Martine, sa maman à lui, est déjà acheté. Pour elle, c’est fait aussi… Un au revoir en forme de précepte :

Reste toi-même. Pense toujours que tout ce que tu veux entreprendre est réalisable. Il ne faut pas partir défaitiste : à force de volonté et de travail, on y arrive. Il faut tenter sa chance et y travailler.

Partir de pas grand-chose et lever les bras en signe de victoire, sur le ring de la vie…

Photographies : Le Mag@zoom.

 

LEA DANSE POUR LES MISERABLES …

Elle a bientôt 16 ans. Elle a cette éternelle beauté de la jeunesse et de la discipline que s’imposent les danseurs. Et quand elle danse, elle en impose par sa présence. Cette année, Léa DeVille répète d’arrache pied, avec ses camarades de l’École Municipale de Musique et de Danse, les chorégraphies du spectacle Misérables ! Rendez-vous en juin prochain à Coudekerque Branche pour la découvrir sur la scène de Jean Vilar. Ou ici, et maintenant, à travers ce portrait…

Léa DeVille
Léa DeVille

Comme la plupart des filles de son âge, Léa a des copines. Va voir des films au cinéma. Pour se distraire. Passer des bons moments. Comme la plupart des filles de son âge, elle craque sur Dirty Dancing et rêve de s’envoler comme Jennifer Grey dans les bras d’un Patrick Swayze. Comme la plupart des filles de son âge, Léa chante et danse sur Rihanna. Sur Beyoncé aussi. Mais pas comme la plupart des filles de son âge… Car Léa danse. Bien. Vraiment bien. Elle sait danser. La danse, c’est sa vie. À quatre ans, elle faisait ses premiers pas au cours de danse classique de Julie Delvart, professeure et chorégraphe à l’École Municipale de Danse de Coudekerque Branche. Julie ? Voilà ce qu’elle en dit :

Julie m’a tout appris. C’est comme une deuxième maman pour moi. Ou comme une grande sœur. Elle est adorable. Elle sait ce qu’elle veut. Il y a beaucoup de complicité entre elle et nous, ses « filles » comme elle nous appelle. Mon apprentissage, c’est à Julie que je le dois. Et depuis 12 ans qu’elle me fait travailler et danser, mon parcours suit une belle évolution.

Julie Delvart, chorégraphe (à gauche) et quelques danseuses, lors d'une répétition de Misérables !
Julie Delvart, chorégraphe (à gauche) et quelques danseuses, lors d’une répétition de Misérables !

Et Julie a emmené Léa jusqu’à une 3ème place à un concours régional de danse, l’année dernière, organisé par la ville d’Anzin. Julie a permis à Léa de découvrir d’autres pratiques en la mettant en relation avec d’autres danseurs, d’autres horizons, d’autres gestes. Le Contemporain. Le Modern Jazz. Le mélange de toutes ces danses aussi. Inès Vandamme, que Léa découvre lors d’un stage,  devient une icône, un modèle à suivre. Et on peut comprendre l’engouement de notre jeune danseuse pour cette étoile du Nord qui côtoie les plus grands artistes sur toutes les scènes :

Une autre idole ? Yanis Marshall qui danse avec des talons, mieux que certaines filles !

 Voilà l’univers dansé de Léa. Ce qui la fait s’échapper un peu des exigences du lycée. Elle sera bientôt en 1ère STSS au lycée Angellier de Dunkerque. Elle aime beaucoup les cours de français de M. Maillet. Et elle adore son cours d’Art Danse avec Mme Annequin. Évidemment. Ce qu’elle y apprécie ? Une certaine liberté.

Notre professeure nous donne un thème, et nous devons proposer une chorégraphie. En fonction des bases que nous avons et/ou qu’elle nous enseigne. J’adore travailler de cette façon. Je travaille toujours avec la même copine. Elle, c’est le contemporain. Moi, le classique. À nous deux on crée forcément quelque chose d’original…

Bizarrement, l’idée de participer cette année, non pas à un gala comme d’habitude, mais à une comédie musicale ne l’a pas emballée…

J’ai fait ma petite peste ! J’avais peur qu’on n’ait pas assez de place sur scène pour nous exprimer. Et puis, Les Misérables, ça faisait vieux livre poussiéreux et spectacle poussif. Quand Julie nous a fait écouter les premières musiques et nous a montré les choré, j’ai complètement changé d’avis. Et puis, c’est un beau défi de raconter une belle histoire, avec des chanteurs et un vrai orchestre. Même si ça chamboule un peu nos repères. Mais finalement je suis très contente.

Quand on demande à Léa quel rôle elle aurait aimé interpréter, elle répond sans hésitation :

Fantine. J’adore ce rôle. Il me parle vraiment. Cette femme, qui se bat pour sa fille, Cosette. Qui connaît tellement d’épreuves et qui se relève… je me reconnais un peu… Mais bon, je préfère danser que chanter !

Nul doute que sa première fan à elle, sa mamie Viviane, et son papa, Stéphane, seront fiers de voir cette belle jeune fille danser avec assurance et grâce sur Dans ma vie ou Mon histoire.

Léa, au premier plan, lors d'un gala de danse classique.
Léa, au premier plan, lors d’un gala de danse classique.

Et vous ? Rendez-vous samedi 18 juin à 18h et dimanche 19 juin à 16h, à la salle Jean Vilar de Coudekerque Branche, pour voir danser Léa et tous les autres Misérables !

Autre rendez-vous : mercredi 15 juin à 18h30, gala de danse classique, à Jean Vilar.

images 1 et 3 : photographies  personnelles de Léa DeVille.

image 2 : photographie réalisée par Amandine Plancke, photographe de la ville de Coudekerque Branche.

Qu’elles en soient remerciées toutes les deux !

EMY SERA COSETTE

60 musiciens, presqu’autant de danseuses, 1 danseur, une cinquantaine de choristes, 10 solistes. Et une petite fille de 6 ans, Emy Allebée, qui tiendra un des rôles principaux : Cosette. Cosette, Jean Valjean, Fantine, les Thénardier, Gavroche, Marius, Éponine… Vous avez deviné de quelle œuvre on parle ? Les Misérables, bien sûr ! Victor Hugo, évidemment. Tout ce petit monde, fréquentant assidûment l’École Municipale de Musique et de Danse de Coudekerque Branche, répète depuis septembre pour présenter la comédie musicale inspirée de ce monument de la littérature française : Misérables ! Et Emy sera Cosette…

Emy, à l'affiche du spectacle Misérables !
Emy, à l’affiche du spectacle Misérables !

Les enfants et leurs professeurs travaillent inlassablement, chaque semaine,  pour mettre sur pied une adaptation du spectacle musical digne d’un opéra, créé en 1980 par Robert Hossein et coécrit par Alain Boublil et Claude Michel Schönberg. Depuis sa création, cette comédie musicale a été représentée  par 64 compagnies professionnelles dans le monde entier, et jouée à Londres ou à New York. Les paroles ont été traduites dans 21 langues et le spectacle représenté dans 38 pays. C’est donc à un morceau de choix que s’est attaquée toute cette petite troupe d’enfants de Coudekerque Branche, sous les houlettes bienveillantes  d’adultes enthousiastes. Ludovic Minne, chef d’orchestre, a adapté les prestigieuses partitions. Julie Delvart a imaginé les chorégraphies qui accompagnent les solistes. Sébastien Blanquart dirige la chorale. Marjorie Tricot met en scène, rassemblant toutes les pièces de ce puzzle géant.

Emy et sa maman, Stéphanie, sur la gauche, lors d'une répétition.
Emy et sa maman, Stéphanie, sur la gauche, lors d’une répétition.

Emy, nullement impressionnée par cette foule d’acteurs, de danseurs et de chanteurs en herbe, joue ses partitions au violon dans l’orchestre de jeunes et connaît par chœur ses textes de chansons. Elle au CP, à l’école élémentaire Queneau. Elle aime beaucoup sa maîtresse, Mme Degans. Ce qu’elle préfère à l’école ? Les dictées et le sport. « Il y a des enfants pas sages, nous confie-t-elle. Ils font beaucoup de bêtises et ils disent même des gros mots ». Mais Emy est une enfant sage, attentive, attendrissante, une petite fille émouvante. Un regard malicieux sous une chevelure d’ange. Elle colle parfaitement au rôle de Cosette, personnage emblématique du roman de Victor Hugo, qui incarne à lui-seul l’enfance bafouée. C’est ce qu’a pressenti « Monsieur Minne », comme elle l’appelle toujours, quand il a repéré ce petit talent l’année dernière lors des examens de violon de l’école de musique.

Emy, un tempérament d'artiste...
Emy, un tempérament d’artiste…

Cette année, pour les auditions qui se sont tenues en mars, elle a interprété L’Été, de Vivaldi. Sa professeure, Hélène Jonneskindt, n’était pas peu fière. Et sa maman donc ! Stéphanie, aide à domicile, participe à toutes les répétitions et veille sur les progrès d’Emy. Sébastien, son papa ne peut pas toujours être présent. Il aura une belle surprise les 18 et 19 juin prochains… Surtout que, dans la famille, le grand frère sera aussi sur scène. Paul, élève de la classe de tambours et percussions de Sébastien Courti, et élève de Sébastien Blanquart dans la chorale, participera au spectacle. Quand on interroge la maman, Stéphanie, sur la participations de ses deux enfants à ce beau projet, voilà ce qu’elle dit :

Je suis contente pour tous les deux. Ce que je ressens ? De la fierté, de la joie. Et puis je trouve intéressante cette façon de présenter l’œuvre de Victor Hugo. Les Misérables, tourné autrement. C’est plus accessible, plus vivant.

Quant à Emy, voilà ce qu’elle dit à propos de son rôle, Cosette, et du spectacle :

Cosette, elle est pauvre. Elle aimerait bien avoir une poupée. Fantine, c’est sa maman. Elle est morte et ne peut pas s’occuper d’elle. Alors Cosette vit avec les Thénardier. Et ils sont  très méchants… J’aime bien participer à ce spectacle : ça demande de la concentration. Et puis j’aime bien chanter et jouer du violon… Il faut venir voir le spectacle : vous allez vous amuser et vous éclater !

Car il s’agit bien d’un spectacle vivant. Chant, musique, danse. Et les surprises de la mise en scène…

Quand ? Samedi 18 juin, 18h et dimanche 19 juin 16h.

Où ? À l’Espace Jean Vilar de Coudekerque Branche.

Les places sont en vente dès le 9 mai 2016 à l’École Municipale de Musique et de Danse. 2.50 euros.

Réservations : 06 77 07 40 68.

Le Mag@zoom soutient l’événement. Voir notre précédent article sur le sujet : ici.

image 1, l’affiche du spectacle et image 2, photo d’une répétition : prises de vue réalisées par Amandine Plancke, photographe de la ville de Coudekerque Branche.

image 2 : photo personnelle. Merci à Stéphanie Allebée !

QUAND LES JEUNES DU CMJ DE COUDEKERQUE BRANCHE SE SOUVIENNENT…

24 avril. Journée Nationale du Souvenir des victimes de la Déportation. Ils ont bravé le froid, la pluie, et leur émotion, pour rendre hommage aux déportés et porter la mémoire d’événements qu’ils n’ont pas connus. Entourés de plus anciens, trois jeunes représentants du CMJ de Coudekerque Branche se sont recueillis ce dimanche et ont retracé les grandes lignes du procès de l’horreur, Nuremberg. Retour sur ce moment digne et émouvant.

Stèle à la mémoire des Déportés, Cimetière de Coudekerque Branche.
Stèle à la mémoire des Déportés, Cimetière de Coudekerque Branche.

La Seconde Guerre Mondiale, Goering, les camps de concentration et d’extermination, la cruauté généralisée en empire… Tout ça, ils n’en avaient que vaguement entendu parler. M. Jean Luc Decreton, Coordinateur du Conseil Municipal des Jeunes, les a initiés avec beaucoup de tact et de justesse à ces tristes pages de notre Histoire. Qui ? Les enfants du Conseil Municipal des Jeunes de Coudekerque Branche. De jeunes élus âgés de 8 à 10 ans…

Louise Minne, Maire, au centre. A droite : Angèle Julien, Adjointe. A gauche, Samuel Dumey, 1er Adjoint.
Louise Minne, Maire, au centre. A droite : Angèle Julien, Adjointe. A gauche, Samuel Dumey, 1er Adjoint.

Ils étaient trois ce dimanche. Louise Minne, Maire. Samuel Dumey, Premier Adjoint. Et Angèle Julien, Adjointe. Ils avaient travaillé leur diction, appris à maîtriser leur souffle et leur stress pour lire. Lire une synthèse du déroulement du procès de Nuremberg. Et leurs jeunes voix ont ému l’auditoire présent. Un auditoire concerné. M. Jean-Paul Parent, Adjoint délégué aux affaires scolaires, à la tranquillité publique et aux anciens combattants. Le Capitaine de Vaisseau  Gaël Verpiot, Commandant d’Armes de la Marine Nationale de Dunkerque. Les Anciens Combattants. Portant drapeaux et dignité.

Gaël Verpiot, Commandant d’Armes de la Marine Nationale de Dunkerque et Jean Paul Parent, Adjoint aux Anciens Combattants.
Gaël Verpiot, Commandant d’Armes de la Marine Nationale de Dunkerque et Jean Paul Parent, Adjoint aux Anciens Combattants.

Du 20 novembre 1945 au 10 octobre 1946, les plus hauts dignitaires du nazisme comparaissent dans le tribunal de la ville de Nuremberg. Le choix du lieu est lourd de sens : Nuremberg est, dans les années 1930,  berceau du nazisme et terreau de la doctrine de l’aryanisme. Le NSDAP ( le parti national socialiste = le parti nazi), la SS (escadron de protection), le SD (service de sécurité) et la Gestapo (police politique) sont reconnus organisations criminelles. 12 condamnés à mort dont Goering, Commandant en chef de la Luftwaffe et ministre de l’Aviation, personnage clé du IIIème Reich. 3 condamnations à la prison à perpétuité dont celle de Rudolf Hess :  compagnon influent d’Adolf Hitler dès ses débuts politiques,  représentant officiel auprès du parti nazi (chef de la chancellerie du NSDAP) et principal rédacteur des lois de Nuremberg qui fondent le nazisme. D’autres condamnations à des peines de prison longues sont prononcées. Nuremberg invente un chef d’inculpation : le crime contre l’humanité. Voir à ce propos notre précédent article : ici.

C’est ce que nos trois jeunes ont rappelé. Parce qu’il est essentiel de faire savoir qu’il n’ait pas de crime impuni. Parce que la connaissance du passé doit éclairer le présent et orienter l’avenir. Parce que si nous voulons que la paix ne soit plus un mot vide de sens, il faut sans cesse porter haut les valeurs humanistes de respect et de fraternité. Ce message de paix, celui de Gandhi, on le retrouve d’ailleurs sur le parvis de l’Hôtel de Ville :

Si tu veux la paix dans le monde,
il faut la paix dans ton pays.

Si tu veux la paix dans ton pays,
il faut la paix dans ta région.

Si tu veux la paix dans ta région,
il faut la paix dans ta ville.

Si tu veux la paix dans ta ville,
il faut la paix dans ta rue.

Si tu veux la paix dans ta rue,
il faut la paix dans ta maison. 

Si tu veux la paix dans ta maison,
il faut la paix dans ton cœur.

Alors, que la paix soit dans tous les cœurs…

image 1

images 2 et 3 : avec l’aimable autorisation de M. J.L. Decreton. Qu’il en soit remercié !

MISERABLES ! EN CHANSONS, ET EN CHANTIER…

Vous connaissez l’œuvre magistrale de Victor Hugo, Les Misérables. Vous connaissez les personnages qui traversent le roman : Jean Valjean, Cosette, Fantine, Gavroche, les Thénardier…. Vous connaissez tous plus ou moins leur histoire. Mais connaissez-vous le spectacle musical écrit par Claude Michel Schönberg et Alain Boublil en 1980 ? C’est ce spectacle que l’École Municipale de Musique et de Danse de Coudekerque Branche prépare pour juin 2016. Et ça répète, ça répète… Visite du chantier, par ici..

Séance de répétition de Misérables ! à la salle Jean Vilar.
Séance de répétition de Misérables ! à la salle Jean Vilar.

60 musiciens, presqu’autant de danseuses, 1 danseur, une cinquantaine de choristes, 10 solistes. Tout ce petit monde a commencé à répéter dès septembre pour mettre sur pied une adaptation du spectacle musical digne d’un opéra, créé en 1980 par Robert Hossein et coécrit par Alain Boublil et Claude Michel Schönberg. Depuis sa création, cette comédie musicale a été jouée sur les plus belles scènes de Londres ou de New York, a été représentée  par 64 compagnies professionnelles dans le monde entier. Les paroles ont été traduites dans 21 langues et le spectacle représenté dans 38 pays. C’est donc à un morceau de choix que s’est attaquée toute cette petite troupe d’enfants de Coudekerque Branche, sous les houlettes bienveillantes  d’adultes enthousiastes. Ludovic Minne, chef d’orchestre, a adapté les prestigieuses partitions. Julie Delvart a imaginé les chorégraphies qui accompagnent les solistes. Sébastien Blanquart dirige la chorale. Marjorie Tricot met en scène, rassemblant toutes les pièces de ce puzzle géant. Car les groupes répétaient séparément jusqu’à cette semaine…

Sébastien Blanquart dirige la chorale.
Sébastien Blanquart dirige la chorale.

Cette semaine où ils se sont retrouvés sur la scène de ce petit bijou qu’est la salle Jean Vilar. Ils se sont retrouvés pour mettre en place les tableaux les plus complexes. Ceux qui rassemblent le plus. À l’usine de Jean Valjean devenu Monsieur Madeleine. Vous vous souvenez ? Quand Les ouvrières découvrent que Fantine a une enfant qu’elle cache, Cosette, et la renvoient ? Ou dans l’auberge des Thénardier. Vous vous souvenez ? Ces deux tenanciers peu scrupuleux qui exploitent et malmènent la petite Cosette que Fantine leur a confiée ? Ou encore sur les barricades. Vous vous souvenez ? Quand on retrouve tous ces personnages dans le Paris qui gronde de l’année 1832 ? Marius, l’étudiant idéaliste et révolutionnaire en première ligne. Avec le petit Gavroche qui se joue des balles en chantant sa mémorable chanson : « Je suis tombé par terre / C’est la faute à Voltaire… » Avec l’émouvante Éponine qui sacrifie son amour pour Marius et sa vie, pour que Cosette, devenue une belle jeune femme, épouse le bel étudiant. Quelle émotion de retrouver tous ces personnages, incarnés par des enfants, des adolescents et quelques adultes qui prêtent leurs voix à la partition du grand Hugo !

Julie Delvart a imaginé les chorégraphies.
Julie Delvart a imaginé les chorégraphies.
Quelques danseuses en répétition.
Quelques danseuses en répétition.

Et ils chantent la misère des peuples. Car le texte de Victor Hugo, enchanté et réactivé par les textes de Boublil, sonnent avec une étrange actualité.

Pauvreté, chômage, inégalités sociales, sort de la femme, droits de l’enfant, avenir de la jeunesse… Tous ces thèmes nous interpellent encore, plus de 150 ans après la publication du roman.

« Tant qu’il existera, par le fait des lois et des mœurs, une damnation sociale créant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers ; tant que les trois problèmes du siècle, la dégradation de l’homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l’atrophie de l’enfant par la nuit, ne seront pas résolus ; tant que l’asphyxie sociale sera possible ; en d’autres termes, tant qu’il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles. » Les Misérables, Préface, Victor Hugo, Hauteville-House, 1862.

Dans ce spectacle adapté pour la scène de Jean Vilar, la parole de Victor Hugo et son message humaniste sont portés par les chants, mais aussi par un habillage vidéo projeté. Et on peut saluer le travail d’Amandine Planke, photographe de la ville, qui assemble textes du roman et images pour assurer la cohésion narrative du spectacle.

La chorale en répétition.
La chorale en répétition.
L'orchestre en répétition.
L’orchestre en répétition.

Vous l’aurez compris : ce projet de l’EMMD de Coudekerque Branche est un véritable défi. Musical. Théâtral. Chorégraphié. Sonore et visuel. Un spectacle complet. Défi pour tous les participants. Défi à notre époque surtout : saura-t-elle entendre le message du visionnaire Hugo porté par toutes ces jeunes et talentueuses voix ? Rendez-vous les 18 et 19 juin…. Et dans d’autres articles pour suivre l’avancement du chantier…

Les photos sont d’Amandine Plancke, photographe de la ville de Coudekerque Branche. Avec son aimable autorisation et son incroyable talent. Qu’elle en soit remerciée !

 

 

SAMUEL DUMEY, 11 ANS, 1ER ADJOINT À LA VILLE DE COUDEKERQUE BRANCHE

Mercredi après-midi. À l’heure où certains enfants répètent leurs gammes en école de musique. Ou slaloment entre des cônes de couleur, ballon de foot au pied. Ou s’égayent dans des aires de jeux avec les copains. D’autres, se réunissent et réfléchissent à des solutions pour améliorer la vie de leurs concitoyens. Ils sont élus au Conseil Municipal des Jeunes de Coudekerque Branche. Et sous la houlette bienveillante et la moustache bien gauloise de Jean-Luc Decreton, ils travaillent. Leur 1er Adjoint ? Samuel Dumey. Son portrait, ici…

Photo àla une
Samuel Dumey, 1er Adjoint au Conseil Municipal des Jeunes de Coudekerque Branche.

Il a 11 ans depuis peu. Il est élève de CM2 de l’École Brassens. Sa maîtresse, Mme Grumellon, est plutôt gentille me dit-il. Il aime les maths. Le calcul, c’est son point fort. Peut-être un futur adjoint aux Finances de la ville ? Ou à la Culture : il aime la chanson (il ne rate pas The Voice ! ). Il aime la peinture aussi. Surtout celle de Kandinsky. Saint Georges contre le dragon par exemple ? Un peu David contre Goliath. Jeune garçon luttant contre les injustices pour le bien de sa ville. Ça lui ressemble un peu, à Samuel. Avec son regard clair plein de détermination et d’enthousiasme.

Wassily Kandinsky, Saint Georges contre le dragon.
Wassily Kandinsky, Saint Georges contre le dragon.

Tient-il cela de ses parents ? Fabrice, commerçant, réparateur, au service des autres… Delphine, éducatrice, au service des enfants…. Peut-être bien une fibre familiale : se rendre utile. L’enthousiasme et l’énergie sont entretenus pas le sport. Le badminton plus précisément. Samuel est un vrai fan. De ses deux frères d’abord, tous les deux champions de bad. Du sport en lui-même : Samuel s’entraîne régulièrement. Et dispute des tournois, au niveau départemental s’il-vous-plaît ! Fan de l’équipe de Badminton de Grande Synthe. Fan de deux icônes aussi : Lee Chong Wei, champion malaisien, et  le chinois Dan Lin, champion du monde en titre depuis 2013. Ses yeux pétillent quand il parle de ces deux stars du badminton.

Quand on évoque son engagement pour la ville de Coudekerque Branche, Samuel affirme que cela lui semble naturel. Il s’est présenté aux élections, en novembre 2015, de sa propre initiative. Il a été élu représentant de son école au CMJ, puis 1er adjoint. Notons déjà un certain don tactique et stratégique : J’ai su convaincre les conseillers élus de mon école de voter pour moi. Les élus de son école ? Nicolas Dumetz, adjoint. Et les conseillers : Rose Lutsen, Lucas Boffa, Killian Dequidt, Ilyès Benali. Il dit bien s’entendre avec la Maire du CMJ, Louise Minne. Ils ont des projets et s’investissent dans les 3 commissions : Sports et Loisirs, Solidarité et Citoyenneté, Environnement et Cadre de vie. Comment définit-il la Liberté, l’Égalité, la Fraternité et la Laïcité ?

La Liberté, c’est ce qu’on peut faire, mais dans le respect de la liberté des autres. On ne peut pas faire ce qu’on veut… Tous les gens ont les mêmes droits : c’est ça l’Égalité. La Fraternité, c’est se considérer les uns et les autres comme frères et sœurs. La Laïcité, c’est ne pas se moquer des gens qui sont différents, qui n’ont pas la même couleur, la même religion. Et c’est ne pas mettre en avant une religion.

Samuel, 1er Adjoint, une belle âme d’enfant au CMJ.

image 1 : photo LeMag@zoom.

image 2

MADAME LE MAIRE A 10 ANS…

Ce samedi 9 janvier 2016, dans la salle du conseil municipal de la ville de Coudekerque Branche, en compagnie du Maire, Monsieur David Bailleul, des adjoints et des conseillers adultes, sous l’œil ému des parents qui pouvaient assister à la séance, le Conseil Municipal des Jeunes s’est réuni et a élu ses adjoints. Et son maire. Louise Minne. Elle a dix ans, est scolarisée en CM2 à l’école Queneau. Et a plein d’idées pour améliorer la vie de ses concitoyens.

Louise Minne et David Bailleul, deux Maires.
Louise Minne et David Bailleul, deux Maires.

À L’ÉCOLE DE LA DÉMOCRATIE

Ils sont 36 enfants, de 8 à 10 ans, qui siègent dans cette belle salle du conseil municipal, la salle du Verhulst. Ils ont tous été élus, déjà, par leurs camarades des différentes écoles de la ville. Chacun a eu l’occasion, dans une séance préliminaire, de se présenter et d’exposer ses idées. Ce samedi matin, c’était le grand jour. Celui des élections. Et chacun de ces apprentis élus a exercé son droit de vote. S’est adonné à la cérémonie républicaine du passage à l’isoloir. Chacun a frémi en entendant les noms égrenés lors du dépouillement. Tous ont applaudi à l’élection du maire, du 1er adjoint, et des 9 autres adjoints (1 adjoint par école).

À L’ÉCOLE DES SYMBOLES

Monsieur David Bailleul a remis à chacun des adjoints, et à la jeune maire, une écharpe tricolore, symbole de l’investiture. Moment émouvant. Le premier élu de la ville a rappelé brièvement les responsabilités de chacun : être élu, c’est être au service de la population. C’est servir l’idéal de la République. Et ce n’est certainement pas agir pour ses propres intérêts. Un discours qu’il serait bon de rappeler de temps en temps à d’autres grands élus de la République… Un autre moment d’émotion : la photo du Conseil Municipal des Jeunes, dans l’escalier monumental de la Mairie, sous cette belle fresque de Marianne. Et Monsieur le Maire a été quelque peu surpris, puis enthousiaste, en entendant ces jeunes chanter de bon cœur La Marseillaise, qu’il a repris avec les enfants. En ce jour où l’on commémore ceux et celles qui ont perdu la vie dans des attentats terroristes qui ont touché l’épicentre de la France il y a un an, ce chant résonnait avec d’autant plus d’émotion. La relève est assurée : les valeurs de la République et de la Démocratie semblent entre de bonnes petites mains…

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Le Conseil Municipal des Jeunes de Coudekerque Branche au complet.

À L’ÉCOLE DE L’ENGAGEMENT

Nous avons recueilli les impressions de la première élue de ce CMJ :

Merci à tous ceux qui ont voté pour moi. Rien n’est possible sans eux. Je pense qu’on va faire du bon boulot tous ensemble pendant ces deux années, et qu’on va bien s’amuser ! Je suis contre le racisme, je suis pour l’écologie, le respect. C’est déjà bien, non ? Je mettrai mon écharpe tricolore lors des événements importants. Je la montrerai à ma maîtresse d’école et à mes copines de classe dès lundi. Et je leur dirai de me donner leurs idées. Avec ma copine Chloé Sirère Demolie, qui est adjointe, on va mettre en place une boîte à idées anonymes ; comme ça, tout le monde pourra dire ce qu’il souhaite sans crainte. Mais moi j’ai déjà des idées pour améliorer le quotidien des enfants à l’école, à la cantine, en périscolaire et dans la ville…

La réussite de cette institution pleine de jeunesse revient en particulier à Monsieur Jean-Luc Decreton, Coordinateur Démocratie Locale Jeunes, et à son équipe si dévouée. Avec beaucoup d’enthousiasme et de foi en son action, il nous a rappelé l’historique de ce Conseil Municipal des Jeunes et les anecdotes saillantes qui ont jalonné cette institution :

Le Conseil Municipal des Jeunes existe depuis bien avant 1993 à Coudekerque Branche. Et depuis 2008 dans sa forme actuelle. Cette année, 830 écoliers de CE2 au CM2 des écoles publiques et privées coudekerquoises ont voté pour élire, parmi les 85 candidatures qui avaient été déposées le 2 décembre 2015, 36 représentants. Et les candidats ont mené campagne comme les grands : projets et professions de foi, affiches, tracts, réunions… Parmi ces jeunes qui siègent, Simon Weber vient de Bordeaux ; il était déjà élu dans sa commune l’année dernière ; et il a tenu à se présenter dans sa nouvelle commune ! C’est un bel engagement ! Et puis cette famille : les Gadan, dont les 3 enfants ont été tour à tour adjoint et/ou maire. C’est formidable ! Pour ce qui est des collégiens, un projet de démocratie participative et citoyenne est en chantier avec les partenaires concernés. Il faut savoir que les propositions des enfants sont systématiquement soumises au Conseil Municipal des adultes, ce qui est assez rare ! Voilà, le nouveau Conseil Municipal des Jeunes est installé pour deux ans. 15 filles et 21 garçons. Et une fille comme maire. C’est très bien !

Et la nouvelle Maire, Louise Minne, a tout de suite exercé son rôle en secondant Monsieur David Bailleul qui présidait une cérémonie d’anniversaire de mariage. La jeune fille de 10 ans a lu l’acte de mariage de ces époux qui renouvelaient leur union au bout de 60 ans … La rencontre des générations, dans ce lieu et dans ce moment si forts en symbole d’union  citoyenne, a terminé cette matinée de jeunesse en beauté…

images 1 et 2 : crédits photos LeMag@zoom.